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dessert ils mangeaient du fromage, l'hôte dit au canadien : “ Vous n'avez pas de stélton semblable à celui-ci au Canada, je suppose ? ” “ On y fabrique d’excellent stillon,” reprit le canadien, qui examinait en même temps le fromage qui se trouvait sur la table, et qui y découvrit les initiales d'un fabricant de fromage de la ville de Guelph, province d'Ontario. « Seriez-vous surpris d'apprendre que ce fromage a été fait au Canada,” demanda le canadien à son hôte? “Je serais en effet très surpris,” répliqua l'hôte, “ gi j'apprenais que mon fournisseur m’eût envoyé un fromage canadien pour un sillon.” On questionna ensuite le fournisseur qui avait fourni le fromage, et il avoua avoir envoyé, en effet, un séil{on américain, en ajoutant que la qualité de ce fromage était regardée par les connaisseurs comme étant égale aux véritables fromages stilton.
Cette histoire, qui est véritable, nous démontre deux choses : la première, que les Canadiens font d’excellent fromage, et la seconde, que les marchands de la mèrepatrie n'ont pas encore appris à distinguer ce qui est canadien d’avec ce qui est américain,
Lorsque le Canada commença à exporter des animaux en Angleterre, la meilleu: + qualité de bœuf était désignée sous le nom de “ bœuf américain ” ; conséquemmment cet article ne pouvait pas se vendre à un prix aussi élevé qu’il l'aurait dû. Mais ces désappointements portent leur remède avec eux ; le Canada gagne tous les jours du crédit sur le marché anglais, et est considéré aujourd’hui comme un important fournisseur de provisions de bouche. Il y a des gens, sans doute, qui, dans leur extrême désir de faire du commerce, se prêéteront à ces choses et se lanceront dans des entreprises auxquelles la nouveauté seule donne une certaine vogue. Citons, par exemple, la manufacture du sucre de betteraves. Sur ce sujet, l'opinion de M. Dunstan, déjà citée dans
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mon mémoire I, vient tellement à propos, que je ne puis m'empêcher de la reproduire ici: “Quand quelqu'un veut raffiner du sucre pour fournir à la consommation des habitants de la Puissance, qui doivent nécessairement s’en procurer quelque part, et qu'il fait en sorte que ce sucre soit payé avec du poisson, du bois, du charbon, du foin, des patates et d’autres produits du pays, la loi du fisc l'en empêche. Mais, s’il veut créer une industrie nouvelle qui n'offre aucune assurance que les matériaux nécessaires à la continuation de son succès existent, comme, par exemple, la fabrication du sucre de betteraves, de suite le gouvernement offre une prime magnifique.” Cette prime est l'exemption de tous les droits, accordée par le gouvernement de la Puissance pour un certain nombre d'années: ce qui, d'après le tarif actuel, équivaut à une protection de 43 0/0 et à l'octroi de $75,000 offert par le gouvernement provincial pour l'établissement de la première manufacture au Canada.
Il n’est pas nécessaire d’être bien profond dans la connaissance de ces questions pour comprendre que le sucre de betteraves ne peut pas être comparé au sucre de canne, et que ses qualités saccharines sont bien inférieures à celui-ci.
La province de Québec a compris cela, et a fait preuve de bon sens, en refusant de souscrire un capital de $200,000 pour commencer les opérations, quoique la personne intéressée à l'établissement d'une manufacture de sucre de betteraves, offrit de souscrire la somme de $40,000 pour cette entreprise,
Dans mon humble opinion, je crois que ce serait de politique peu judicieuse que d'accorder des octrois à de pareilles entreprises, parce que ce serait agir certainement au détriment des intérêts d'autres industrics qui ont fait leurs preuves, pour soutenir pendant quelque
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temps une nouvelle indnstrie appelée indubitablement à périr sinon mort-n6e, du moins quelque temps après sa naissance.
Le Sun, de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, dont le rédacteur, M. Livingstone, est en ce moment à Ottawa, publiait dernièrement un article sur les futurs changements que doit subir le tarif.
