‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 162 sur 384 · QUINQUINA CALISAYA, QUINQUINA JAUNE ROYAL · texte numérisé non relu

QUINQUINA CALISAYA, QUINQUINA JAUNE ROYAL

nine 0 571; Quinidine, 0,142; Cinchonine, 1,4 (Howard). Bouchardal lui assigne pour richesse moyenne 6 grammes de Sulfate de Quinine el 12 grammes de Sulfate de Cinchonine par kilogramme.

La seconde sorte, appelée par Guibourt Quinquina de Lima gins brun, est la, Cascarilla provinciana deVœppl^] elle offre un goûl amer, astringent, acide et aromatique. Son odeur est celle du bon Quinquina gris. Howard y a trouvé 1,773 pour 100 d'alcaloïdes, se décomposant ainsi: Quinine, 0,243; Quinidine, 0,28; Cinchonine, 1,23.

Soubeiran a retiré de 500 grammes de Quinquina Huanuco, sans distinction de variétés, 6 grammes de Sulfate de Cinchonine. 11 ne mentionne pas la Quinine. Un kilogramme de la même écorce a fourni àDelondre 2 grammes de Sulfate de Quinine et 10 grammes de Sulfate de Cinchonine. Les auteurs du Codex de 1866 indiquent la proportion moyenne de 0,027 de Cinchonine.

Le Quinquina Huanuco gris, dont Bouchardat reconnaît trois variétés : le gris fin de Lima, le gris de Lima en gf^osses écorces, et le gris de Lima blanc, est cependant assez facile à ne pas confondre avec les Quinquinas gris de mauvaise qualité, ce qui l'a fait adopter d'abord dans les hôpitaux de Paris et ensuite dans le nouveau Codex. De plus, il possède des qualités toniques et fébrifuges très prononcées, en raison de la proportion assez forte d'alcaloïdes qu'il renferme.

La difficulté, au contraire, de distinguer le Quinquina gris de Lima {Cinchona Condaminea, Weddell, C, academica, Guib.) du pseudo-Loxa de Bergen, a fait renoncer à recommander comme officinale cette écorce, d'ailleurs aussi active que la précédente, connue dans le pays sous le nom de Cascarilla fina de Uritusinga, et appelée crown Bark par les Anglais, qui en font, commemous savons, un grand usage.

QUINQUINA CALISAYA, QUINQUINA JAUNE ROYAL, Cinchona Calisaya, Weddell. — Rubiacées-Cinchonées.

Angl. : Jîoyal or genutne yelloiv Bark. — Ail. : Kœnigs China.

Le Cinchona Calisaya croît dans le district de la Paz, en Bolivie.

Dans le pays, on en reconnaît trois sortes : qui sont : Vorangé, le foncé et le pâle. La première, plus abondante dans le commerce, est la variété officinale.

Elle se subdivise en deux sous-variétés, selon que les écorces sont mmces et roulées sur elles-mêmes [quilled yelloiv Bark), ou bien plates et épaisses {flat yellow Bark); celles-ci provenant du tronc et des grosses branches, celles-là des petits rameaux.

Le Quinquina Calisaya, roulé et muni de son épiderme, fournit de 15 à 20 grammes de Sulfate de Quinine, et de 8 à 10 grammes de Sulfate de Cinchonine par kilogramme.

Le même poids de Quinquina Calisaya plat et privé de pénderme donne .Généralement 30 à 32 grammes de Sulfate de Quinine, etO à 8 grammes de Sulfate de Cinchonine. Exceptionnellement, des écorces choisies ont

donné le double de cette énorme proportion de Quinine (Guillermond et Tilénard). Cette écorce est d'un goût très amer d'abord, à peu près sans mélange de stypticité. L'amertume se développe graduellement par la mastication. Le défaut d'astringence est en rapport avec la faible proportion de tannin.

QUINQUINA ROUGE, Cmchona succirubra, Pav.

Angl. : Red Bark, red Cinchona. — Ail. : Rothe China. — Esp. : Cascarilla colorada, Case. ?-oxa verdadera.

La couleur rouge appartient aux écorces de nombreuses espèces de Cinchona, parmi lesquelles on doit citer les Cinchona oblongifolia, C. ovata, C. mïcmntha, C. nitida, C. succirubra, et même le C. Calisaya. Weddell affirme que le vrai Quinquina rouge du commerce est produit par le Cinchona ovata. Le Codex de 1866 recommandait deux espèces : le Quinquina ■ rouge non verrugiieux, fourni par le Cinchona micrantha, d'autres disent par le C. nitida, R. et P., et le Quinquina rouge verruqueux, dû au C. succirubra de Pavon ; le nouveau Codex ne cite que ce dernier.

Le Quinquina rouge est importé de Lima et de Guayaquil. Son goût est fortement amer, quelque peu aromatique, sans être ni aussi intense ni aussi persistant que celui du Quinquina Calisaya; son odeur est faible et analogue à celle de la tannée.

