‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 32 sur 384 · ANIS VERT OU ANIS · texte numérisé non relu

ANIS VERT OU ANIS

voies, puis sur l'ensemble du système, et en dernier lieu sur les émonctoires par lesquels s'échappent les substances volatiles et résmoides. Mêlée à des liquides organiques, elle en arrête la fermentation putride

Usages. - L'Angusture est indiquée toutes les fois qu il s agit de stimuler les organes digestifs et circulatoires, de soutenir les forces dans les maladies adynamiques ou de les relever à la suite de longues souffrances. Elle rend des services dans les dyspepsies atoniques, dans les fièvres intermittentes et rémittentes bilieuses des pays chauds, qu'elle combat avec une énergie égale ou supérieure à celle du quinquina (Hancock) ; dans certaines fièvres continues de mauvais caractère, dans la débilité générale et dans les catarrhes des muqueuses intestinale ou bronchique. On en fait aussi des applications topiques sur les ulcères scorbutiques et putrides. En résumé l'Angusture vraie réunit les propriétés du quinquina et du Colombo et peut se comparer à ces médicaments ; malheureusement sa confusion facile avec la fausse angusture, l'écorce si dangereuse du vomiquier, en restremt tout

^ MlEtTADMiNisTRATioN ET DOSES. - L'écorco dcs Cuspavia se donne en poudre à la dose de 2 à 4, jusqu'à 12 grammes par jour

Les moines hispano-américains en font un extrait. En Europe on 1 emploie de préférence sous forme de teinture, à'infusion ou f f première à la dose de 4 à 8 grammes, et la seconde à la dose de 30 à 60 grammes; la troisième étant réservée pour l'usage externe.

ANIS ÉTOILÉ ou BADIANE, Illicium anisatum, L. - Magnoliacées. Angl. : Badian, Indian Anise. - Ail. : Sternanis.

Cet arbuste de la Chine, des Philippines et du Japon, porte des f.ut s d'une odeur suave identique avec celle de l'anis mais plus fragrante encore, la Badiane. Leur goût est amer, âcre, '^l^^f/'l''^^^^

On y trouve une huile essentielle analogue à celle ^°^^Jf ^' '^^ principe actif; une huile grasse, puis du tannm, une résme msipide et

d'autres matières sans importance. ^ . , . ^.„e VTnHP romme

L'anis étoilé est employé dans l'extrême Orient et dans 1 Inde comme

stomachique, carminatif et diurétique. nnalité

On le donne contre la colique, le rhumatisme, et surtou n^^^^^^^ d'alexipharmaque, dans les empoisonnements par Il sert surtout comme aromate et assaisonnement; on sermce la oo avec son infusion; on le brûle à la manière des autres parfums. Enûn on

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DOSES. - 2 grammes de poudre pour une tasse d'infusion ; 10 grammes à'alcoolflt.

ANIS VERT ou ANIS, Pimpinella Aniswn, L. - Omdellifères-Amm.nées. Ano-1. : Anise, Aniseed.-A\\.--An,s.

ANIS VERT OU ANIS. 21 Le Pimpinella Anisum vient spontanément dans l'archipel grec et en Egypte.

Composition. — Ses semences contiennent de l'huile volatile, de la résine, de la stéarine et de la chlorophylle combinées, une huile grasse et nombre d'autres principes de moindre importance (Brande^ et Reimann). L'huile volatile, anéthol ou camphre d'anis, est même double (Cahours), et renferme deux substances : l'une solide à la température ordinaire (stéaroptène), l'autre liquide (éléoptène) ; celle-ci trois fois plus abondante que l'autre.

Action physiologique. — Les Anis sont les semences d'Ombellifères les plus usitées parmi nous en raison de leurs qualités agréables autant qu'énergiques. Quand on les mâche, ils développent un goût fortement aromatique et chaud, qui excite la sécrétion salivaire, et laisse à sa suite, au contact de l'air, une sensation de fraîcheur analogue à celle de la Menthe. Dans l'estomac ils ne produisent qu'une sensation de chaleur, et déterminent par action réflexe des contractions plus énergiques de la tunique musculaire, favorables aux actes chimiques de la digestion et capables d'expulser les gaz qui se trouvent en excès dans le ventricule et même dans le reste du tube digestif.

Absorbée, l'huile essentielle d'Anis porte l'excitation dans l'appareil circulatoire; le pouls devient plus fréquent et plus fort; la chaleur augmente, ainsi que le développement du réseau capillaire. Si la dose est forte, il survient du mal de tête. La sueur met fin à cette fébricule artificielle. Quelquefois il y a accroissement de la diurèse.

L'huile volatile et la résine s'échappent par les voies respiratoires, la sueur, l'urine et le lait. On en reconnaît le parfum dans cette dernière sécrétion, tandis que l'urine acquiert sous son influence une odeur désagréable, qui prouve que l'essence s'est en partie transformée dans la circulation sanguine. En traversant ses voies d'élimination, l'huile volatile d'Anis produit des effets .variables selon l'appareil : excitant l'activité sécrétoire des uns (glandes sudoripares ordinairement; reins quelquefois; mamelles peut-être) ; diminuant celle des autres (muqueuses en général, particulièrement celle des bronches et de l'appareil urinaire). Nothnagel et Rossbach la rapprochent quant à son action de l'essence de térébenthine et du camphre.

Usages. — L'Anis sert à fabriquer une liqueur de table très estimée, il entre comme condiment dans plusieurs mets.

En médecine, il est employé comme stimulant de la digestion dans la dyspepsie atonique ou par défaut d'action de l'estomac; comme excitant de la contractilité gastro-intestinale, afin d'expulser les gaz en excès; <îomme calmant des coliques flatulentes, surtout chez les enfants; comme correctif de 1 action irritante des cathartiques. Enfin on l'a quelquefois administré dans le but d'activer et de modifier la sécrétion lactée : Trousseau, par exemple, le faisait prendre aux nourrices pour calmer les coliques de leur nourrisson ; ou bien de réduire la quantité et de diminuer la purulence de l'expectoration.

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