MATÉ OU TH'É DU PARAGUAY
C'est réellement une plante énergique, dont lapo.rfre se donne à la dose a^ a Î 8 grammes. On en met une quantité double dans une infusion. de 4 à 8 gra^"^^ ,it à la dose de 15 à 25 centigrammes.
ÏZTe^ZXn^^^^^^^^ d'Andromaçue, le Sirop de MarruOe de Mésué, etc.
MASTIC, aésine retirée du Lentisque, Pistacia Lmliscns, L. - Térébek-
tbacées-Anacabdiées.
Laid ■ Mmtiche. — tM. : Mastix.
rr originaire du sud de la France et des régions c.rcum-médi-
terranéennes, aissi exsuder de son tronc une résine connue sous le nom r 2S dont voici la composition : faible proportion d'huile volatile , résine s iub e d n, Valcool. et jouant le rôle d'acide (aci* ; é sine non acide, insoluble par elle-même, mais soluble dans l'a çooU a feveur de la pré;édente, se dissolvant également dans l'éther et 1 essence
b isam qaes. En Europe, les dentistes s'en serven pour oblitérer les cavi
Hdot;^ru:e\';t:r^^^^^^^^^^^ - -ée
des Levantins, qui la nomment /Ja/a. . centigrammes à 2
"ÏÏ;;; substance entre dans ^^"JlXjT^:"^^:^ ainsi que dans plusieurs onguents et emplâtres. i.n de térébenthine, elle donne le vernis commun.
des variétés de Mastic d'une qualité peu différente.
MATÉ ou THÉ DU PARAGUAY, llex paraguariensis, Lamb.; llex Maté
Allff S -H. — iLICINÉES. .
And • Paraguay or south-sea Tea. - Ail. : Jesuiten Thee
te l /est un tonique stimulant dont les Hispano-Américams font un
irnmen" consommation en infusion théiforme, bien q^'^Ue ^^/^ !pLhle Dour fortifier l'estomac et relever les forces générales. Ce
très agréable pour lo feuilles de VIlex paraguariensis
""•'^7dt^op"iétCemblables l celles du Thé, du Café, de la Coca et jouissent P^°P^^^^^^^^ ^ cette classe d'aliments que je nomme dy-
rc;rrpor:x7Hm\r qu'Us réparent les forces, non les tissus. Le
MATICO. 253
docteur Cornibert, qui a fréquenté les rives de la Plata, partage cette conviction et assigne au Maté le rang le plus élevé parmi les agents de cette classe. Le Maté contient, en elFet, d'après les recherches deByasson, 1,85 p. 100 de caféine.
Toutefois cet agent n'est pas absolument inoffensif ; il stimule, en effet, très vivement l'appareil intestinal, le vessie et le cœur, c'est-à-dire les organes relativement indépendants de l'encéphale (Couly), mais dépendants du grand sympathique, comme l'ont démontré les recherches physiologiques, confirmant ainsi les appréciations de Le Roy de Méricourt, lequel a souvent observé, chez les habitants de l'Amérique méridionale qui boivent l'infusion de Maté, des crampes d'estomac, de la gastralgie, une dyspepsie profonde et de plus la chute des dents. Aussi bien l'usage du Maté devientil de plus en plus rare aujourd'hui parmi les Américains.
MATICO, Piper anguslifolium, R. et P. ; Artanthe elongala, Miq. — Pipé-
RACÉES.
Angl. : Malico plant.
Le Matko appartient à la flore du Pérou. Ce sont les feuilles que l'on emploie. Gaudichaud indique aussi, comme fournissant le Matico, le Sleffensonia elongata (Kunth) figuré dans l'Atlas du voyage de la Bonite.
Composition. — Hodges a trouvé dans le Malico : huile volatile, principe amer, résine molle d'un vert foncé, matière colorante brune, matière colorante jaune, chlorophylle, gomme, nitrate de potasse, sels et ligneux. La présence d'une petite proportion de tannin est démontrée.
L'essence de Matico, de couleur verte, et d'abord fluide, devient épaisse et cristallise avec le temps.
Le principe amer, appelé Malicine, est soluble dans l'eau, l'alcool et non dans l'éther. Depuis l'analyse de Hodges, la composition chimique du Matico a été mieux établie par Jules Marcotte. D'après cet auteur les feuilles de VArtanthe elongata renferment avec les éléments communs de tout organe végétal et quelques sels parmi lesquels du nitrate de potasse et du phosphate de fer, une huile volatile, une résine, du tannin précipitant en vert les persels de fer, et un principe spécial Vacide arlanlhiqve, combiné avec la chaux et la magnésie. Cet acide en proportion éminemment variable peut ôtre évalué en moyenne à 5 ou 10 grammes par kilo. Il est solide, incolore, facilement crislallisable en lamelles ou en gros cristaux dédans mC^^
Le Malico ne contient ni amidon, ni pipérinc
Action physiologique. Le Malico possède les propriétés communes aux
ubstances aroma iques et balsamiques. Il se rapproche particulièrement
du Poivre noir et du Cubèbe, ainsi nnp Ht. u 'r/;n/;i .i • j r. i o
. . , de la lérébenthine du Copahu. Sou
a ion tonique, stimulante, se fait sentir d'abord sur la muqueuse des p emières voies, depuis l'estomac jusqu'au rectum ; elle devient irritante
quana les doses sont excessives pi «n (r..ri.,-t i i i j- i ^
v.Ai.t.ssivLs, et se traduit alors par de la diarrhée.
GuDLEn et Laddée, .3« édition.
Am-ès son absorption et sécrétion, l'huile volatile, la résine et le principe tmer Tssent sur les émonctoires comme ils ont fait pnmdivement sur la
■ f %nA W manière de la charpie ou de la toile dara.gnée, pour
de Yerba del soldado qu'il porte au ^érou et a.Ueurs^ ^^^^ A l'intérieur le i¥a/îco est le succédané du Cubèbeei au uup ,
rhagies. C'est d'ailleurs un hémoslal.que «™ » ",„j„i„e a pour
cas d-hémorrhagies capillaires surlou l»'^*!;; ' ff^^i '.""..enLlle. Oa le
\trucoie\!rru^^^^ — ce-- ^^^^^^^^^^^^^
nnis, d'un caractère asthénique ou '■«'f'^^^'^X^i^ ^''^':'<^''^<''purulentes de la bronchite chron.que --f J/;, ^n ,m.é-c. en
Modes d'administration et doses. — Le Maiico se infusion, en décocdon, en extraU, en «emmure e;;;;;"-;^^^^^^^ i^corpo-
La pouc/.., à la dose de 4 à 8 grammes, se P^^^" JJ^^'J^f rée dans une masse pilulaire ou bien :2ls toTn^^^^^^ d'eau
Vinfusion se fait avec 30 grammes de feuilles pour /ou b
't"S;^.-on devrait, pour .tre efficace, se préparer avec des doses
^^î!:^.. se prend . la dose de .0 . 30 -t.— ^^^^^^ nue à celle de 4 à 8 grammes. Enlm, on prescn ^0 g .^"^"^^^/^ ^^^^^e de ^ Dorvault fabriquait autrefois des ^^['/'^«ff / ; T Tr m uU nous
fS^rr&œ;^:'r^:^r:;^:ren outre du
Gubôbe et du Copahu. 30 gouttes par
On ferait bien de prcscru-e, a la dose a au
MAUVlî A VEUILLES RONDES. 227
jour, l'essence de Malico pure ou associée à des substances inactives afin d'en constalcr .les cCTels parliculiers. Nous ignorons encore l'action spéciale de l'acide arlanlhiquc.
MATRICAIRK, Pyrethrum Parlhenium, Sm. ; Mnlricaria Parthmium, L. — Composées ou Sv.\'antuéhéiîs-Sénécionidées. Angl. : Common Fevcrfew. — AIL : Mu(terkraut.
La Malricaire, naturelle dans le centre et le midi de la France, est douée d'une odeur forte, résineuse fétide, nauséeuse, analogue à celle de la ïanaisie, et d'une saveur âcre très amère. Elle renferme de la résine, une substance amère et une huile volatile bleuâtre qu'on obtient par distillation. La Matricaire jouit des propriétés toniques, stimulantes et, dans une certaine mesure, antispasmodiques des plantes aromatiques et fétides.
Son odeur spéciale lui a valu une réputation de spécificité contre les troubles des fonctions utérines. On l'emploie pour déterminer l'éruption menstruelle ou la rappeler, provoquer l'accouchement et activer l'écoulement lochial. Elle est aussi en usage dans l'hystérie, les affections nerveuses et vermineuses. Frédéric Hoffmann, Morton, Pringle, etc., l'administraient contre la fièvre intermittente, comme la Camomille.
On donne les fleurs de Malricaire h la dose de I à 2 grammes ; les sommités fleuries en infusion théiforme à dose double. Pour un lavement, on prend une demi-poignée de la plante en décoction. Le suc se donnait autrefois à la dose de 30 à 60 grammes contre la fièvre intermittente dans les intervalles des accès. La Matricaire entre dans le Sirop d'Armoise etVEmplàlre de Vigo.
3IAUVE. Malva sylveslris, L., etMaZya glabra, Desrous. — Malvacées.
Angl. : Common Malloio. — AU. : Wilde Malve, Peppelkraut.
La Mauue sauvage, très commune autour des habitations, renferme dans toutes ses parties une matière mucilagineuse à laquelle elle doit ses qualités émoUientes.
On fait un usage habituel de la décoction de hplante entière comme adoucissant, lubrifiant, calmant et rafraîchissant ; en tisane, lavements, bains, /omentations, injections, gargarismes et collyres.
Les fleurs de Mauve, rangées parmi les fleurs pectorales, sont généralement prises en boisson théiforme dans les maladies inflammatoires des organes de la respiration et des voies urinaires
Les feuidles, au nombre des espèces émollientcs, servent plutôt pour l'usage topique dans les inflammations vésiculeuses, érysipélateuses et phlegmoneuses du tégument externe. i o
Les Aui^s, plus mucilagineux que tout le reste de la plante, sont excellents en cataplasmes et en lavements.
J^tr "^""T.n" '^"'"''^^ cependant on prescrit 15 gram-
mes de fleurs pour 750 grammes d'eau en infusion.
MAUVE A FEUILLES ROINDES, Malva rolund.foUa, L. - Pi! alvac,::es.