Composition. — Selon Pelletier et Gaventou, le Quinquina rouge contient : Kinate de Cinchonine, Kinate de Quinine et Kinate de chaux, matière colorante rouge vif, soluble (tannin), matière grasse, matière colorante jaune, ligneux et amidon. Soubeiran et Bouchardat établissent que le Quinquina rouge vif fournit 20 à 25 grammes de sulfate de Quinine, et 10 à 12 grammes de sulfate de Cinchonine, tandis que le Quinquina rouge pâle ne donne que 15 à 18 grammes de sulfate de Quinine, et 5 à 6 grammes de sulfate de Cinchonine par kilogramme. Cette dernière sorte doit être rejetée de l'officine.

Le bon Quinquina rouge possède en conséquence des propriétés physiologiques et médicales analogues à celles du Quinquina Calisaya, avec cette différence que, renfermant moins d'alcaloïdes et plus de principes astringents, il est plus styptique et moins fébrifuge.

Au résumé, quand il s'agit d'obtenir les effets antipériodiques au plus haut degré e sous e moindre volume de médicament, c'est au Quinquina Cahsaya qu il fau s adresser. Si l'on recherche à peu près également l'action fébrifuge et 1 action astringente, c'est le Quinquina rouge qui mérite la préférence. Veut-on surtout l'action tonique, résultant de la présence du tannin et des alcaloïdes dans l'écorce du Pémn in • ■ . T ! suffisamment à cette double exigence Qumqrnna gr^s vè^onA

J'Zr"'""'"''""' - du Pérou, appliquées

laie nrir. r' °" ''''''''''' •"'«^^S^ ^^ùchl épithé-

de In ut ^^^^^;;'-«'^ent de ce tissu et une contraction marquée

des capillaires sanguins. Cette astnction se fait sentir dans l'estomac aussi GoBLEn et Labbék, 3« édition. 21

•onipnrs et donne lieu à l'augmentalion de Vappétil, en même bien qu '-^'11^; J ^jfé^ ,i li.es. Dans l'intestin, elle se traduit par une temps que ^es^.^^^^^^^^^^^^^^ ^^^^^ énergique, un besoin plus impérieux d'aller rr^a dt^obe et S^^^ plus facile. Mais, par l'usage répété du

iL.ment la constipation fait place à cette fausse diarrhée. K S.a,\àneLni l'action stomachique, se répercutant dans le reste de ro gC^r^ st -1 les grandes fonctions et relève les forces. Cette action 1 organisme, soutient par l'introduction des prmcipes actifs de

a1:f.a:i;cu.aU:rsr,Le. po,,. .e,ie.. p,us fon et p,„s

■■'f'"Van\^rs'reru^"rl:s::rp'ro':gie™ps soutenues finissent «Suer les organ s'rgesar^ et les irriter. Il en résulte des nausées et par fatiguer les orga b a'appétit, la soit et la sécheresse de la ;:ru:tcr;:;:r:unZreurrébri\e,etf,naleu.ent,essyu.pt..e

'Z' sl^utlllru's^e r::;. nrritation a fait place . raction toni,ue ^'r„T~/eTrnTt^irrrnchy,nes ,„.is traversent les principes jrai^S^t «.ce A

dant les organes, notamment 'if''^' '^^^^^^^^ de q\,antités considéde force. Poussée à l'extrême par ^.^^^^ P'^^^J"^^^^^^ e^iez l'homme sain rables des principes actifs, celte qui a

par une apparence d'engourdissement et de torpeur ^on J

fait dire que le Quinquina est f^"^^.^ f j.^'^^^'^ Va fait appeler chez les fébricitants par 1^/-;^^;^^^%^ ,f en regard de

fébrifuge ou à l'occasion des alca-

la diversité des effets, ^^^^ P^^^^"^? ^^^^ ^^^^^^^^ dégagés de l'action loïdes qui représentent les P^^-^f/;^, ^ ^ y Qm.iL^t C..^ tonique spéciale des substances ^'^''''^^''^'l'X^^^ se déduisent

Us\aKS. - De l'ensemble de ces propr^^^^^^^^^

rationnellement plusieurs ,f ^J^Jt^^scularité de ceux qui

Quinquina raffermit les tissus ^^l^^^^^^'J^J^^Jf^ /J^T séreuses ou musont hypérémiés, modère ou l^^^^''^^^ ,^^^^^ sur les ulcères

queuses exubérantes. 11 sera donc «""P^^y^^^^^^/^'i recouvertes par le ?ongueux, mollasses et saignants; sur ^ ^^/^^^^^^^ ou dont tégument interne ou externe, sont ^^^^''^ll^'^^^^^^ .ffedées de ca- J tissus offrent une laxitô extrême ; ^--^^^ ^^^^ ,3 ..uqueuse

^rt^Ld^;-^ 3sŒlt;:ri^:^:; du scrotum^ etc., r rint trîgtrgin^^-ite, la leucorrhée et tant d'autres cas analogues aux précédents. localement, soit à neutraliser chimique-