En voici des extraits :
“ Tout individu d'une intelligence ordinaire, pour peu qu’il s’en donne la peine, peut, certainement, déviner d'avance ce que sera en général le nouveau tarif. Le principe sur lequel il reposera, et qu'ont fait entrevoir Sir John, le Dr. Tupper, M. Tilley et autres dans leurs discours, est l’IMPostrIoN D'UN DROIT SUR LES ARTICLES IMPORTÉS AUJOURD'HUI AU CANADA ET QUE L’ON Y FABRIQUE SUR UNE CERTAINE ÉCHELLE. Si l'importateur examine le bilan des importations du Canada, tel qu’on le trouve dans les rapports du commerce et de la navigation, et se rend compte de tous les articles fabriqués au Canada qui y sont énumérés, il aura une idée assez exacte des différentes espèces de marchandises qui subiront une augmentation des droits de douane. Ilfauty compter d'autant plus, que les mem. bres du gouvernement d'aujourd'hui, alors qu'ils étaient dans l'opposition, ont fait des déclarations réitérées, nettes et précises sur ce point.
“Le tarif doit étre reconstruit sur un principe; et c'est là le principe avoué par le parti ministériel, lorsqu'il était dans l'opposition. Le gouvernement sera conséquent avec lui-même, et fera jusqu'au bout comme il l’a dit. IL Y A, CEPENDANT, DES ARTICLES QUI SONT TAXÉS AUJOURD'HUI, QUI N'ENTRENT PAS DANS LES PRO- DUITS MANUFACTURÉS, ET QUE LE PAYS NE PRODUIT PAS ; CEPENDANT CES ARTICLES SONT NÉCESSAIRES A LA VI£; ce sont entr'autres: le thé, le café, etc. Il est à
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espérer que le gouvernement se convaincra de l'opportunité si non d’abolir, du moins de réduire les droits imposés sur ces articles. S'il ne les abolit pas, il peut certainement les équilibrer et devrait même les réduire.
Il y a aussi la mélasse, dont les pauvres gens font une consommation régulière et qui entre en grandes quantités dans les approvisionnements des camps des chantiers. Il est done à espérer ue le: droits seront considérablement réduits sur cet article, ”
Ainsi qu'on le dit plus hast, la mélesse estun article de consommation générale dan. l: :lasse pauvre, Dans les campagnes, dans les chantiers; surtout dans la province de Québec, jusqu'au golfe Saint-Laurent, on fait grande consommation de mélasse, surtout durant les hivers, alors que les communications intérieures deviennent plus longues et plus difficiles. Un médecin distingué, qui a joué un rôle marquant dans la politique canadienne, et par dessus tout un homme sincèrement attaché à l'avancement de son pays, le Dr. Fortin, me disait qu’il ferait tout au monde pour que la mélasse se trouvât un jour au nombre des articles admis en franchise au Canada.
Le savant médecin a parfaitement raison. On donne à la mélasse grand nombre de propriétés bienfaisantes. Ce qui est certain, c’est qu’elle a des propriétés nutritives à un haut degré. Rien qu'à voir des familles entières, dont c'est le principal article de consommation, florissantes de santé, des marmots sans nombre aux joues vermeilles et jouflues, on peut se convaincre qu'il n'y a rien d'exagéré dans les qualités que l’on met au crédit de la mélasse, Dans la pharmacie, c'est bien connu, cet article sert souvent et avec succès comme fébrifuge et préventif contre la fièvre. Dans l'indusirie, on s'en sert aussi, et les rouleaux d'imprimerie lui
doivent leur existence, ainsi que certaines préparations de tabac.
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Le goût du sucre est déjà une certaine considération dans la consommation de la mélasse, On aime le sucre et tout ce qui est sucré. C’est pour cela que les vins de Tarragone et de Malaga sont très-prisés sur les marchés canadiens et qu'on les préfère à une foule d’autres, excellents d’ailleurs, mais qui contiennent une proportion bien moindre de saccharose. Les vins sont désignés par les gens sous le titre de vins rouges ou vins blancs. Mais on courtise plus généralement le vin rouge, le Malaga et le Tarragone.
L'histoire de l’acclimatation du Tarragone au Canada est courte et simple Ma digne et vénérable amie, la supérieure de l’Académie de Jésus-Marie à Sillery, près Qrébec (4 milles environ), qui a été supérieure d’une maison du même ordre à Tarragone, lorsqu'elle est arrivée à Québec, a importé du vin de Tarraywone pour la maison et celle du chapelain, le révérend M. Audette, remarquable homine de science. On en goûta, et de suite le Tarragone acquit une grande popularité. Cependant, on n’en a pas importé autant que veulent bien le dire les documents officiels, car de suite est arrivée cette lèpre commerciale, la contrefaçon ; favorisée qu’elle à été par un système défectueux de marques de commerce ({rade marks), elle a eu jusqu'ici ses coudées franches. Mais j'en ai dit suffisamment pour les fins de ma démonstration, pour prouver qu'il y a des béné. fices considérables à réaliser, entre autres choses, dans le commerce bien entendu de la mélasse et des vins d'Espagne avec le Canada.
