‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 81 sur 384 · FÈVE DU CALABAR, FÈVE D'ÉPREUVE · texte numérisé non relu

FÈVE DU CALABAR, FÈVE D'ÉPREUVE

Utilisé en lavements, en fomentations émollientes, en injections, en collyres et contre les irritations simples de la peau, les gerçures, les crevasses etc On en fait des cataplasmes. Mais chez nous cette plante est inusitée en médecine, attendu que le mucilage de ses semences n'est guère employé que dans la composition de X Emplâtre diachylon simple, de 1 Onguent d'Allhea, du Sirop de MarruLe, etc., préparations actuellement abandonnées.

FÈVE DU CALABAR, FÈVE D'ÉPREUVE. Semences du Physosligma venenosMm, Balfour. — Légumineuses-Papilionacées. Angl. : Calabar's ordeal Beau or Calabar Beau, Esere-nut. — A\L : Laïa-

barbohne. r ?,

Le Physostigma venenosum est une Légummeuse euphaséolée, c est-adire voisine des Haricots, qui croît sur la rivière de Calabar et dans les contrées environnantes du continent africain.

Composition. - La Fève de Calabar décortiquée donne 30 p. 100 de spermoderme et 70 p. 100 d'amande blanche (B. Edwards). Les enveloppes de la graine sont moins actives que les cotylédons. L'amande contient beau coSp d'amidon, de légumine et d'huile ûxe, matières inertes, plus 2 / (5 ou 6, d'après Ed^vards) p. 100 d'extrait alcoolique ofi les propriétés actives se trouvent concentrées (Christison). La substance-active est environ deux fois aussi soluble dans l'alcool bouillant que dans 1 alcool f^'oid. Jobs et Hesse ayant cru l'avoir isolée l'ont considérée comme un alca oïde et désignée sous le nom de Physostigmine. Mais Amédée Vée suivant le procédé de Stas, a obtenu une substance plus pure, cristallisée bleuissant le papier de tournesol, à laquelle il a donné le nom d^Esàrine, du mot Esere, qui désigne la Fève d'épreuve dans l'idiome du Calabar.

VE serine, cristallisée en lames minces rhombiques, ou en prismes allongés, aisément soluble dans l'élher et le chloroforme, plus enœje dans l'akool, est peu soluble dans l'eau. Elle se combine avec les acides qu elle neutralise, et donne des sels, la plupart solubles dans 1 eau et plus stable que l'Ésérine pure. Cet alcaloïde possède des propriétés physiologiques et thérapeutiques semblables à celle de la Fève elle-même. Il contracte des combinaisons avec l'iode et le brome; celles-ci offrent même deux formes cristallines, ce qui fait croire à Duquesnel que l'Esérine renferme deux alcaloïdes différents. , i a »ac

Cette opinion parait avoir été confirmée par les recherches plus rècenies de Harnack qui a trouvé, en effet, deux alcaloïdes dans la Fève d'Epreuve : la Physostigmine, soluble dans l'éther, l'iodo-mercurate et l'alcool; la Catobarine, soluble seulement dans le dernier de ces menstrues. La première est seule rayotique, la seconde est convulsivante à la façon de la strych-

" Action physiologique. - Le phénomène le plus saillant, déterminé par la Fève du Calabar, comme par son alcaloïde l'Esérine, c'est le resserrement de la pupille, qui devient poncliforme (Fraser, Roberston, Bowman, Don-

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