J;\:^ptrn\ddrtr:rque. .s alCoMes végétaux, soit . détruire la

fermentalion putride dans les liquides organiques, ou bien à frapper de mort les organismes inférieurs dont l'action nocive s'exerce sur nous de différentes manières. Pringle a vanté ses propriétés antiseptiques reconnues par tous les praticiens. Comme agent de la médication générale, l'écorce du Pérou trouve son emploi dans les états morbides caractérisés par l'atonie des tissus, la débilité fonctionnelle, surtout lorsque ces symptômes sont accompagnés de paresse vaso-motrice, d'exaltation calorifique et de l'ensemble des phénomènes qui se rattachent à l'amoindrissement de l'activité du système nerveux sympathique. Elle est fort utile, par exemple, dans les dyscrasies, les tabès, les cachexies avec ou sans produits accidentels : tuberculose, carcinose, syphilis, farcin chronique, pyohémie, etc.; dans les fluxions viscérales, les congestions passives, la diathèse aplastique du sang (scorbut et purpura), la galactorrhée, les suppurationsépuisantes, etc.

Le Quinquina est encore, en qualité d'astringent et de tonique vasomoteur, un agent efficace de la médication diurétique dans les cas où l'oligurie dépend d'un état d'hypérémie ou de phlogose rénale. 11 rend alors à peu près les mêmes services que le tannin et les matières organiques tannifères associées aux substances qui augmentent la tension vasculaire active. A ce titre le Quinquina convient spécialement dans le cours des maladies organiques du cœur, dans le diabète albumineux et principalement contre l'anasarque qui complique ces affections. L'écorce du Pérou est également indiquée (Bobba) dans les hydropisies liées à un état cachectique et à l'hydrémie, comme à la suite des maladies palustres.

Mais le triomphe du Quinquina est son action pour ainsi dire spécifique contre la fièvre intermittente palustre, saisonnière ou de toute autre origine, pourvu qu'elle soit franche, exempte de complications organiques c'est-à-dire non symptomatique d'un travail inflammatoire ou d'un empoisonnement septique. Il montre la même puissance contre les affections intermittentes indépendantes de l'influence marématique ou s'y rattachant, malgré leurs formes anomales, et que, dans ce cas, on nomme fièvres larvées Telles sont certaines congestions viscérales et certaine! névralgies éga ement de forme congeslive. Au reste, la vertu sédative d, Quinquina se fait sentir également sur les états fébriles et inflammatoires à type contmu, pourvu qu'ils ne soient pas entretenus par des lésions trop avancées d un organe ou d'un appareil de l'économie. C'est ains que lEcorce du P rou est administrée avec succès dans le cours des fièvr s continues et dans le rhumatisme, non plus pour dissiper les symptôme morbides, mais pour en atténuer la gravité. Nonsreviendron pirionre ment sur tous ces faits, et nous exnosPrnn« i.c a- ''""'^""^ P'"^ longuemédication quinique, lorsque nou?tXons d f Quinquina, généralement substiU^ 1 Itonnl 1'!'"'^''^ "''"'^'^ quand on veut obtenir les effets an tinh^^^^^^^^^ \ T substance. Sulfate de Quinine). ^ntiphlogistiques et anlipériodiques (Voy.

En résumé, les Quinquinas ont des propriétés astringentes, toniques

toniaues vasculaires, anliseptiqaes, fébrifuges, qm les recomgéné aies ton ques foule d'affeclions les plus diverses. Néanmoins ,1s mande» conue une ^^^^^ ^^^^ ^^^^^^^^ ^

'■ir rendent généralement les mêmes services. Aujourd'hui donc en rCs de eurs applications externes, les praticiens se bornent le plus Notent à les prescrire comme agents de la médication tonrque et recon-

Sw^Giouss ET ANTAGONISTES. - SUCCÉDANÉS. - Lcs substanccs astrin-

, nTamment celles qui doivent leur vertu au tannin, les tomques ?:::!mot:r rntîostbén'iques ; le froid, les amers, la digitale, l'arscn.c. toK sont les niincipaux synergiques du Quinquina.

ses ânta-on stes sont les relichanls. \esparén.n„ et les Para ysanls du .r!nd sym°pa^ique, les narcotiques et les stupéfiants, les si.»" au s d.ffufSes-Ta chaleu' érlervante, les excitants aromatiques et alcool qu s, es Solnées vireuses, les alcaloïdes stupéflants, et surtout l'opmm avec la plupart de ses principes immédiats 1, nninine établi dès 1858

