OSEILLE COMMUNE
Angl. : White dead Nettle. — AU. : Weisser Bienesang, Weisse Todlennessel.
Cette labiée, si commune dans nos contrées, ne se distingue guère, à part la beauté de ses fleurs, que par des qualités négatives. Elle est inodore, peu sapide et probablement presque dénuée de vertu. On s'est pourtant obstiné longtemps à la dire astringente, et à l'administrer contre les hémorrhagies et les flueurs blanches, ainsi que contre les scrofules. On en prescrivait la décoction et le suc, celui-ci à la dose journalière de 60 à 120 grammes.
OSEILLE COMMUNE, Rumex acelosa, L. — Polygonacées. Angl. : Common Sorrel. — AU. : Sauerampfer.
VOseille ou Surelle, cultivée dans les potagers, vit à l'état sauvage dans les prairies et dans les bois.
Composition. — Les auteurs indiquent dans les feuiUes d'OseUle du suroxalate (quadroxalate) de potasse (sel d'oseille), de l'acide tartrique, du mucUage, de la fécule, de la chlorophylle et du ligneux.
Action physiologique. — L'Oseille bien développée est d'une acidité excessive, provoque la salivation, agace les dents, et détermine une sensation de malaise dans l'estomac et même de la gastralgie. Ingérée en grande quantité, eUe fait apparaître dans l'urine une multitude de cristaux d'oxalate de chaux. Son usage prolongé peut même amener la gravelle oxalique, la plus fâcheuse de toutes (Magendie, Laugier).
Usages. — L'OseiUe est moins un aUment qu'un assaisonnement : on ne devrait s'en servir en cuisine que pour donner un goût acide à la soupe ou corriger la fadeur des œufs durs. Dans cette mesure, son usage serait exempt d'inconvénients et n'aurait pour résultat que de rafraîchir, de calmer les entrailles échauffées et de favoriser la liberté du ventre.
L'Oseille est, dit-on, diurétique et antiscorbutique. BUe fait la base du Bouillon d'herbes, appelé communément Bouillon aux herbes, et qui est l'adjuvant obligé de toutes les purgations.
Son suc (150 à200gram.) a passé pour guérir la fièvre intermittente et le purpura hémorrhagique. Et Missa n'hésite pas à le préconiser comme propre à neutraliser les accidents produits par les plantes âcres : l'Arum, la Bryone, etc. L'action calmante serait immédiate.
Les feuiUes d'OseiUe cuites sont appliquées sur les abcès comme ca^ap/asme maturatiL Et Cazin attribue à leur suc les vertus du jus de citron sur les ulcères de mauvaise nature.
Enfin, c'est de l'Oseille qu'on extrait lèse/ rf'OseiZ/e (suroxalate de potasse).
Les racines d'Oseille, un peu amères et à peine acides, sont réputées diurétiques, mais très peu employées.