En considérant la question de l'échange de produits entre le Canada, la France et l'Espagne, quiconque ne serait pas au courant de la situation, serait porté à croire que, pou: tous les avantages offerts par le Canada, les autres parties contractantes d'un traité n’'auraient rien aut-a chose à offrir comme équivalent, que leurs vins à bon marché. Mais arrivons au fait! Je ne
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ération , parlerai pas de la France : car elle a pour sa cause des SUGTE + avocats de grande sagesse et de forte éloquence, (mon très ins de cher ami, M. Albert Lefaivre, consul de France, à Quéarchés bec, par exemple), qui n’ont pas besoïn de mes secours. excel- Les intérêts du Canada et de l'Espagne, voilà qui estortion particulièrement de mon domaine. En parcourant la és par d liste des produits de l'Espagne, je découvre une ‘foule lancs. d'articles d’un usage si général et si considérable, qu'ici ge, le même au Canada, il n’est pas de table dans un intérieur domestique, soit chez le plus noble seigneur, soit chez anada le plus modeste plébéien, qui ne soit complètement nie, la garnie sans les produits d'Espagne, péninsulaires ou , près insulaires. Le noble lord peut-il vraiment se dispenser d'une de son sherry, de ses amandes, de ses raisins? L'artisan le est peut-il se passer de sucre ou de sirop ? our la Les fruits mêmes! je les mentionnerai, et à ce sujet dette, je citerai un fait arrivé à ma connaissance. Lors d’un et de de mes voyages en Amérique, en venant de Gibraltar à . Ce- . New-York, dans le steamer à bord duquel j'étais pasbien sager, il y avait une cargaison de fruits, oranges, citrons, rivée etc. Eh bien! avant même que le steamer fût accosté risée au quai, la cargaison entière de fruits, la seule qui es de existât à bord, était vendue à un bénéfice de $30,000 idées pour l'acheteur, outre le gros bénéfice réalisé par l’ex- 1s de portateur.
péné. | En embrassant l’ensemble de la question, du moment dans que le Canada désire protéger quelques-uns de ses provins duits, ce pays doit être animé d’un esprit de justice envers une nation qui, comme celle de l'Espagne, est duits si bien disposée à nouer des relations commerciales e ne intimes avec lui. Il est aussi absolument juste et raisonté à nable que le Canada cherche à trouver un marché pour jana- ses produits, et en même temps que ses législateurs r'au- travaillent de toute leur énergie dans ce sens. que À ce sujet, on affirme que le député de Victoria, Nou-
e ne velle-Ecosse, au parlement du Canada, qui est opposé
au ministère actuel, a eu des promesses du gouvernement d'Ottawa qu’il serait imposé un tarif de 75 cents par tonneau sur le charbon et de 50 cents par baril sur la farine. À ceci on n'a rien à dire. La farine est un article dont Cuba et les autres Indes Occidentales, par exemple, ont toujours besoin, et quant au Canada luimême, toute législation qui en encouragera la production, est louable, Car ce pays, bien que ses immenses prairies soient couvertes de neige pendant plusieurs mois de l’année, est doué d’une végétation si rapide dans les mois d’été, qu’il peut produire du blé en quantités illimitées. ‘
Quant au charbon, l’on verra par les données ci-dessous qu'il est du plus haut intérêt pour le Canada de veiller à l’exploitation d'un minérai qui promet tant de richesses.
Commerce de charbon et de fer de la Nouvelle-Ecosse.
Les statistiques et les faits suivants sur le commerce de charbon et de fer de la N ouvelle - Ecosse, dues à Mr. Geo. H. Dobson, délégué du Bureau de commerce du Cap Breton à la Chambre de Communes de la Puissance, seront lus avec beaucoup d'intérêt et fourniront de précieux renseignements sur l’état actuel de ces ressources, et sur la nécessité de les développer davantage par une politique nationale, de manière à les rétablir non seulement dans leur condition prospère d'autrefois, mais encore de les faire parvenir à un haut degré de prospérité; ce qui constituerait une source incalculable de profits pour la province de la Nouvelle- Ecosse elle-même, ainsi que pour toute la Puissance.
Les mines de charbon de la Nouvelle-Ecosse ont produit, en 1878, 700,000 tonneaux de charbon, ce qui accuse une diminution de 6 pour cent sur le produit de l’année 1877 et de plus de 30 pour cent sur celui de 1878. L'exportation de charbon aux Etats-Unis en 1878 s’est
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uver- = + élevée à 264,760 tonneaux, et a subi une diminution de cents 100,000 tonneaux en 1878, tandis que l'importation ur la canadienne de charbon des Etats-Unis s’est élevée, de rticle 600,000 tonneaux qu’elle était en 1873, à 900,000 tonr ex- neaux en 1878.
