‹ Commerce des œufs et des volailles [microforme]Chapitre 3 sur 7 · ŒUFS · texte numérisé non relu

ŒUFS

Le marché d’ Angleterre pour la consommation des œufs æst aussi illimité que pour les volailles. Les œufs Canadiens peuvent être mis sur ce marché et facilement se vendre en toute saison de l’année où ils pourraient être livrés en bonne condition, sauf peut-être mai et juin, mois pendant lesquels il y a toujours une grande quantité d'œufs du printemps venant de l'Europe. Les rapports du commerce font voir que la Grande-Bretagne a importé l'année dernière, pour la consommation, 94 millions de douzaines d'œufs, et tous les ans les importations augmentent. A cette grande quantité le Canada a presque rien contribué jusqu’ à présent, et les 12 millions de douzaines que le Canada a exportés annuellement, ne peuvent matériellement déranger les prix d'un aussi grand marché. D'après mes observations personnelles, tant des œufs crus que cuits, je puis dire que les œufs canadiens peuvent être comparés avantageusement avec les œufs placés sur le marché anglais, quant à la grosseur, le poids et le goût. Sur ce point je veux être compris qre je parle avec assurance. Afin de faire face aux exigences du marché, je conseillerais aux expéditeurs; de faire, autant que possible, deux classes d'œufs, c'est-à-dire, expédier les gros œufs et des petits séparément.

SRE. à

En examinant les envois venant du Canada, qui arrivèrent pendant que j'y étais, je les trouvai en bonne condition, les œufs n'ayant été aucunement avariés pendant le transport. Avant d’avoir été demandé par vous d'aller en Angleterre en cette mission, j'avais moi-même expédié des œufs qui furent vendus avant mon arrivée. J'en réalisai un profit d'au moins un centin par douzaine de plus que j’aurais pu obtenir dans le temps sur le marché des Etats-Unis.

Je remarquai que presque tous les œufs placés sur le marché anglais venant de pays européens étaient empaquetés dans de la paille longue, généralement brillante et nette, sauf dans quelques cas. Je suis en faveur de l’empaquetage dans de la paille coupée nette, et d'après mon expérience des quelques dernières années, je me propose de m'en servir dans mes envois à l'avenir. Les œufs devraient être empaquetés dans des caisses assez grandes pour contenir 12 grands cents, c’est-à-dire, 120 douzaines,. Cette dimension de colis exige qu’ils soient maniés par deux hommes, et l'expérience des expéditeurs européens démontre que la proportion de casse est beaucoup moindre que lorsqu'ils sont empaquetés dans des caisses qu’un seul homme peut manier. Ces caisses devraient avoir une division centrale, de façon à pouvoir être sciées en deux pour le commerce de détail. La commission ordinaire de vente est cinq pour cent, bien que quelques maisons offrent de vendre à trois pour cent.

Je crois, pour la raison donnée au sujet du commerce des volailles, que Liverpool serait le meilleur point de distribution pour les œufs, et je n'ai pas le moindre doute qu'avant longtemps l’on pourra établir un trafic considérable et profitable.

Vu que la vente et le prix de tous les produits comestibles sur le marché anglais dépendent beaucoup de la réputation des produits du pays qui les envoie, et vu que les volailles

et les œufs canadiens sont comparativement nouveaux sur ce marché, il importe grandement de ne pas y envoyer des effets de qualité inférieure, et qu'ils soient empaquetés et expédiés d’une manière telle qu’ils soient le plus acceptable au marché et invitant au consommateur, Je sens qu'il suffit de mentionner ceci pour que son importance à l'égard du commerce et du Canada soit dûment appréciée.

En terminant, je dois exprimer mes remerciements pour la courtoisie et l'attention que m'ont témoignés Sir Charles Tupper et M. Colmer, à Londres, et M. Dyke, l'agent fédéral à Liverpool, C’est grâce à leur aide active que j'ai pu, dans si peu de temps, obtenir les renseignements nécessaires au présent rapport, et il me fait grand plaisir de reconnaître le zèle et l'énergie déployés par ces messieurs, et l'intérêt qu'ils prennent au développement d’un commerce aussi important pour ie cultivateur canadien.

Je suis, etc., JOHN SANDERS.

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