‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 133 sur 384 · MOUSSE DE COUSE · texte numérisé non relu

MOUSSE DE COUSE

raire le plus usité. Ses qualités balsamiques et légèrement astringentes justifient un peu cet engouement populaire, et désignent à l'avance le Millepertuis comme moyen utile pour affermir les tissus, diminuer les Ilux muqueux, les hémorrhagies capillaires, accroître la diurèse, etc. On l'emploie dans certains pays contre la dysenterie. U a été prescrit comme vermifuge, anticatarrhal (stimulant-balsamique), diurétique, emména-

gogue, etc. . .

Par infusion dans l'huile on obtient VHuile d'Hypericum, qui est rouge et encore usitée comme Uniment. \J Huile volatile se donne à la dose de 8 :\ 10 gouttes; les sommités fleuries à celle de 8 à 15 grammes en infusion dans 1000 grammes d'eau. hQ Millepertuis entre d'ailleurs dans un grand nombre de préparations: Eau vulnéraire, Sirop d'Armoise, Thériaque, Milhridale, Baume tranquille, Emplâtre opodeldoch, etc.

MOLÈNE. — Voy. Boujllon-blanc.

MORELLE, Solanum nigrum, L. — Solanacées. Angl. : Black Mghlshade. - AU. : Schwartzer Nachtschalten. La Morelle, très commune dans les terres remuées, a été transportée par les Européens dans l'Inde, à Java, à l'île de France et au BrésU.

Cette plante, qui sent le Musc, surtout dans la variété viUeuse, est inapide et fort peu active. Cependant ses baies renferment un ^l^^^^^^/P^" cial, la 5otee (Desfosses), à l'état de malate, et, d un autre côté, les médecins croient lui reconnaître des effets stupéfiants ou narcotiques sans doute d'après quelques faits d'empoisonnements observés cbez les an iTut ll fautque c'ette action soit bien légère ou ^^'f « f ^ ^^^.f "i sson, puisque la MoreUe, usitée comme aUment d s a p us hau ant. auité se mange encore à l'île de France et dans les Antilles, sous le noni dfl'/rSleurs plusieurs expérimentateurs ont vainement recherché sur eux-mêmes les effets physiologiques de cette herbe.

En réaUté, la MoreUe possède à un faible degré les ^if ^^s de plan e de la famille des Solanées. S. décoct^on est calmante, et s emploi en o tions sur les parties enflammées ou douloureuses, en lions vaginales. Vlœrbe écrasée sert aussi à faire des ^-^<^P^^l J^^e cissants Le suc de MoreUe en frictions autour des yeiix P^-^m^^^^^^^ légère dUatation pupiUaire (Dunal). 11 a été conseiUé ^ans Plusv^ur^^^^^^^ comme anodyn et antispasmodique, soit à l'intérieur, soit en applications

'^Atuellement on n'emploie guère la MoreUe que PO-.;'-^^g« ^J^^^;^, sous forme de décoction. Autrefois on en préparait une huile médicamen teuse par macération des feuUles et des baies. EUe entre dans le Baume tranquille, le Populeum, etc.

MOmSE m COnSE,Gi9artinaHelminthocorlo., Lamk. Algues-Flo-

u IDÉES.

MOUSSENA, MOUCiENA OU BOUSSENA. 237 Angl. : Corsican Mooss. — Ail. : CorsischesMoos.

La Mousse de Corse, ou Mousse de 7«er, est formée par la réunion d'un grand nombre d'Algues; on en a compté vingt-deux, parmi lesquelles, les plus abondantes après le i'ucjis kelmintkocorton, L., sont les Fucus pur pureus et F. plumosus, ainsi que le Conferva fasciculata, etc.

Composition. — La il/owsse de Corse, analysée par Bouvier, adonné : gelée végétale, fibre, chlorure de sodium, sulfate et carbonate de chaux, fer, manganèse, silice et phosphate calcique. On y a découvert une très petite quantité d'iode (Straub, Gaultier de Claubry). Ces principes constituants n'expliquent pas les vertus anthelminthiques de cette Algue marine.