à lui- Le produit des mines de charbon de la Puissance a oduc- diminué de 25 pour cent durant les cinq dernières nses années. Le commerce de charbon avec l'Angleterre a ieurs augmenté de 10 pour cent, et le commerce américain, pide de 5 pour cent.
juan- L'état de l'exploitation des mines de charben est
tel que, sans une loi qui la protége, le nombre de -des- mines qui ont été forcées de suspendre leurs opérations, la de augmentera davantage, et grossira le nombre d’ount de vriers laissés sans emploi.
Il y avait 30 mines de charbon en opération dans la Nouvelle-Ecosse et le Cap:Breton en 1873, et 20 seule-
” ment en 1878. Le produit des mines de charbon fut de erce 1,041,467 tonneaux en 1873; ces mines employaient dues environ 5,000 ouvriets, et donnaient 995,157 journées de com - travail avec une paie mensuelle de $120,000. Le transanes : port du charbon employait 8,500 navires, montés par êt et 23,000 marins. Près de 20,000 personnes se sont établies tuel dans les différentes localités minières ; mais la déprespper sion du commerce a réduit le nombre de jours de travail re à manuel de la moitié de ce qu'ils étaient en 1873. Le père développement de ces mines de charbon est de la plus haut grande importance pour le commerce de la Puissance, ar ce et les producteurs des provinces supérieures sont aussi elle- À intéressés dans cette cause que ceux d'aucune autre e. | partie du pays. Avec une politique nationale qui dévepro- loppera les industries canadiennes etavec la population qui actuelle, on peut estimer à 4,000,000 de tonneaux la t de consommation du charbon dans toute ia Puissance. 873. On importe annuellement au Canada 275,000 ton-
s'est neaux de fer en gueuses. Pour manufacturer ce fer, il
faudrait 12,000 hommes, et 20,000 ouvriers dans les mines pour fournir le charbon nécessaire. Ainsi, en proté- Seant ces deux industries, on offre du travail à 32,000 Ouvriers, représentant une population de 119,000 â:1es. Le transport de ce charbon et de ce fer doublerait le fret dans les ports et sur les chemins de fer canadiens, fournirait du roulant sur les grandes routes, réduirait les prix de transport sur le Saint-Laurent, et mettrait le Pays en position de lutter pour le commerce des Indes occidentales et du Nord-Ouest, commerce qui cherche aujourd'hui d’autres voies pour se rendre à l'océan.
Les chiffres suivants indiquent le prodrit des mines de charbon de la N ouvelle-Ecosse, du sut les neuf mois expirés au 30 septembre, 1878 :—
Taggins mines Spring Hill Albion
Don, 530,772 Tonneaux.
nines rroté- 2,000 it le liens, it les ait le ndes rche
lines mois
Cette diminution dans le produit des mines de charbon n'aurait nulle raison d’être : si l’on adoptait un système raisonnable d'échange entre l'Espagne et le Canada, le produit des mines de charbon, au lieu de diminuer, serait dans un état prospère et florissant. Car, comme on pourra le voir, par le tarif et les droits de tonnage suivants, les provinces ultra-maritimes espagnoles offrent des avantages particuliers à cette branche d'industrie.
Un des tarifs espagnols impose un droit de 50 centine par tonneau sur le charbon, mais quand ün navire entre dans un port des Indes occidentales avec une cargaison, égale au tonnage du vaisseau, ce navire ne Paie aucun droit de tonnage ; et dans le cas où il se trouve du char. bon à bord, il ne paie qu’environ la moitié de ce qui est imposé sur une Cärgaison d’autres marchandises. Et comme cela, le Canada peut se considérer à ce sujet au rang de la nation la plus favorisée.
