CIRE D'ABEILLES
nymphomanie, le satyriasis, le diabète laiteux (galactorrhée), où elle agit sans doute en éteignant la sensibilité qui, par action réflexe, préside à la sécrétion lactée. Elle sert encore à calmer les névralgies, les douleurs du rhumatisme ou de la goutte, de certains ulcères, des cancers encéphaloïdes et squirrheux.
iMoDiîs d'administration ET DOSES. — La Ciguë s'administre de trois manières : à l'intérieur, par les organes digestifs ; en applications topiques sur la périphérie du corps, en inhalation, par les voies respiratoires.
Pour l'usage interne, GuUen préférait la poudre à la dose de 2 grammes par jour ; Peyrilhe, le suc frais à la dose de 60 centigrammes à 2 grammes. On n'emploiera guère l'extrait en pilules de 5 à 10 centigrammes dont on fait prendre d'abord une, puis deux par jour, et dont on peut élever progressivement le nombre. C'est une préparation défectueuse qu'un extrait, puisqu'une partie de la conicine se volatilise pendant l'opération (Harley) ; l'alcoolature ou teinture déplante fraîche serait bien plus active.
Pour l'usage externe, on fait des cataplasmes de la plante fraîche hachée, ou bien on saupoudre de feuilles de Ciguë pulvérisées des cataplasmes émolUents. On se sert aussi d'emplâtres confectionnés avec de l'extrait de Ciguë, ainsi que d'une huile chargée par infusion des principes actifs de la plante, etc.
Alibert conseillait la respiration de vapeurs doutées. Dans ces dernières années, Fr. Devay et Guillermond ont mis en vogue les Pilules cicutées et une préparation pour l'emploi topique, qu'ils appellent Baume de conicine, qui paraissent être de bonnes préparations. Elles dérivent du fruit de la Ciguë plus riche en conicine que les autres parties de la plante, surtout les feuilles sèches qui en sont parfois tout à fait dépourvues. Les Anglais emploient une teinture et de Vonguent ou mieux de la pommade de Ciguë.
CIRE D'ABEILLES. Produit de VApis melUfica. ~ Insectes-Hyménoptères.
Angl. : Wax. — Ail. : Wachs.
La Cire d'abeilles est composée de deux substances, la ccrine, ou acide cérotique, et la myricine, la première bien soluble dans l'alcool, la seconde comparativement insoluble. Débarrassée de son odeur et de sa couleur, la Cire blanche, dite vierge, est onctueuse, très douce, non altérable à l'air, et communique ces qualités aux mélanges avec des corps gras liquides, dans lesquels on la fait entrer.
On l'employait autrefois à l'intérieur, sous forme d'émulsion, dans la diarrhée dysentérique; mais cet usage est abandonné, [.allemand administrait du cérat en injections vaginales et lavements. Ces procédés rentrent déjà dans l'usage externe, pour lequel les préparations ayant la cire pour base sont habituellement réservées.
La Cire blanche entre dans le Cérat simple on de Galien, dans VEmpldtre ei le Ltmment simples, et dans une foule de préparations emplastiques qu il serait trop long d'énumérer. On en compose des bougies destinées à