L'antidotisme réciproque de l'opmm et de la Q"'"'"^' f^^j^^^^e des (Gubler) ressort plus 'vi^emn^ent tous les purs de élude a^en^^^^

faits. Il ne s'ensuit pas, cependant qu .l ^° ' 3" leur association l'emploi de ces deux médicaments héroïques , a"f""^*"^''','!'" ^ tr/ermise et devient rationnelle à la condition de ne pas e ad— r^^^

doses équivalentes. Ainsi, rien n'est '^•^^''^^ ^TntSL et par une petite quantité d'opium avant ^ " °^"''7^"i^„,f,ie 4, q„ °me; nécessairement massive, Par conséquent irritan e, de bisuUa^^^^^ U

ou bien d'apaiser, par une injection hyPO^»™ «"^ médication vralgie d'origine palustre, en mérne '^P/ 'Y^^^ f '^^/^ ^^arait couantipériodique. Mais, d'un autre côté, <=^ ' \ a,„, lUvresse

curremment tenir un malade : un A"".»''^»"'' f." ^^7."^ deux effets quinique et dans le narcotisme tbébaique Oe^lainement ces d ^

seraient en partie neutralisés l'un f " "^^.'t^^^^^^ tel qu'il

macodjnamique des synergiques du Q"'n<l"'"a n ^^^Pf^ '™ .^oi^sement doive nécessairement résulter de leur a^^^^ia on un s n^ple de la puissance du remède principal, sans aucune «"a''™ ^„„i, action physiologique; et, dès lors, il n'est pas toujours oppo^mn d

dans une même formule des médicaments a"f 8»»' ™ ^^/^ eas reste, de pareilles réserves devraient '^^^^ ' probablement

particulier, attendu que l'antagonisme et la " ^'^ " ^^nés médicajamais ni absolus ni parfaits, les 'ncompatibilité» et les ail, menteuses sont elles-mêmes relalives et subordonnées i des snéciales et déterminées. „t ^Acirpux d'assurer

^Frappés des merveilleuses propriétés du Q-^^-^^'f^.^f ^aits d'un aux nombreux sujets atteints d'affect.ons --"ématiquesle bien ^^^^^ ^

fébrifuge équivalent, le jour où la précieuse '^'^^^'l f trou-

produits chimiques artificiels, de quoi remplacer l'antipériodique par excellence.

Dans cette recherche, l'empirisme a parfois rencontré les produits les plus étranges et les plus illusoires: tels que la colophane niti'ée, les os de seiches et les toiles d' ai'aignées.

L'inefficacité du sel mm'in, qui n'agit qu'en qualité d'eucrasique, et celle du ferro-cyaniire de potassium et d'wre'e, qui n'est tout au plus qu'un diurétique, ne sont guère moins notoires aujourd'hui.

L'acide picrique ou carbazotique, dont la formule peut être représentée par G*2H2Az03,2AzO*,HO et qui provient de l'action de l'acide nitrique sur la salicine, la soie, l'indigo, l'acide phénique, etc., doit, sans doute, à son extrême amertume d'avoir été recommandé comme fébrifuge par Braconnot et Calvert. Bell (de Manchester) et T. iVlafl'at l'ont prescrit à l'état de picrate de potasse, composé peu soluble et peu irritant, et disent en avoir retiré de bons effets; Dujardin-Beaumetz a de son côté préconisé le picrate d'ammoniaque, sans affirmer son efficacité. Mais, ce qu'il y a déplus clair jusqu'ici dans les effets physiologiques et thérapeutiques de VAmer de Welter, c'est la faculté de teindre en jaune d'or la peau de ceux qui en font usage, et cette particularité n'est pas précisément une recommandation aux yeux des praticiens, ni surtout des patients. Ajoutons que l'acide picrique, loin de fortifier l'action des alcaloïdes du Quinquina, comme l'avait espéré L. Lucien Bonaparte, semble au contraire l'abolir, puisque les Pic7'ates de Quinine et de CmcAomne sont restés sans effet dans plusieurs cas de fièvre intermittente.

Les prétentions de l'Arsenic sont mieux justifiées (V. ce mot) et les opinions concordantes d'un grand nombre d'observateurs consciencieux et compétents semblent laisser peu de place au doute sur la valeur de ce métalloïde comme agent de la médication antipériodique.

Nombre à' Eaux mméra/es, qui sont en possession de guérir les fièvres intermittentes rebelles et la cachexie consécutive, doivent probablement leurs vertus à la présence simultanée du fer et de l'arsenic. Telles sont les sources de Cransac, de Saint-Nectaire, de la Bourboule et d'un grand nombre de localités du massif volcanique central de la France. Il en est pourtant dont la composition chimique, connue, ne rend pas compte des vertus que l'observation clinique tend à leur attribuer, et dont l'efficacité ne s'expliquerait que par des principes encore ignorés ou par des états allotropiques et des conditions dynamiques spéciales des éléments minérahsateurs déjà constatés L'eau d'Encausse, par exemple, est peu minéralisée et ne renferme qu une faible proportion de fer et d'arsenic; celle de CamcaTciq^e réputation est plusgrande encore, est principalement sulfatée