Action physiologique et usages. — Les effets physiologiques de la Mousse de Corse sont peu marqués. On lui a reconnu une action diurétique et diaphorétique (Farr) ; il est même permis de supposer qu'elle peut devenir altérante à cause de la très petite proportion d'iode qu'elle renferme. D'un autre côté, elle est certainement nutritive à la manière de la Mousse de Ceylan ; mais rien n'eût fait prévoir ses effets utiles contre les parasites intestinaux, et spécialement contre l'Ascaride lombricoïde.

C'est en qualité de vermifuge que la Mousse de CoTse est à peu près exclusivement employée. Elle jouit aussi de propriétés fondantes el résolutives. Les Corses en font usage pour dissoudre les engorgements. Ce n'est pas une raison suffisante pour y voir un remède contre le cancer.

Modes d'administration et doses. — La Mousse de Corse se donne en poudre à la dose de 1 à 2 grammes, avec du miel ou du sucre, chez les enfants de trois ans et au-dessous. Elle n'est plus usitée en décoction, 8 à 16 grammes pour 730 grammes d'eau, dont on prenait une verrée tous les matins, trois jours consécutifs. Mais on prescrit le sirop (Boullay) à la dose de 1 à 2 cuillerées le matin dans du lait. La gelée, le saccharolé et les tablettes de Mousse de Corse sont encore des préparations quelquefois usitées.

La Poudre vermifuge composée renferme : Mousse de Corse et Sumen-contra, .■a 10 grammes; rhubarbe, Sgrammes. A la dose de làSgrammes, c'est uiî bon vermifuge.

iiittn-

MOUSSE D'IRLANDE - Voy. Carra-Gaheen.

MOUSSENA, MOUC/E.>A ou BOUSSENA. Écorce de VAlbizzia aatheU thica, Brongn. — Légumineuses-Mimosées.

Celle plante abyssinienne, aussi appelée Masanna om M usenna, était atribuée à ort ^n ltottlera Schimperi. Corbon et Eug. Fournier l'ont restituée à la famille des légummeuses, et A. Brongniart l'a dénommée.

Composition - L écorce de Moussena renferme, d'après Thinal, une substance incristallisable, d'un goût âcre, soluble dans l'eau et voisine do la sapon,ne;un principe amer, delà matière grasse, cireuse, une matière colorante jaunâtre, de l'extractif et des sels.

238 MOUTAllDE BLANCHE.

La substance âcre, soluble dans l'alcool, en est le principe actif.

Action puysiologique et usages. — Le Moussena ne purge pas et ne produit pas d'effet bien apparent sur le sujet auquel on l'administre, mais il agit violemment sur le ténia, le tue en le réduisant, dit-on, en bouillie, et prépare ainsi son expulsion spontanée ou provoquée par un purgatif. Le malade, qui prend 60 grammes â'écorce en poudre mêlée avec de la viande hachée, ou délayée dans du miel, dans de la bouillie de farine, doit être à jeun depuis un jour. Si l'exonération se fait trop attendre, on administre 20 grammes d'huile de Ricin.

Le Moussena aurait sur le Kous^o l'avantage de n'être point irritant pour l'estomac et les premières voies. Pruner-bey en a obtenu dix-neuf succès contre le ténia; d'autres expérimentateurs ont été moins heureux, et pour ma part je l'ai prescrit une seule fois sans résultat.

MOUTARDE BLANCHE, Sinapis alba, L. - Cuucifères, Angl. : White Mustard. — AU. : Weisser Senf.

La Moutarde blanche croît dans les moissons maigres, surtout en Flandre ; de plus, elle est l'objet d'une culture en Alsace et en Bretagne.

Composition. — La graine de moutarde blanche (ail. : Weisser Senfsamen) est doublée d'une couche de mucilage solide et soluble dans l'eau, à laquelle elle communique une viscosité remarquable ; seulement, à l'inverse de la semence de Coing ou de Lin, cette couche est établie en dedans de l'épisperme. Les cotylédons renferment un tiers de leur poids d'huile grasse jaune, plus un peu de résine brune, d'extractif et de gomme, de l'albumine ' de la cellulose, de l'acide phosphorique libre (John) et des sels : principes'auxquels il faut joindre \^sinapine Q?'- H^* AzOi« combinée avec l'acide sulfocyanhydrique HCyS^ ou bien Vacide sulfosinapisique, d'après 0. Henry et Garot lequel ne serait qu'un produit du dédoublement de la sinapine en présence de l'eau (ComaiUe). Cependant, bien que la composition de l'acide sulfosinapisique, déduite de celle du sulfosinapisate de potasse, indique la possibilité de son dédoublement eu acides sulfhydnque et sulfocyanate d'allyle, il est constant que la moutarde blanche ne développe pas d'essence de Moutarde, laquelle, d'après cela, ne pourrait se former qu'aux dépens du composé désigné par Bussy sous le nom de Myronate

