GÉLATINE ANIMALE, COLLE DE FLANDRE PURIFIÉE
par jour pendant quelques mois il ne détermine aucun effet physiologique.
Donc ses propriétés curatives dans les maladies du foie sont des plus problématiques.
Sous le nom de Fen-ocyanwe de potassium- et d'urée, on a préconisé un simple mélange de ce dernier principe avec du prussiate jaune de potasse, auquel on attribuait des propriétés fébrifuges, mais c'est ce que l'expérience n'a pas confirmé. Tout au plus le mélange pourrait-il devenir diurétique et produire ainsi une légère sédation circulatoire et calorifique.
FLEURS DE BEiVJOIN. — Yoy. Acide benzoïque par sublimation.
FLEUR DE SOUFRE. — Voy. Soufre sublimé.
FLEUR DE SOUFRE LAVÉE. — Yoy. Soufre sublimé lavé.
FLEURS DE ZL\C. — Voy. Oxyde de zinc par voie sèche.
FOIE DE SOUFRE. — Voy. Sulfure (tri-) de potassium solide.
GÉLATINE ANIMALE, COLLE DE FLANDRE PURIFIÉE, Gelalina. Angl. : hinglass. — AU. : Knochenleim.
La Gélatine, nommée communément Colle de Flandre, est une matière animale quaternaire azotée, du groupe des substances protéiques, quia pour formule G^HioAz^Os. Elle se gonfle dans l'eau froide, se dissout dans l'eau bouillante, et forme une gelée plus ou moins consistante, qui, en se solidifiant à l'air, prend une extrême cohésion. Le tannin la coagule et la précipite complètement de sa dissolution.
La substance impure, livrée par le commerce sous le nom de Colle de Flandre, est extraite des os, de la peau et des cartilages des Mammifères ruminants, et contient, par conséquent, delà chondrine [o(C^2j-126.\z4qu^ i g-i laquelle, comme on le voit, contient du soufre, d'après Ch. Robin.
La Colle de poisson [Hausenblase) est, au contraire, de la Gélatine à peu près pure.
La Gélatine représente à peu près la totalité de la substance azotée contenue dans les extraits de viande vendus sous le nom du baron Liebig ou bien sous d'autres étiquettes commerciales, et dont on prétend faire la panacée de toutes les maladies de langueur. Pour ces raisons le thérapeutiste doit s'occuper des extraits de viande, et je trouve naturellement l'occasion d en parler ici. Or, les expérimentations sur les animaux, faites par Kemmerich et par notre compatriote P. MuUer, démontrent que les préparations de cette sorte sont à peine alimentaires, et les analyses chimiques de Ritter, professeur suppléant de la Faculté de Nancy, nous expliquent ce défaut de GuBLER et Labdée, 3' édition. «o