Mais c'est surtout parmi les substances végétales, naturelles, que les médecmsont cherché des succédanés àl'écorce des Cinchona. La finie de ces fébrifuges effraie 1 imagination et défie la mémoire. Et, malheureusement, on chercherait en vain parmi ces médicaments si divers un véritable

succédané de notre héroïque fébrifuge. Quelques-uns s'en rapprochent sanrdoute mais il n'en est aucun qui lui soit équivalent. Ne pouvant en dresser une liste complète, je me contenterai d'énumérer ceux qu. nous intéressent le plus, soit parce qu'ils appartiennent à la matière médicale européenne, soit parce que leur efficacité est mieux établie

On remarquera que, dans cette multitude d'espèces végétales, le grand continent asiatique n'en a presque pas qui lui soient exclusives, la plupart de celles qu'il revendique lui étant communes avec l'Europe, soit parce qu'elles Y sont spontanées, soit parce qu'elles ont été propagées chez nous par la culture. Celle-ci se vante de fournir à la thérapeutique un grand nombre de fébrifuges, mais la plupart manquent de puissance. L Afrique et mô.ue l'Australie nous offrent aussi quelques succédanés du Quinquina Toutefois, les plus nombreux et peut-être les plus [^.^'^'^f.^^^^^^^^^^^ encore au nouveau monde et spécialement à l'Amérique méridionale, patrie

'^S«^-'^esque tous nos amers ont été envisagés tour à tou^ mm^^^ X n remplacer le Quinquina dans le traitement des fièvres nalustr^s Beaucoup cependant sont à peu près inertes sous ce rapport, ou du m ns in n'en démontre sérieusement l'efficacité De ce nombre sont «robaWement la quintefeuiUe, l'alkékenge et le p%s«/.», la benou , le 1- Ten d slande et le céirarin, le marrube, la fumeterre, le hêtre, le persil Klaoio le plantain, la verveine etla vigne, desquelsje rapproche arnica llgr sa dénomination de « Quinquina des pauvres „, le chanvre le miUe- «laigie ucuuiii r^iîviop pt Ips coros neutres quil

';„':"artioha>U si riche pourtant ^, ' «0 Vécorce

le houblon elles camomilles donlles vertus lébrifuges sonl

''Au-déssusdeees diverses* suhslanees, nous devons P'»»^ ''f-'" .aule d^onl le principe acUl. ,a saUcU.. a io„> a seT-

grande faveur et n'est cerles pas inactif puisqu .1 , j„

! abloment en acide salic,li,ue dans réconom.e ma.s ne se ^

f .idfipr le sulfate de qu nine ; les feuilles de fiêne avec ia/ju rl'tr:e-rronnierVlndeet|V.™.n. l.p^^^

iénne et ro.yacanlldne, ses '^''^Y'''''''''''- '"'l'^^^^^^ remarj'ai signalé ailleurs (p. 48) quelques-unes des propriétés les piu

""r^T^ier alcaloïde, découvert par Fauré (de Bordeaux), qui lui a donné Ce dernie alc>lo d», y ,t appelé S„s-

Irp'rTechSe italien. La buxine a été proposée dés 18« contre la

fièvre intermittente par un médecin français, le docteur Bazoche. Son emploi, très limité parmi nous, s'est au contraire répandu depuis 1857, en Italie et en Sicile où, sur un total de 404 cas de fièvres intermittentes quotidiennes, tierces et môme quartes, traitées par les docteurs Vitali, Tibaldi Buzzoni, Albani et Mazzolini, on ne compte pas moins de 300 succès contre 104 revers. Mais Cazin, à qui l'on doit de bonnes études sur l'action physiologique de ce médicament et qui l'a administré dans un certain nombre de cas de fièvres intermittentes, n'a pas obtenu une proportion aussi considérable de succès. Les résultats de mes essais ne sont pas non plus aussi favorables à cet agent que le relevé statistique dressé par nos confrères italiens. Ce sujet réclame de nouvelles observations.

Quant à la digitale, dont la puissance d'action sur le système circulatoire est si grande, elle a donné déjà plusieurs succès à Dawy, à GrafTenauer, à Cuirard et surtout à mon illustre maître, le professeur Bouillaud, qui l'a appliquée plus récemment au traitement de la fièvre intermittente et dont l'exemple mériterait d'être suivi.

Fébrifuges asiatiques. — Outre un grand nombre de substances indiquées ci-dessus et qu'il faudrait augmenter du Salix babylonica et du Populiis fre;?iw/a, l'Asie nous offre comme fébrifuges les Tourne fo7'tia a^'gusina, Trichosanthes dio'ica et surtout le Dichroa febrifuga, très usité en Gochinchine, ainsi que différentes espèces de poivres avec leurs principes actifs fort analogues d'ailleurs, savoir : le pipérin da Piper nigrum et la Kavaine ou Méthisticin àn Piper Metkysticwn, propre aux îles de l'Océanie.

Fébrifuges africains. — 11 n'en est guère que trois que nous puissions citer: le Gaïl-Cédra, le Baobab et le Garapa Touloucouma.

Le Gaïl-Gédra, connu dans le commercesouslenom d'acajou du Sénégal, q^Hq Kaya ou Swietenia se/ze^a/ensis (Cédrélacées), dont l'écorce amère odorante renferme un principe neutre, le Cailcédrin (E. Gaventou) auquel elle doit ses propriétés toniques et parfois énergiquement fébrifuges (Rulland, Duvau, Moutard-Martin). Les doses sont à peu près celles du sulfate de quinine. Ce principe est trop peu abondant pour qu'on puisse l'utiliser, mieux vaudrait administrer fextrait aqueux ou d'autres préparations de de Gaïl-Cédra.

h&^diohdth [Adansonia digitata ; Malvacées) habite également la Sénégambie, mais il a été transporté aux Indes-orientales et même aux Antilles oîiP. Duchassaing en a étudié l'action fébrifuge, connue des nègres d'Afrique et indiquée par Adanson, qui la rapportait, à la vérité, non à un principe particulier, mais simplement aux propriétés émoUientes du mucilage très abondant que renferme l'écorce de cet arbre colossal. On prescrit la décoction d'écorce à 30-40 pour 1,000 grammes d'eau.

Le Garapa Touloucouma est une matière extractive qui n'est guère connue que parl'étude chimique dont elle a été l'objet de la part d'Eug. Gaventou. Je dois à ce chimiste distingué d'avoir pu en commencer les applications chniques dans quelques cas d'affections fébriles, où elle m'a paru n'être pas sans efficacité, bien que son action, si j'ose conclure d'après un très

petit nombre de faits, soit plulôtcelle d'un tonique que d'unanlipériodique vén Lcil^l G

Fébrifuge australien. — De temps immémorial V Eucalyptus g lobulus (V. ce mot) était employé par les naturels de la Terre de Van Diémen contre les fièvres intermittentes. Les propriétés fébrifuges de ce magnifique végétal semblent confirmées par de nombreuses observations dues à des médecins pratiquant dans des contrées marécageuses (Tristany, Carlotti, Tedeschi, Lambert, Lorinser, Brunei, Castan, etc.).

Succédanés américains des Cinchona. — La liste en est longue ; mais ici comme ailleurs nous trouvons beaucoup de substances simplement douées d'une amertume plus ou moins forte et agissant comme telles. Voici les noms des espèces sur lesquelles l'attention s'est principalement portée.

L'Amérique méridionale fournit: le cédron (p. 72), qui croît dans la Nouvelle-Grenade ; le bébéeru {Nectandra Rodiei), écorce d'un arbre de la Guyane, dont les vertus antipériodiques ont été constatées par Rodié, Maclaglan W. Pepper, A. Becquerel, etc., et qui renferme deux alcaloïdes, la bébéerine, ayant la même formule C->m^<>kzO^ que celle assignée à la morphine par Regnault, et la Sépéerine ; le Chuquiraga insigms, le jaravisca, le copalcbi [Croton pseudo-china), le canchalagua {Frythrea chilensis). Au Brésil appartiennent le Strychos pseudo-chhia, les Solarium pseudo-chma, Evodia febrifuga, Galipea febrifuga, Picorea febrifuga, le canhellma rouge, l'abutua [Abuta concolor et rufescens, Aublet), le caferana, VAgomada ou Plumeria lancifolia, VAngelina pedra et le pao-Pereira (P^cmmma citiata, Ruiz etPavon. — Gassuviées) dont les alcaloïdes, l'agoniadine etl angelme, ont été découverts par Peckolt de Cantagallo et la péreirine par Peretti et

L'Amérique du Nord est moins bien pourvue ; cependant elle se prévaut du tulipier (Liriodendrum tulipifera, Magnoliacées) qui habite la Virginie et dont l'écorce jouit de quelque réputation comme fébrifuge, ainsi que d'une des nombreuses sortes de guaco, constituée par VEupatonum perfo-

liatum Gelsemium. . .

Gelsemium. - De plus, ces dernières années ont vu surgir un médicament d'une réelle importance si l'on en juge par les nombreux travaux auxquels il a donné Ueu, et que j'ai eu le regret de ne pas voir mentionné dans le nouveau Codex: je veuxparler d'une hane qui se rencontre en Géorgie en Floride et en Virginie, et qu'on connaît aux États-Unis sous les noms de Wild ou Yelloiv Jessamine (Jasmin sauvage ou jaune) ou bien de nna Woodbine (Chèvrefeu-iUe sauvage). C'est le Ge/semuou nitidim , Michaux (Svn Bignonia sempervirens, Gelsemium sempervirens, Ait.). L écorce de a racine de cette plante renferme un alcaloïde en combinaison avec un acide organique à l'état de Gehémiate de Gelsémine, cristallisable. On lui altr Due une puissante action physiologique dont je vais dire les Pjf^^^"^ J m^^^ différentes propriétés curatives, entre autres une action fébrifuge tellement ap^Se en Amérique qu'on lui a donné le nom ^^élecirical féb.fuge, que nous allons étudier avec quelques détails.