de potasse. . a* • i

Selon Robiquet et Boutron, la Moutarde blanche doit son goût piquant et son activité à unprincipe âcre non volatil qui ne préexiste pas, et prend naissance en vertu de la fermentation excitée par la Myrosine qui se trouve associée dans la graine à une substance voisine, mais différente du Myronate de potasse et qui n'est autre que la sinapine. Mais Will a donné de tous ces faits une interprétation plus simple. Le principe particulier de la LM Vine de moutarde, \ii sinalbine, corps neutre cristallisé, est une combinaison de trois corps : sulfocyanate d'acrinyle, sulfate de sinapine et sucre. Lesulfocyanale d'acriny le, Wqnxàe huileux, constitue l'agent rubéfiant et vésicmt de la Moutarde blanche. La sinapine n'est connue que par ses combi-

MOUTARDE NOIRE. 230 naisons et n'a pu être encore isolée en raison de sa facile décomposition.

La Sinalbine sous l'influence de l'eau et de la myrosine se décompose en fournit les trois éléments ci-dessus mentionnés.

Action physiologique. — La Moutarde blanche stimule la muqueuse digeslive, favorise l'exonération, et augmente la diurèse. A haute dose, elle peut à la longue provoquer une vive irritation et même l'inflammation confirmée du canal intestinal, tant par les efl'els irritants de son principe âcre que par l'action mécanique des masses de graines qui parfois s'accumulent dans le caîcum et l'appendice iléo-csecal.

La poudre ou farine de Moutarde blanche jouit de propriétés émctiques plutôt que purgatives.

Usages. — Depuis Cullen et Fouquier, la Moutarde blanche est fréquemment employée contre la constipation atonique, habituelle. On l'a vantée comme sialagogue et comme une sorte de panacée contre tous les dérangements des fonctions digestives. Elle est généralement innocente ; néanmoins il faut s'en défier à la suite des typhlites et des périlyphlites et des pelvi-péritonites, ayant pu laisser des adhérences et d'autres obstacles mécaniques à la contraction intestinale, ce qui favoriserait l'introduction et l'accumulation des corps étrangers dans l'appendice du cœcum.

Modes d'administration et doses. — On prend une pleine cuillerée à soupe de graine de Moutarde, rarement moins, souvent davantage, soit dans les intervalles des repas, soit en se couchant, la digestion terminée, ou même plusieurs fois par jour. Quelques gorgées d'eau facilitent la déglutition de ces petits corps solides. L'usage en est continué pendant plusieurs semaines, d'ordinaire sans inconvénient.

En Angleterre, on sert sur les tables, sous le nom de Muslard and Cress^ ou de Corn salad, un mélange de graines de Moutarde blanche et de feuilles de Lepidnini salivum ou Cresson alénois.

La iVoM<fl?'(/e 6/anc/ie sert à la fabrication de certains condiments de luxe chargés d'aromates, mais auxquels manquent précisément les qualités spéciales qu'on recherche dans la Moutarde noire.

MOUTARDE NOIRE, Sinapis nigra, L. -- ChucipÈres. Angl. : Commonov black Muslard. — AU. : Schioarlzer Senf.

Moutarde noire ou officinale %q trouve assez communément dans les moissons de toute l'Europe.

Composition. - D'après les travaux de Thibierge, Pelouze, Robiqnet, Boutron, Bussy, Frémy, Simon et autres, la composition de la graioc de M^mlarde norre peut être ainsi établie : myronate de potasse, myrosine, huile fixe, matière grasse perlée, matière gommeuse, sucre, matière colorante, sinapisme, acide libre, matière verte particulière et

L'aaV/e%;-on/y«e (Bussy) est un composé cristalloïde C^oh.sa.o^os* pouvaut être représenté par du glycose, de l'acide sulfurique et de Vessence de Moutarde. Cet acide correspond à la Sinigrine de WiU et Kurner. La Myro-

sine est le ferment spécial qui dédouble Vacide myroniquc et met l'huile volatile en liberté. Elle est colloïde, analogue à l'émulsine des amandes, ainsi qu'aux matières alburainoïdes en général.