Le terme diplomatique de la “ clause de la nation la plus favorisée” est assez généralement compris: cependant, comme il y a des Personnes qui ont paru éprouver quelques doutes sur sa véritable signification, je crois utile de dire ce qu'on entend par là, et j'en profiterai pour citer ce qu’en dit un article du Globe, de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, article de publication récente. Parlant du droit français sur les navires, l’auteur de l’article dit : “ Le droit peu élevé imposé sur les navires, fut le résultat d’un traité non avec l’Angleterre, mais avec l'Autriche. Ce traité, néanmoins, fut dénoncé, suivant le langage diplomatique, en même temps c 1e tous les autres traités commerciaux existant entre la France et les autres pays de l'Europe, et conséquémment ses clauses devinrent lettre morte pour toutes les n4. tions, du moment que les navires d'autres pays étaient admis moyennant le droit peu élevé convenu avec l'Autriche. Si nous Comprenons la question correcte. ment, voilà comme ellese trouve, Toute nation avec
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laquelle la France, par exemple, fait un traité de commerce, a le bénéfice de cette clause (pourvu qu'elle soit inclue dans chaque traité), de sorte que celle-ci octroie la jouissance de droits moins élevés, accordés déjà à une autre nation: c’est-à-dire que toute nation avec laquelle la France ou n'importe quel autre pays fait un traité de Commerce, a le bénéfice de cette clause, pourvu qu'elle soit inclue dans chaque traité, “Nous observons que les journaux anglais parlent de l'abolition générale des droits les moins élevés imposés sur les navires en Wrance, comme étant la conséquence de la dénonciativr non du tarif anglais, mais bien du tarif autrichien. Comine nous l'avons expliqué, la dénonciation pour l’Auirishe comporte avec elle les mêmes conséquences pour tous les autres Pays qui jouissent de la clause en question.”
Si on me permet d'exprimer une opinion personnelle en autant qu'il s’agit de la clause de la nation la plus favorisée, je dirai ceci: Dans la rédaction des traités de commerce, je ne voudrais moi-riême ni demander ni accorder une pareille clause. pour les raisons suivantes : Cette clause constitue un r:ivilége et le sens de l’expression elle-même veut dire (privilegium ; privus, lex, legis), une loi décrétée pour un certain avantage dans un cas particulier. Dans un traité conclu entre deux nations, il peut exister pour l’une et l’autre de pareils priviléges; mais du moment que d’autres nations ont le bénéfice de ces priviléges, que résulte-t-il alors? C'est que la nation qui accorde ces priviléges, se lie elle-même les mains, pour ainsi dire. Si elle désire législater dans un sens ou dans un autre, les nations favorisées viendront les unes après les autres faire des réclamations, comme cela s’est vu en France même, dernièremeni, ces traités finissent inévitablement par être “ dénonc: Cependant, comme je l'ai déjà dit, ce n'est là qu'u.e
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qu'eile celle-ci ccordés nation re pays clause, “ Nous bolition sur les e de la u tarif inOonciaes conit de la
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opinion personnelle que j'exprime, et que j'aurais peutêtre pu me dispenser de faire connaître.
Je rappellerai à propos de l'admission des navires étrangers dans les ports espagnols, que les droits d'entrée imposés sur ces navires par l'Espagne sont les mêmes pour totis les pays; que l'Espagne n'a pas établi de droits plus élevés sur les navires canadiens que sur ceux d'autres pays, et que dans ce cas, comme dans tous les autres, le Canada a toujours joui de facto en Espagne des avantages de la nation la plus favorisée.
Dans üne page précédente, j'ai cité un fait arrivé à un canadien en Angleterre. Ce fait prouve suifisamment qu'au. Canada on fabrique d'excellents fromages qui ne manqueraient pas d'être bienvenus spé“ cialement à Cuba et Porto-Rico, comme ils le sont en Angleterre et ailleurs, sous un nom de contrebande, et dont la fabrication sera certainement avant longtemps une source assez importante de revenu pour le Canada. Puisque j'ai abordé ce sujet, je dirai que, il y a douze ou quatorze ans, alors que je me trouvais consul d’Espagne à Philadelphie, je remarquai que les exportations à Cuba et Porto-Rico de beurre, fromage, saindoux et autres articles analogues (que l’on fabrique si bons et à si bon marché au Canada), étaient immenses, et que la valeur de ces exportations se calculait par millions de piastres. Le beurre surtout forme un article d'exportation énorme aux Antilles, Ainsi, je me rappelle qu'à Cuba, il est arrivé quelquefois qu'on a man: qué de beurre deux ou trois jours durant, parce qu'un bateau qui devait apporter une cargaison de beurre américain était en retard, 11 est surpreriant que le Canada qui exporte de grandes quantités de beurre et de fromage aux Etats-Unis, n'en exporte pas pour le moins autent à Cuba et Porto-Rico, où il pourait le vendre à trè-bon marché, tout en réalisant nn bon bénéfice, comme on
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va le voir par des Statistiques et renseignements que je vais donner ci-dessous, renseignements et statistiques qui ont été extraits d'un des journaux du Canada.
“ Voici un tableau de la quantité et de la valeur des exportations de beurre et de fromage de la Puissance depuis 1869: