GÉLATINE ANIMALE, COLLE DE FLANDRE PURIFIÉE
analités nntriUvcs en nous prouvant que les exU-ails du commerce ne contiennent pas plus de 0,445 à 2,20 de matières albuminoïdes par kilogramme, c'est à-dire 200 fois moins qu'un poids égal de viande fraîche Encore ces matières ne sont-elles ni de l'albumine proprement dite ni de la synlonme, ma simplement de la Gélatine et de rosmazôme. Les autres produits azolés sont des matières extractives (créatine, créatinine, acide inosique, xanthine etc ) inaptes à la recorporation et dont le destin est d être promptement éliminées. Dans tout cela, comme le fait remarquer le D' Muller, il n'y a rien non plus qui donne l'idée d'une substance dynamophore. Par conséquent l'extrait de viande ne saurait à aucun titre être considéré comme la quintessence de la chair musculaire et comme 1 équiva ent nutritif de la masse de viande fraîche qui l'a fourni. Faut-il en conclure que ce qu'on vend sous cette dénomination est absolument inerte et sans valeur aucune? Ce serait aller trop loin. La Gélatine est assurément un ahment ncomplet, mais c'est une substance alibile ; d'ailleurs elle est accompagnée r tous les sels de la chair musculaire, notamment des sels potassiques, auxquels il convient de joindre divers principes odorants et savoureux fables de stimuler l'appétit et d'activer la digestion^C'est - réah ' substance peptogène; et, de plus, d'après les ^^^^^^^.^^^ 7°; nomise en brûlant dans l'organisme l'albumine ^^'^'^^"^ j^/'^^, et les graisses. D'où résulte qu'elle joue en défimtive un rôle analogue aux aliments hydrocarbonés. Par conséquent si les extraits de viande restent drcondiments qui peuvent encore trouver d'utiles applications, rien ne f, sliria nrétenUon de ceux qui veulent en faire des reconstituants par ' ^Xt^r^même pu alle^r jusqu'à dire que ^'-a^e-.^ faU nnelauefois aurait l'inconvénient de fatiguer 1 estomac, a enira^ ei lïém^tos^ et de gêner l'échange nutritif, ^^^f^^^:^^^^ sont pas à craindre lorsqu'on associe les extraits de viande à une alim
"ïr^^^r^^^male, en dissolution dans l'eau, est une substance douce onctueuse, susceptible d'assouplir la peau et de ^^^^^^^/j.^;^ tégument externe est le siège. Aussi l'emploie-t-on ^^^^^f ^J^^^^' ^"J/^^^ à reau d'un bain simple ou déjà additionné de son ou d ^r^^don POur ^ battre les affections cutanées accompagnées de prurit « t " ou tempérer l'éréthisme général dans certaines maladies phlegmasiques
""es médecins, tr6s conflants dans les facultés absorbantes de la peau ou dans une prétendue action corroborante d'un prmcipe alibile, se persuadent, à tort, que les bains gélatineux sont [on^q^e^-
La dose de Colle forte, pour un bain entier, est de 500 giamraes, q fait préalablement dissoudre dans l'eau à l'aide de l'él^^ll^^';^-
En pharmacie la Gélatine a de multiples usages. ^'^^l^^^^^^ rnnlles dites médicamenteuses dans lesquelles on enferme les drogues Wabl a^goût ou volatiles. Ou bien elle devient sous e nom de GZlf:!:i>^c^e un véhicule pour un certain nombre de médicaments.
GLYCÉRINE OFl'lCINALE. 771
qu'on aclrniiiislre alors sous forme de perles solides, gouttes perfides, de Serniant, ou de petits disques miuces faciles à dissoudre dans un peu d'eau liôde. Chaque perle, chaque disque renferme un poids connu de médicament, s'avale dissous dans un peu d'eau tiède ou devient un collyre qu'on applique à la face intérieure de la paupière. On pourrait avec la Gélatine médicamenteuse composer de petites pharmacies portatives qui ne représenteraient qu'un volume insignifiant et serviraient à la médecine d'urgence (Almen, Pietro de Cïan). Les disques préparés par Savory et Moore (collyres), Vée et Duquesnel, offrent généralement toute garantie de dosage.
La Gélatine entrait dans la composition des appareils en stuc pour fractures, aujourd'hui inusités. Richet se servait d'une solution de 2 parties de Gélatine dans 1000 parties d'eau additionnée d'un poids égal de plâtre.
GLYCÉRINE OFFICINALE, Glijcerina seu Glycerinum.
Angl. : Glt/ce)'ine,sweet principile of oi/s. — Ail. : Glycerin, Oilsûss, Oilzucker.
La Glycérine est un alcool triatomique qui a pour formule CH^O''. Elle fait naturellement partie de l'huile de palme, mais on l'obtient artificiellement des corps gras neutres saponifiés par les bases minérales en présence de l'eau.
