‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 92 sur 384 · GENIÈVRE · texte numérisé non relu

GENIÈVRE

nausées, de vomissements et de selles diarrhéiques ; enfin, de céphalalgie et de fièvre. En quantité moindre, elle produit simplement la sécheresse de la bouche, la perte d'appétit, le relâchement du ventre ou la constipation, l'excitation circulatoire et surtout celle des organes sécréteurs. Mais, selon les conditions diverses où se place le sujet, l'irritation sécrétoire atteint un appareil différent. Avec une température basse, la diurèse se trouve activée ; avec l'aide de la chaleur ambiante et des boissons chaudes, on obtient une sueur profuse. A la longue le Gayac devient sialagogue. Il se produit aussi des phénomènes de fluxion sanguine du côté des vaisseaux pelviens, avec augmentation ou provocation du flux hémorrhoïdal et du flux menstruel.

A l'intensité près, le bois de Gayac et l'écorce de ce bois agissent de la même manière. Kraus a vu le premier produire une éruption analogue à celle de la rougeole, à dose forte.

Synergiques auxiliaires. — Ce sont les diaphorétiques et diurétiques excitants. LeBuchu {Barosmabetulina), de la famille des Rutacées, est tout à fait similaire du Gayac.

Usages. — Comme stimulant, le Gayac est conseillé dans la dysménorrhée douloureuse et l'aménorrhée, non liées à un état congestif de l'appareil génital, et dans la stérilité. Comme sudorifîque, il est recommandé dans la goutte, le rhumatisme chronique et les dartres. Dans les maladies syphilitiques et scrofuleuses, comme dans le catarrhe pulmonaire chronique, il intervient des deux manières à la fois et peut être fort utile ; seulement, il faut bien se garder de le prendre pour un spécifique, ainsi qu'on faisait 'au seizième siècle, après la guérison éclatante du fameux chevalier Ulrich de Hutten. Le Gayac réussit chez les sujets phlegmatiques, mais il ne convient nullement à ceux qui sont pléthoriques et irritables.

Modes d'administration et doses. - On emploie le bois et la résine rarement Vextrait et le sirop. Le bois se donne eu décoction à la dose de 32 à 2o0 grammes pour un litre d'eau, mais c'est une mauvaise préparation vu

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