ORTIE BLANCHE
Petit-Chêne et le Scordium. C'est dire que l'Origan est stomachique, anticatarrhal, sudorifique et stimulant.
On le prend en poudre à la dose de 2 à 4 grammes. En infusion, il en faut une dose double ou quadruple. „ i. P^W^p «/^r-
L'Origan entre dans YEaU vulnéraire, le Sirop d^ Armoise, la Powrf.e sle^
niUatoire; etc.
ORME CFIAMPÈTRE, OR3IE PYRAMIDAL, ULmus campestris, L. — Ulmacées.
Ano-1 : Blm. — AU. : Ulme, Ulmbaum. .
l^B^ber, ou seconde écorce, de cet arbre indigène, est inodore, mucilagineux et un peu amer. Il contient beaucoup d'amidon, et possède amsi quelques qualités alimentaires en même temps que des propriétés émollientes et légèrement toniques. Il était recommandé par Dioscoride contre les exanthèmes et les croûtes lépreuses ; mais on ne s'en servait plus depuis longtemps, lorsqu'un empirique qui connaissait sans doute l'existence du Guazuma ulmifolia (Malvacées), connu aux Antilles sous le nom d'Orme pyramidal, eut l'idée de préconiser sous ce nom l'écorce d'Orme champêtre contre les dartres, les scrofules, la gangrène, etc. De bonne foi, un certain nombre de médecins ont cru lui reconnaître des effets remarquables contre cette classe de maladies, ainsi que contre l'ascite. Mais, l'engouement passé, on s'est aperçu que l'Orme pyramidal était à peu près inerte.
Cependant le Codex de 1866 donnait encore la formule d'un Sirop d ecorce d'Orme contenant 40 centigrammes di extrait pour 20 grammes ; tandis qu'il n'en est plus question dans l'édition de 1884.
Dans les anciennes Pharmacopées on cxiaMV Eau d'Orme, liquide contenu dans les galles de ses feuilles, comme vulnéraire, et le Baume d'Ormeau, résidu trouvé dans ces mômes galles, prescrit dans les maladies de poitrine.
ORME FAUVE, Ulmus fulva, L. — UlmaCéeS. Angl. : Slippery-Elm.
Très voisin de V Ulmus rubra, Mich., grand arbre de l'Amérique septentrionale, l'Orme fauve fournit à notre matière médicale une écorce employée empiriquement à cause de ses vertus adoucissantes, contre les affections des voies urinaires et les irritations des muqueuses bronchique et intestinale.
La décoction passe pour vulnéraire et propre à cicatriser les lésions superQcielles du tégument externe : gerçures, crevasses, brûlures, éry- Ihème, etc.
Et la poudre peut remplacer la graine de lin dans les cataplasmes émollienls.
ORTIE BLANCHE, Lamium album, L. — Labiées.