‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 170 sur 384 · SABINE · texte numérisé non relu

SABINE

à sa suite. De plus ses principes acliTs sont absorbés, et portent, de toutes parts, leur action stimulante ou irritante, suivant la dose. Il en résulLe de la fièvre, de la salivation, de la cholirrbée, de la fréquence d'urine, de l'hématurie et quelquefois de la métrorrhagie. On a vu la vie s'éteindre au milieu de ces désordres, et l'autopsie a permis de constater les signes d'une violente inflammation du canal alimentaire, et une fois la rupture de la vésicule du fiel, qui avait laissé épancher son contenu dans la cavité péritonéale. Le foie a été trouvé volumineux. A dose faible elle est bien tolérée et peut devenir par son huile essentielle diurétique et eraménagogue.

La Sabine exerce principalement son action irritante ou stimulante sur le tube digestif, qui la reçoit d'abord, et sur les reins, chargés en grande partie de son élimination. Ses autres effets sont secondaires dans l'ordre d'importance comme dans l'enchaînement sériai. L'action emménagogue, démontrée par Home et d'autres observateurs, parait être attachée à l'impression que fait au passage l'huile volatile sur les surfaces internes des organes uro-poiétiques étroitement liés à l'appareil génital. Quant aux vertus abortives de la Sabine, elles n'ont rien de direct ni de constant, et le fœtus n'est souvent expulsé qu'au milieu d'accidents terribles qui mettent la vie de la femme en péril. Encore, des doses considérables et longtemps répétées sont-elles parfois demeurées sans résultats. Fodéré parle d'une femme qui, pour se faire avorter, prit chaque matin, pendant vingt jours, une centaine de gouttes d'huile volatile de Sabine, et qui accoucha à terme d'un enfant vivant.

Metsch n'a-t-il pas, d'ailleurs, conseillé l'administration de la Sabine et de l'ergot pour empêcher l'avortement? Cet exemple n'est à imiter qu'avec

la plus sage réserve.

Substances synergiques, auxiliaires. — Les huiles volatiles, les térébenthines et les corps qui en renferment, jouissent de propriétés physiologiques plus ou moins analogues à celles de la Sabine. Dans son action locale, elle peut être aidée par les toniques, les substances rubéfiantes, vésicantes ou légèrement cathérétiques. Comme abortive, la Sabine trouverait des auxiliaires dans les drastiques, le séné et les convulsivants de l'utérus.

Substances antagonistes. — Antidotes, contre-poisons. — Nous ne voyons point à la Sabine d'antagonistes dynamiques bien caractérisés. Mais les émoUients, les mucilagineux, les astringents, peuvent en atténuer l'action locale. Les opiacés, les narcotiques et les stupéfiants peuvent calmer l'in i-. tation qu'elle a fait naître.

Usages. — Modes d'administration et doses. — La poudre ou le suc exprimé de la plante sert à faire tomber les verrues, à ranimer les ulcères indolents, et à faire périr les parasites de la gale et de la teigne. Une poudre composée à parties égales de Sabine et de vert-de-gris est considérée, par quelques praticiens, comme le topique le plus efficace pour réprimer les végétations syphilitiques. En Angleterre, le Cérat de Sabine sert à entretenir les vésicatoires {perpétuai blistei\<<). Et l'on a préconisé la décoction (30 «gr.

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