La Glycérine est un liquide sirupeux, qui attire l'humidité de l'air. Elle est soluble en toute proportion dans l'eau et l'alcool, nullement dans l'éther et le chloroforme, et dissout à son tour un grand nombre de substances : le brome, l'iode, l'iodure de soufre, les chlorures et les sulfates alcalins, les nitrates de soude et d'argent, le sulfate de cuivre, le tannin, les alcaloïdes végétaux, etc., etc.; mais non les corps gras neutres dont elle provient. Elle doit être neutre au tournesol, avoir une densité de 1,242 et ne pas se colorer au contact des sulfures alcalins.
Elle est à peu près infermentescible, et comme, par sa consistance, elle abrite parfaitement du contact de l'air en même temps qu'elle dissimule l'eau, dont elle est très avide, elle s'oppose par ce double moyen à la décomposition spontanée des substances organiques et spécialement à la fermentation putride.
Action physiologique. - Par sa saveur franchement sucrée, la Glycérine mérite 1 appellation de principe doux des huiles; mais si elle est absolument inoffensive pour les organes du goût, habitués au contact des substances sapi es souvent douées de propriétés chimiques actives, il s'en faut en
enflammée"" ''^^^""^^«^ ^'^^^^-'-^
des aa!fné"d' " "^"""^ Polyatomique sucré, et retient quelque chose des qualités du groupe que sa composition rappelle. Aussi cause t HIp d,,
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Dicrn^oc A',... I n • paupières. Les sensations sont accom-
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GLYCÈUINE OFFICINALE.
Celte irrilalion lopiqne qui so produiL avec la Glycérine la plus pure, se montre à un degré plus prononcé quand le médicannenl a subi depuis quelque temps le contact de l'air et a pu s'acidilier. Toujours est-il que les onctions de Glycérine sur des surfaces eczémateuses, par exemple, déterminent une sensation de brûlure parfois intolérable. D'un autre côté, la Glycérine mouille l'épiderme, dont elle maintient la souplesse, grâce à sa propriété hygrométrique. En vertu de cette même propriété, elle s'empare des produits de l'exhalation cutanée et relient à la surface de la peau les principes irritants de la sueur. Elle ne s'absorbe pas à la surface de la peau intacte (Demarquay), et s'opposerait même à l'absorption des principes médicamenteux qu'elle tient en dissolution (P. Yigier). D'autre part on peut l'injecter sous la peau en toute sécurité : elle ne cause pas d'irritation du tissu cellulaire.
J'ajouterai qu'en quahté d'alcool elle est antiseptique et peut devenir un liquide conservateur pour les substances putrescibles.
A l'intérieur les hautes doses de glycérine sont toxiques pour les animaux, à la condition de les faire pénétrer d'un coup dans l'organisme. Le glycérisme aigu ainsi produit (Dujardin-Beaumelz et Audigé) se traduit par de la douleur au lieu d'injection, de la tristesse de l'animal qui pisse du sang et aies muqueuses desséchées. La température baisse, les forces diminuent; il se produit de la somnolence, du ralentissernent de la respiration et du pouls et la mort survient dans un état convulsif qui rapelle le slnjchmsme. A l'aùiopsie on trouve des congestions viscérales intenses avec noyaux apoplectiques dans les poamons. Bu réalité le glycérisu.c aigu et l'intoxication par les hautes doses d'alcool sont identiques au point de vue de leur
symptomalologie. . ,
La Glycérine s'élimine par les reins et par le foie, mais nullement par les
glandes sudoripares. , , i » .^ia
Au contraire les doses élevées, mais fractionnées, sont généralement tolérées sans accidents, grâce à l'élimination rapide de la Glycérine
Adoses assez faibles elle devient un médicamentreconstituant(W.Lauder- Lindsay), stimulant la nutrition, facilitant l'assimilation (Davasse), développant l'appétit (Benavente). En effet, 1 urée augmente dans 1 urine par suite d'une assimilation meilleure des aliments (CaliUon) ; en outre 1 acide carbonique est excrété plus abondamment. Donc l'on conçoit facilemeut que le poids des sujets augmente pendant l'usage de la Glycérine (libnè). A dose forte chez l'homme, cette substance est simplement purgative et
eir^probable que la Glycérine est brûlée dans l'économie (Gorup-
Besanez), prise en petite quantité. „n.pntani J'ajoute on terminant qu'elle modifie profondément l'urine, augmeniani sa quantité, puis, comme je l'ai dit, les proportions de l'urée, les chlorure, et les phosphates, et elle lui donne un pouvoir réducteur énergique vis-avis des oxydes de cuivre, de bismuth et d'argent (Plosz). uLe:3. - La chirurgie met à prolit les propriétés antiseptiques de la