ÉTUDE CRITIQUE SUR LES LETTRES PASCALES
nuel prescrit selon la coutume, et un mandement épiscopal exhortant les fidèles à sanctifier ce temps par la pratique des vertus chrétiennes, voilà ce qu'on rencontre dans Touvrage qu'une découverte inespérée vient de rendre à la science catholique. Nous ne croirions pas en avoir donné une idée suffisante à nos lecteurs, si nous ne mettions sous leurs yeux la forme du dispositif, qui termine chaque mandement de carême de saint Athanase :
« Nous commencerons le jeûne quadragésimalle 19 du mois de Méchir (13 février), le jeûne pascal le 24 du mois dePhamenoth (20 mars, lundi de la semaine sainte). Nous le terminerons le 29 du même mois (25 mars), le samedi soir. Nous célébrerons ensuite le dimanche (de Pâques), qui tombe le 30 du mois de Phamenoth (26 mars), puis nous entrerons dans les sept semaines qui s'écoulent entre la fête de Pâques et celle de la Pentecôte. »
Ce n'est sans doute pas sans une disposition spéciale de la Providence que ces précieux monuments de l'antiquité chrétienne passent dans les mains de l'Angleterre protestante. Personne n'ignore que le mouvement de retour vers l'unité catholique qui, de nos jours, s'est signalé dans ce pays, est dû principalement à l'étude consciencieuse delà Tradition et des Pères. Rien n'est plus propre à le faciliter que ces documents nouveaux, qui confirment en tous points la doctrine de l'Eglise. Si toutefois il nous était permis d'appeler l'attention du gouvernement français sur des découvertes par lesquelles s'honorent les pays qui les font, nous oserions signaler les trésors littéraires que renferment les monastères de l'Orient. Il serait digne de la France catholique de recueillir une part dans cette moisson nouvelle. Pour une nation civilisée, les gloires intellectuelles sont les plus hautes et les plus pures.