‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource]Chapitre 93 sur 293 · NOIX VOMIQUE · texte numérisé non relu

NOIX VOMIQUE

rv'Oix VOMIQL'E. Semence du Vomiquicr {Slrychnos Nux-vomica, L,).

— LOGANIACÉES.

Augl. Poison nut. — Ail. Krahenauge.

Le Yomiquier habite Geylan, Coromandel et le reste de l'Inde.

Composition. — Les semences du Strychnos Nux-vomica ont été l'objet de plusieurs analyses dont les plus récentes sont celles de Chevreul et de Pelletier et Gaventou. D'après ces derniers chimistes, elles contiennent : acide strychnique ou igasurique, strychnine et brncine en combinaison avec cet acide; cire et huile concrète, matière colorante jaune, gomme, amidon, bassorine, fibre ligneuse ; carbonate de chaux et chlorure de potassium dans les cendres.

La Strychnine et la Brucine, qui sont les principes éminemment actifs de la Noix vomique, seront décrits ailleurs (voy. ces mots).

Un troisième alcaloïde, plus récemment découvert par Denoi, dans l'eau mère servant à la préparation des deux premiers, a reçu le nom d'Igasurine. Il ressemble beaucoup à la Brucine, si ce n'est qu'il est deux fois et demie plus soluble dans l'eau.

Son action physiologique, intermédiaire pour l'intensité, est d'ailleurs semblable à celle de la Strychnine et de la Brucine. L'écorce du Yomiquier possède aussi des propriétés délétères, et renferme du gallate de Brucine sans Strychnine (Pelletier et Gaventou). Elle est connue sous le nom de Fausse Angusture.

Action physiologique. — La Noix vomique est un poison pour les plantes (Marcet) et pour les Vertébrés en général, hormis peut-être un oiseau, le Buceras Rhinocéros, qui s'en nourrirait sans éprouver aucun dommage.

L'homme est extrêmement sensible à son action, qui est d'aillerurs identique avec celle de son principal alcaloïde, et que nous analyserons soigneusement à l'occasion de la Strychnine (voy. ce mot). Rappelons seulement ici les principaux effets observés sous l'influence de doses croissantes de Noix vomique.

Dans un premier degré, cette semence agit comme amer, tonique et diurétique.

Dans un second degré, elle devient convulsivante, mais les convulsions sont interrompues, ou même ne se produisent qu'à l'occasion de sensations perçues, d'ébranlements mécaniques, de mouvements volontaires.

Enfin, dans un troisième stade, surviennent le tétanos, l'asphyxie et la mort par défaut d'hématose (Gloquet, Ghristison).

L'examen cadavérique, quelque temps après que la vie s'est éteinte, permet de constater la continuation de la rigidité tétanique, et, à l'ouverture du corps, on découvre les signes de l'asphyxie, notamment la congestion veineuse des poumons et des méninges.

Substances synergiques et auxiliaires. — Substances -antagonistes. Antidotes et contre-poisons. — (Voy. Strychnine.)

Usages. - Us sont indiqués en détail k l'article Strychnine; contentons-nous de les résumer.

La Noix vomique est un amer héroïque, et peut, à faible dose remplir toutes les indications des médicaments de cette classe dans la dyspepsie atonique, l'embarras gastrique, la constipation habituelle chez les femmes et les sujets anémiques, débilités. J'ai vu l'état chlore- anémique qui avait résisté aux toniques : fer, quinquina, céder k la noix vomique

A dose plus élevée, elle sert à modérer les désordres moteurs (amyos asie, tremblements, chorée), en augmentant la contraction tomque constante, du système musculaire. De même elle réveille dans les fibres contractiles x activité affaiblie ou près de s'éteindre.

Cet accroissement d'action se fait par l'intermédiaire de la moelle, dont la Noix vomique exalte la force excito-motrice. Aussi l'un des principaux usages de ce poison est-il de combattre les paralysies.

Les contre-indications résultentde l'existence d'unelésion des centres nerveux, récente ou en voie d'évolution, ou bien de phénomènes d irritation dans

le cerveau et la moelle. . , ,

Les applications secondaires de la noix vomique sont celles qui en ont ete faites à la paralysie du sentiment, à l'impuissance génesique et k diverses ff lus nLe Jses, ainsi qu'à la fièvre intermittente. Dans ce ern.r ca^ des succès ont été obtenus par Wedel, Buchner, Hartmann et plus rec m ment dans l'Inde par Pearson Nash, qui a vu la strychnme réussir la ou tous les fébrifuges ordinaires avaient échoué. i •„

MODES B'ABMiNiSTHATioN ET BOSES. - La noix vomique s emploie en

poudre, en teinture et en extrait centigrammes La poudre, rarement usitée, se prend à la aose ue ou

'^ture aicoomuese prescrit souvent «apéntif ^^^^^^^^^^ la dose de 5 à 10 gouttes dans un verre à madère d eau fraîche, au début aes renas comme pillant de la moelle, à dose triple ou quadruple contmuie pendant ursemaine ou davantage, et qu'on peut encore augmenter jusqu a production d'un commencement de strychmsme. p^oissante de

sirop de sulfate de Strychnine.

NOYER connvis, Juglans regia, L. Amentacées-Juglandées. Angl. Walnut-tree. - AU. Nussbaum.

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