ÉTHER RECTIFIÉ DU C0M9IERCE, ÉTHER DIT SULFURIQUE
Cette sorte représente un produit impur d'une densité de 0,724 à + 15°, renfermant de l'alcool et de l'eau, parfois même d'une densité de 0,735, contenant 8 0/0 d'alcool, de l'huile douce de vin, etc., et bon tout au plus pour la médecine vétérinaire.
EXTRAIT DE SATURNE. — Voy. AcÉTATE (Sous-) DE PLOMB LIOUIDK.
FER, Fetrum.
Angl. : /?•(>/«. — AU. : Eisen.
Le Fer, métal blanc grisâtre, d'une densité de 7,79, appelé Mars par les alchimistes, est l'un des métaux les plus répandus dans les trois règnes de la nature. Bien qu'en minime proportion dans le sang de l'homme et des animaux supérieurs, il en constitue néanmoins un élément essentiel. On estime que le corps humain en contient un peu plus de 3 grammes. Il entre dans la composition d'un grand nombre d'eaux minérales qui lui doivent leurs plus importantes propriétés médicinales. Les eaux martiales carbonatées les plus connues, parmi celles qui ne sont pas gazeuses, sont celles de La Bauche, Aumale, Forges (Seine-Inférieure), Ghâteau-Gontier, Provins, Cambo, Martiné-Briant, Bonne-Fontaine (Moselle), Dinan (Côtes-du- Nord), etc., en France. Les principales eaux gazeuses ferrugineuses sont, dans l'ordre de leur plus grande minéralisation, celles d'Orezza (Corse), de Cayla, Montbrison, Spa, Cassuéjouls, Schwalbach, Neyrac, Griesbach, Andabre, Pyrmont, Vic-sur-Cère, Oriol, Sylvanès, Bussang, Vichy (Mesdames), Montrond, etc. Il faut y joindre des sources sulfatées ferreuses ou ferriques, telles que celles d'Auteuil, Passy, Celles, Cransac, de la Dominique et Saint-Louis, de Vais, et peut-être la source ferrugineuse de Hammam-Meskoutine (Algérie). Une petite proportion d'arsenic accompagne généralement le fer qui se trouve parfois associé au manganèse, comme à Luxeuil.
Action physiologique. — Le Fer métallique est d'abord inerte, ou plutôt il ne peut exercer qu'une action mécanique ; mais dans l'estomac il rencontre des acides qui le dissolvent aisément, et dès lors il acquiert de l'activité moléculaire.
L'oxydation préalable du Fer qui va se combiner avec les acides met en liberté du gaz hydrogène, lequel à l'état naissant, se combine avec le soufre de l'albumine et des aliments pour former de l'hydrogène sulfuré. Telle est l'origine des renvois nidoreux qui suivent l'ingestion des poudres de Fer métallique.
Les sels de Fer sont les plus salubres et les moins toxiques de toutes les combinaisons métalliques. Leur action topique, immédiate, généralement styptique ou astringente, parfois irritante ou caustique, sera mieux décrite à propos de chacun d'eux en particulier. Nous ne parlerons ici que des effets diffusés et constitutionnels, communs à toutes les préparations martiales.
Quand le Fer, préalablement salifié ou consécutivement dissous par les acides gastriques, pénètre dans la circulation, on dit qu'il communique d'abord au sang des qualités plastiques en rapport avec l'action coagulante qu'il exerce sur les principes constituants du liquide sanguin. Puis il en augmente la richesse en fournissant aux hématies un élément indispensable à leur formation. Par cette double action il accroît la force du sujet, excite le système nerveux et la circulation, et va jusqu'à produire des phénomènes de pléthore et la fièvre. En un mot, le Fer est le type des médicaments réputés hématiniques, à cause de leur pouvoir sanguificaleur. C'est un recorporant et un tonique analeptique par excellence.
Contrairement à la règle générale et à l'opinion reçue, les persels de Fer