Composition. — On trouve dans la racine deux principes importants : Vacide getséminique, découvert par Wormley en 1870, et l^gelscmme retirée par Fredigke. Le premier est cristallisé en aiguilles, incolore, sans odeur et saveur, très peu soluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau bouillante, soluble dans les alcalis.

La Gelsémine est une poudre blanche, amorphe, inodore, trèsamère, peu soluble dans l'eau, plus soluble dans l'éther etle chloroforme, mais formant des sels que l'eau dissout très facilement.

Action PHYSIOLOGIQUE. —Usages. — D'après Sydney-Ringer et Murrell, qui ont surtout bien étudié la question, deux symptômes principaux dominent cette action : un état paralytique et de l'excitation convulsive, quand on observe chez les animaux auxquels on a fait prendre des doses fortes.

La paralysie porte d'abord sur le système musculaire et produit la faiblesse et la résolution générale, et ensuite sur la respiration, qui se ralentit et s'arrête.

La circulation est généralement peu influencée; le cœur continue de battre longtemps après que la paralysie musculaire est apparue, et il finit par s'arrêter en diastole (Rouck).

Les phénomènes convulsifs rappellent un peu ceux du tétanos ; toutefois les secousses convulsives sont de très courte durée et se montrent alors que la résolution musculaire est des plus évidentes.

Les effets paralysants ont pour conséquence assez curieuse la saillie du globe oculaire hors de l'orbite, très accusée chez le lapin, résultant évidemment du défaut de fonctionnement des muscles moteurs de l'œil et des paupières, et de plus un larmoiement évident. Quant à la paralysie respiratoire, elle cause souvent secondairement les convulsions asphyxiques.

Chez l'homme, les effets du Gelsemium sont les suivants à doses thérapeutiques fortes: sentiment douloureux au niveau des sourcils, vertiges, paupières lourdes et endolories, troubles de la vue, diploplie, pupille contractée, difficultés d'écarter les paupières l'une de l'autre. Bientôt les sujets éprouvent une constriction pénible au-dessus des sourcils, la paupière supérieure est tombante, les yeux ont peine à s'ouvrir, il y a du strabisme interne double, de la faiblesse des jambes, delà pâleur, de l'assoupissement, des bâillements, un besoin de sommeil auquel on résiste difficilement, de la sécheresse de bouche et de gorge qui oblige les patients à boire fréquemment. Ces accidents se dissipent promptement sans laisser de traces. Mais on a vu des cas de mort.

Il est une anomalie souvent signalée à propos de l'action physiologique du Gelsemium, c'est qu'il rétrécit la pupille quand on l'administre à l'intérieur et la dilate comme la belladone en applications sur l'œil.

On suppose que le Jasmin sauvage agit surtout sur la moelle épinière. sur le centre respiratoire automatique et sans doute sur les nerfs moteurs de l'œil, pour expliquer les différents effets que nous venons de rapporter. Et, seconde hypothèse, il pourrait exister dans cette plante deux principes: l'un paralysant, l'autre tétanisant.

Les usages de ce médicament ont une certaine importance. Outre la qualité de fébrifuge et d'anlithermique (Gray) qu'onlui reconnaîten Amérique, on admet encore une sorte d'action spéciale contre la névralgie faciale, particulièrement celle qui résulte d'une altération dentaire (Jurasz, Spencer Thomson, James Sowyer, Massini, Cordes), et l'on a signalé ses bons effets contre la dysménorrhée, l'asthme et les toux convulsives en général; contre la dysurie et même (Herlzka) la crampe des pianistes. Il passe encore pour calmer les démangeaisons si cruelles de quelques dermatoses: prurigo, eczéma (DuncanBulkley). Enfin certains ophtalmologistes le proposent (ou mieux son principe la Gelsémine), comme mydriatiquepropre àremplacer labelladone, dans les cas où la pupille ne doit pas rester longtemps dilatée (Tweedy, Sones), parce que son action est précisément fugace.

Pour toutes ces applications on a surtout recours à deux préparations obtenues de la racine: la teinture de Gelsemium et V extrait liquide, qu'on prescrit, la première à la dose de dix gouttes plusieurs fois par jour, le second à celle de 10 à 40 centigrammes.

La Gelsémine n'est guère usitée qu'en collyre, au 100% et pourrait se prescrire à la dose de 32 à 65 milligrammes (Grover Goe).

Ceci dit, je reviensà l'étude du quinquina.

