LE COMMOTIONNÉ, LE CONTUSIONNÉ, L’ÉMOTIONNÉ A L’AMBULANCE
Leur état mental et physique.
[Accidents secondaires.)
Dès « l’étape de l’ambulance », les syndromes deviennent souvent moins purs. Le commotionné, qui revient à lui et reprend conscience, ne peut pas ne pas être plus ou moins émotionné à la pensée rétrospective du grand danger auquel il a échappé et à l’idéé des conséquences ultérieures auxquelles il peut être encore soumis. Le contusionné, qui bien souvent était déjà plus ou moins commotionné, devient de la même façon un émotionné. L’émotionné, qui se sent désormais en sécurité, n’a plus toute son activité physique et mentale tendue par l’instinct de conservation; il n’est souvent plus qu’un grand fatigué, et comme tel, déprimé et inhibé, il ressemble au commotionné.
Le mélange des types morbides s’accuse; mais chacun d’eux pourtant garde plus ou moins le reflet des caractères différentiels que nous leur avons décrits au moment même de l’accident et que justifient jusqu’à un certain point les lésions anatomiques jusqu’ici constatées ou présumées. Aussi, ces caractères ayant déjà été signalés, nous serons plus brefs sur certains tableaux cliniques à l’ambulance.