Vessence de Moutarde est une huile volatile sulfurée (Cni^A/.S^) ou sulfocvanure d'allyle (G^AzS^, C^H^) incolore ou légèrement nuancée de jaune, d'une odeur pénétrante, et d'un goût âcre et brûlant. Elle possède à la plus haute puissance les effets physiologiques et thérapeutiques de la graine. On sait que Berthelot l'a obtenu artificiellement.

Ai-ie besoin d'ajouter qu'il n'existe pas dans la semence d'essence de moutarde. Celle-ci ne se produit qu'au contact de l'eau par décomposition delà sinigrine sous l'influence de la fermentation opérée par la myrosine. Si l'eau est trop chaude, si elle est acidulée avec du vinaigre, le ferment est affecté et n'agit pas ou agit faiblement; dès lors, il ny a qu'une production insignifiante ou nulle d'essence. Ceci est à retenir quand il s'agit de mettre à profit les propriétés révulsives de la moutarde. Je reviendrai sur ces faits dans un instant.

Nous n'avons rien à signaler dans la sinapisme, si ce n est qu elle est dépourvue de soufre. , . j i '

ACTION PHYSIOLOGIQUE. -Appliquée sur la peau, la Moutarde, lorsqu elle

est humectée d'eau , produit très vite une sensation de picotement et de cuisson accompagnée de rougeur vive. Si le contact se prolonge, il en résulte un exsudât sous-épidermique qui peut, selon le degré de la phlogose artificielle, être simplement infiltré dans le tissu muqueux, et donner heu à une éle^'ure tout à fait semblable à celle de l'urticaire, ou bien être rassemblé en collection séreuse ou séro-fibrineuse sous des ampoules d'épiderme soulevé Enfin, lorsque les cataplasmes de Moutarde restent à demeure sur les membres de su e s frappés c^immobilité ou plongés dans le coma la mortification du derme et des tissus sous-jacents peut en être la conséquence. De tels désordres, avec l'inflammation éUminatriceetles complications qm s ensuivent

ont parfois entraîné la mort (Trousseau et Pidoux). Sur les sens «Pé-a- ^a Moutarde, dans laquelle on a fait se développer l'essence, exerce également une actio; des plus énergiques. L'huile volatile q";^/"/ '''Vn mêm veux, les fait rougir subitement et provoque un flot de larmes. En même temps elle pénètre dans les narines où elle détermine une ««"^^^'O" f niqûre douloureuse suivie d'un écoulement séreux comme au début du coryza, et de là dans les bronches, en donnant lieu à du malaise et à de l'étouffement. Le môme picotement est ressenti sur la langue et dans la bouche au contact de la Moutarde, et les effluves qui viennent de 1 arn regorge dans les narines y produisent un Pi^o^ement insupportable a. ec iar moiement réflexe. Cette impression sur les sens de la vue, de odoiat et du Tût est quelquefois suivie d'une céphalalgie congestive plus ou mou fnténse ordinairement fugace. On peut prévenir l'action topique désagréable de 1 e rnce de Moutarde qui revient par le nez, ou la supprimer instan- Hnément en plaçant à l'entrée des narines de la mie de pain fraîche. Dan l'es omac la Moutarde agit aussi comme irritant; son ingestion est

suivie d'une sensation de chaleur plus ou moins cuisante et d'un accroissement marqué dans l'activité digestive. Mais l'abus peut donner lieu à de la phlogose de la muqueuse, caractérisée par de la pyrosis au contact des aliments chauds et stimulants, el bientôt par de l'inappétence et des signes d'irritation gastro-intestinale, tels que vomissements, diarrhée dysenlériforme, etc.

L'huile essentielle, portée par la circulation dans les émonctoires, va les exciter, et manifester sa présence par l'augmentation des sécrétions tant de la peau que des reins. Elle se décompose probablement en grande partie dans ce trajet, et laisse dans l'économie une proportion plus ou moins notable de soufre combiné.

Substances synergiques et antagonistes. — Le Sinapis arvemis a des semences riches en principes capables de développer une huile essentielle semblable à celle de la Moutarde noire. Il peut donc être considéré comme le succédané du S. nigra qui trouve des analogues, comme condiment et comme médicament interne, dans les Crucifères chargées d'huiles essentielles sulfurées (rave, raifort, cresson alénois, etc.), et dans les épices (poivre, piment, gingembre, etc.).

En qualité de rubéfiant et d'agent de la médication révulsive, la Moutarde noire a pour synergiques, sans compter la chaleur, un grand nombre de substances : l'alcool concentré, les alcalis et les acides convenablement dilués (carbonates de soude et de potasse, ammoniaque, vinaigre acides sulfurique et chlorhydrique), différents sels et notamment le chlorure de sodium; des essences, telles que celles de térébenthine, de laurier de cajeput, etc. ; des plantes âcres, comme la clématite ou la renoncule scélérate, le tarton-raire, le thapsia, la noix d'acajou ; enfin les vésicants des deux règnes (garou, cantharides, etc.) et les insectes rubéfiants qui s'en rapprochent, et dont la processionnaire est le type.

L'action de l'essence de Moutarde est empêchée par les mucila-es les absorbants mécaniques, les délayants. L'essence même est altérée' ou détruite par les oxydes et les sels métalHques qui s'emparent du soufr indispensable à sa constitution. i' it uu bouire

Usages. - L'usage diététique de la Moutarde est très répandu C'est un excellent condiment pour les estomacs froids et torpides

L usage médicinal n'en est pas moins hahifnpl On cv" ce titre par les voies gastriques c^ 1 ne . . '"''^'"^ ^

stimulants Pf îinllpmLe compter que sur ses effets

(Cazin), et la graine en Znll J ZITT, P™"'P"= ces propriélés'sont asse/ a L 'nt 'm eTà wl"; ™ ""'^ rubéflanl le plus comm„„émri „L^' A '"^n^he c'est le

plus habitue de la méd caiTo„ ' „ ™"^^1"™"><="' l'aso"! le

parti et pour éviter 10, ^1! i™' ™ '»

.ont attachés, tap n; de sliîr """'^ 'f """^'^ ^' et Pidoux, relativement a„ m de , T"' ' "T'' ""^

G».« « L„rt., 3. éZon f^P"™"»» calaplasmes de

farine de Moutarde et aux précautions à prendre lorsqu'ils sont en

Modes d'emploi. - On se sert de la farine et de l'essence de Moutarde. La farine de semences de Moutarde noire sert quelquefois à saupoudrer l'intérieur des bas, ou des appareils d'ouate et de taffetas ciré dont on pntoure les extrémités inférieures des sujets atteints de céphalée, de méningite etc.; mais elle n'est efficace qu'à la condition d'être humectée narla sueur, et se montre au contraire inerte quand la peau reste absolument «^èche. A part cette circonstance, la Moutarde est employée sous forme de cataplasmes appelés sinapismes. L'addition de l'eau à la poudre de Moutarde a pour objet, non seulement d'en faire une pâte de consistance molle et d'une application facile, mais aussi, et surtout, de rendre possible la métamorphose du myronate de potasse en essence de Moutarde. Or, de même que toute fermentation, ce phénomène est favorisé par une température moyenne de 25 à 40 degrés centigrades, tandis qu il est retardé par une basse température et annihilé par une température qui dépasse lo degrés. D'un autre côté, il est empêché, comme les autres ermentations par la présence en proportion considérable d'un acide énergique, de ?alcool, du sel marin, etc. D'où il suit que. pour faire un bon smapisme i faut éviter d'employer de l'eau bouillante, s'abstemr d'y ajouter force vinaigre, ainsi que le font souvent les garde-malades, et se servir simplement d'eau chaude que la main puisse aisément supporter.

En outre on ne doit jamais laisser un tel sinapisme en place plus de quinze à vin °t m nutes, sous peine de voir se produire les lésions locales décrites plus haut On peut laisser agir un sinapisme pendant un temps beaucoup plus long, mais à la condition de le promener sur de nouvelles régions et

'turt^^l:^son et se mettre à l'abri des effets escharotiques des sinapi mes on se contente de saupoudrer de farine de Moutarde un cata- Tatme ém'ollient tel que celui de graine de lin, ce ^^[^^^^l^^^^^^^^ llasme svaaphé. V huile volatile ou essence de Moutarde est «^l^-^/j^^J^^P^; d'inconvén^^ents quand on l'applique toute formée et quanti é défin e bien qu'elle jouisse au suprême degré de tous les avantage de la f^ine de Moutarde. Malgré son prix élevé, elle peut être ^^^^ ;ilfJlllZZ en raison de la petite quantité qu'il en faut pour ^'^'^'^''''Jll^^^ considérables de farine, dont la majeure partie est perdue dans un sina pisme qui n'agit sur la peau que par la surface de contact

J'ai employé avec beaucoup d'avantages, et sur une S^^^^^^e é(^he 1 sence de Moutarde dans l'épidémie de choléra (1866), pour obtenir la n béf c ion et répondre par là à l'indication de stimuler la périphérie et de calme PS crampes. Cette huile volatile était dissoute, soit, comme 1 indiquait r I ms^I dans l'alcool, soit dans l'huile d'amandes douces, dan la ^ on i; i r.mme pour 10. 12 ou 14 grammes de véhicule. L'hmle a

'"raCl l'avant r^^^ retenir l'essence, ce qui en rend le manie-

ment lu ac" deux solutions agissent, d'ailleurs, avec une égale

énergie : en trois ou quatre minutes, la rubéfaction est obtenue. Le procédé est d'ailleurs fort simple.

On applique rapidement la solution à l'aide d'un pinceau de charpie sur la partie qu'il s'agit de rubéfier, et immédiatement on recouvre la région d'un morceau de taffetas ciré pour empêcher l'évaporation. On peut se servir, pour ce dernier usage, d'un papier quelconque, imprimé ou non, qu'on a trempé dans de l'huile à manger ou à brûler. Ce procédé de sinapisme est à la fois le plus facile, le plus rapide, le plus sûr et le plus exempt d'inconvénients.

Un pharmacien de Lyon a perfectionné mon procédé en enfermant la solution rubéfiante dans un flacon à large embouchure dont le bouchon se termine inférieurement par un gros pinceau ou blaireau, ce qui permet d'enduire rapidement des carrés de papier-buvard ou de flanelle préparés d'avance. De plus, SchafFner est parvenu à abaisser encore considérablement le prix de ce mode de sinapisation en faisant usage d'essence de Moutarde artificielle. Les solutions sinapisiques ont sur les sinapismes ordinaires l'avantage de h\ célérité et de la propreté; elles ont sur tous les autres moyens l'avantage de l'économie; elles ont encore le mérite de permettre de doser l'action médicamenteuse et de pouvoir s'adapter par des variations de titre à toutes les catégories de cas et de sujets.

Dans les proportions indiquées ci-dessus, la solution sinapisique donne certainement, et en quelques instants, tous les effets irritants qu'on prétend obtenir, et l'on n'a jamais à craindre que, dépassant le but, elle produise la vésication, ni, à plus forte raison, des eschares.

Il sera malgré tout toujours plus commode de tremper simplement dans leau un morceau de papier ou d'étoffe chargé èe la substance qui doit fournir l'agent de rubéfaction. C'est ce que réalisent les préparations fort bien conçues et exécutées de Boggio, de Rigollot et de Lebaigue

Les Sinapismes Rigollot ont acquis une vogue immense depuis quelques années^ Ils sont constitués par un carré de papier chargé d'une couche de farine de Moutarde, débarrassée de son huile grasse et fixée à l'aide d'ui enduit de caoutchouc. Leur puissance est très grande et quelques personn la redoutent. On trouverait un moyen plus doux, applicable surtoutTu enfants, à.ns les Sinapismes Lebaigue, dont la savante slucture méri e u mention particulière. Deux carrés de gaze superposés et soutenus a une doublure de papier sont comme empesés d'un mucilage desséché Ti ibi: ' eT V^ns^rlf;:::^ '"^'^ - matière fermenTe :

dit'u'n^rer^::''::;:- 'r'''\- ^-^^^^-^^^

dès qu'on le mouille la réaction commPnlp .^'^P'^^^'^ '^''^ ^^^5 "^««^ loppe progressivement efd nnant Her.' ^ ^^"l'^ --"^i^lle se dévecroissante Cette disposition es" éminemm T T'"''"'' ë^'-^duellement revient est un peu élevé. éminemment ingénieuse, mais le prix de

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les sinapismes ordinaires, par les bains sinapisés, il faut se borner. Ce sont

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