‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 82 sur 384 · FÈVE DU GALABAR, FÈVE D'ÉPREUVE · texte numérisé non relu

FÈVE DU GALABAR, FÈVE D'ÉPREUVE

ders, von Gnife, Giraldès, Vée, etc.)- Cela coïncide avec la contraction du muscle ciliaire et le changement de courbure du cristallin, et s'accompagne d'une sensation de fourmillement, de tension, de gêne, dans l'intérieur de l'œil, qui augmente pendant les essais d'accommodation, ainsi que d'un défaut de vision distincte aux distances moyennes, et d'une sorte de myopie temporaire. Ce phénomène est constant lorsque la solution d'extrait ou de sulfate d'Esérine est instillée entre les paupières et agit directement sur le globe oculaire. Il manque au contraire assez souvent, quelquefois même il est remplacé par la dilatation pupillaire, quand le poison administré par les premières voies (Fraser, Vée) a produit des effets toxiques généraux.

Introduits dans l'estomac, la Fève d'épreuve et ses dérivés déterminent, au bout de dix minutes environ, les symptômes suivants : pesanteur de tête, vertiges, troubles spéciaux de la vue, nausées, tout cela augmentant quand la vue se porte en haut (Leteinturier) ; faiblesse musculaire, tremblement dans les membres (Gubler) pouvant s'étendre au tronc et à la tête ainsi qu'aux muscles de la vie organique; peau froide, pâleur du visage, puis rougeur réactionnelle, ralentissement du pouls, diminution de la tension vasculaire, vomissements.

Si la dose est toxique, comme dans l'épreuve juridique des Nègres, elle produit une soif subite et intense, qui devient de plus en plus pénible ; la déglutition se montre difficile et même impossible, la salive s'échappe de la bouche, des secousses et de véritables convulsions agitent les muscles, surtout ceux du dos ; l'intelligence reste indemne, et la mort survient en trente minutes, à moins que des vomissements ne se produisent, ce qui sauve le sujet (Fraser). Dans les empoisonnements accidentels de Liverpool, le même auteur a constaté des symptômes analogues, et a noté, dans un certain nombre de cas, l'absence de contractilité pupillaire.

Chez les animaux, on a également constaté celte absence, et l'on a observé des contractions fribrillaires, des mouvements convulsifs, l'hypercrinie de la muqueuse digeslive, des glandes lacrymales, sudorales et salivaires, l'écoulement d'une bave écumeuse, des états pupillaires variés ; l'accroissement et même l'exagération du mouvement péristaltique intestinal avec rétrécissement du calibre de l'intestin par contracture de ses fibres circulaires; ensuite la paralysie du train postérieur, finissant par s'étendre au tronc et aux membres de devant, le ralentissement et Taffaiblissement de la circulation, une gêne respiratoire extrême et la mort, avec arrêt du cœur en diastole, et plein de sang noir, conservant la propriété d'absorber l'oxygène (Fraser). En pareille circonstance, il survient de la glycosurie par exagération de la fonction hépatique et l6 sucre absent des rems et des muscles se montre à l'état de traces dans les poumons et le cœur (Duquesnel).

Appliqué sur les tissus musculaires, l'extrait alcoolique y abolit la contracUhié. Le cœur subit cette action comme les autres muscles.

Le mode d'action de la Fève du Calabar a été recherché expérimentalement par Fraser. Ses conclusions bien déduites des faits peuvent serésu-

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