Modes d'administration et doses. — On fait un usage assez fréquent de \3ipoudrede Quinquina soit à l'extérieur, soit à l'intérieur. Tantôt l'écorce est grossièrement pulvérisée, tantôt elle est réduite en poudre presque impalpable. Dans le premier cas, elle sert ordinairement à la fabrication de différents produits secondaires, tels que le vin de Quinquina; dans le second, elle sert à saupoudrer des plaies atones, et comme moyen à la fois absorbant et astringent. Seulement, je pense qu'on devrait toujours recourir à la poudre fine, dont la plupart descellules, brisées mécaniquement, cèdent plus facilement aux différents menstrues les principes actifs dont elles sont chargées. Je la prescris habituellement pour préparer la macération à froid aussi bien que. le vin de Quinquina, ce qui dispense d'ajouter à celui-ci l'alcool destiné à faciliter la dissolution des kinates de quinine et de cmchonïne. Ldi poudre de Quinquina gris Huanuco, comme ceUe des Quinquinas rouge et Galisaya, se donne par la bouche à la dose de 30 centigrammes à 20 grammes dans du pain azyme ou sous forme d'opiat, avec une quantité suffisante de sirop. La poudre de Quinquina est quelquefois associée à celle de cannelle pour y joindre l'action stimulante, ou bien avec celle de rhubarbe pour prévenir la constipation, sans rien enlever de l'action tonique.

Préparations de Quinquina par l'eau. — On emploie \â tnacération de Quinquina à froid, Vinfusion dans l'eau bouillante et la décoction. La première n'entraîne guère que le quart (Soubeiran) des alcalis, avec la plus grande partie des substances astringentes, solubles : tannin et rouge cinchonique. La seconde est la plus chargée d'alcaloïdes. Quant à la troisième, elle contient la majeure partie de ce qui constitue l'extrait aqueux : les kinates de quinine, de cinchonine et de chaux, la gomme, le rouge cinchonique so-

QUINQUINA HOUGE.

lubie (acide tannique), la matière colorante jaune, l'amidon et une portion des composés de rouge cinchoniqiie et d'alcaloïdes. La liqueur transparente à chaud est toujours opaline quand elle est refroidie, à cause de la précipitation du tannate d'amidon et de la moindre solubilité à froid des composés de rouge cinchonique et d'alcaloïdes.

En conséquence, on prescrira la macération en qualité d'astringent et l'infusion ou la décoction comme fébrifuge. L'addition d'une petite quantité d'acide sulfurique ou chlorhydrique à la poudre de Quinquina favorise singulièrement la dissolution des principes actifs. Il faut, au contraire, se garder d'employer des alcalis minéraux qui rendraient la solution plus colorée, mais inerte, parce que les tannâtes alcalins sont dénués d'astringence et que les alcaloïdes organiques seraient précipités (Bouchardat).

La décoction de Quinquina acidulée se prépare avec : Quinquina Calisaya, 20 grammes ; eau, un litre; acide sulfurique alcoolisé, 2 grammes.

L'extrait mou de Quinquina gris obtenu par l'eau se donne à la dose de SO centigrammes à 12 grammes par jour, en pilules et en potion. C'est une bonne préparation tonique et même antipériodique ; mais sous ce dernier rapport elle est inférieure à Y extrait de Quinquina jaune Calisaya.

V extrait sec de Quinquina, ou sel essentiel de Lagaraye, très pauvre en alcaloïdes, n'est guère qu'un tonique astringent.

Préparations de Quinquina par l'alcool. — L'alcool à 21° est préférable ^ celui qui est plus concentré, parce qu'il dissout mieux les kinates.

La Teinture de Quinquina se prend à la dose de 2 à 15 grammes.

La Teinture de Quinquina composée ou Via d'Huxham, contient de la serpentaire de Virginie et de l'écorce d'orange amère.

Le vin de ÇM2>25'wma, préparé selon la formule du Codex, se prend à la dose de 50 à 150 grammes par jour. Bouchardat conseille d'élever la proportion du Quinquina pour obtenir une liqueur fébrifuge. Voici la formule :

Quinquina Calisaya, 125 grammes ; écorce d'Angusture vraie, 15 grammes ; alcool, 250 grammes ; vin blanc de Bourgogne, acide, 1,000 grammes.

De 50 à 100 grammes comme fébrifuge; de 20 à 30 grammes comme tonique.

Le Vin de quinquina composé renferme de la camomille et de l'écorce d'orange; c'est une excellente préparation tonique.

V Extrait alcoolique de Quinquina est un fébrifuge très énergique quand il est préparé avec du Calisaya ou avec des écorces riches. Dose, de 30 centigrammes à 4 grammes.

La Résine de Quinquina, qui contient, outre les alcaloïdes, des matières grasses et colorantes, est dans le môme cas.

Le Quinium de Labarraque est un extrait alcoolique de Quinquina à la chaux qui est dosé, et renferme des proportions sensiblement constantes des deux alcaloïdes principaux de l'écorce du Pérou; 4 grammes 50 centigrammes de cet extrait représentent un gramme de Sulfate de Quinine uni à 50 centigrammes de Sulfate de Cinchonine. On en fait des pilules de

Page 1