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MOND, ESCORTÉ PAR LES ORANGISTES DE DURHAM

Cependant un aveu important est tombé de la bouche de M. Laurier : il a déclaré qu'il serait prêt à aider une industrie quelconque, si on lui prouvait quelle a besoin d'un peu de protection pour se développer. Pourquoi n'a-t-il pas dit la même chose devant la Chambi-e ? Les industries en souffrance étaient nombreuses lorsque sir John A. Macdonald suppliait le gouvernement de préparer et de soumettre au parlement une mesure qui leur donnerait une nouvelle vie et qui garantirait du travail à des milliers de chefs de familles. C'était le temps pour M. Laurier de parler. Il a parlé, mais pour appuyer M. Mackenzie et combattre la proposition de sir John.

Le discours du ministre du Revenu de l'Intétieur a produit peu d'impression sur la foule.

M. Tarte s'indignait à l'idée que M. Laurier put passer pour un gfand homme.

(Le Canadien, 26 novembre 1877.)

Si V Evénement voulait raisonner pour un seul instant, une fois n'est pas coutume, il serait fort en peine de nous faire connaître les droits que M. Laurier possède aux titres de " grand homme d'État, " de génie, etc., que la presse rouge lui décerne sottement. Nous prions VEvénement, plus que cela, nous le mettons au ■ défi de nous citer un seul acte remarquable que M. Laurier a fait depuis ou avant son entrée dans la vie publique.

^ A-t-il jamais présenté au parlement une mesure quelconque ; eh fait de discours, a-t-il jamais prononcé autre chose que des ami^lifications d'écolier ? Répondez ! Qu'a-t-il fait de remarquable ? Quel principe a-t-il proclamé ? Quelle réforme a-t-il inaugurée ?

SujQB.t-il pour être grand homme d'Etat d'avoir rédigé pendant quelques années une petite feuille radicale fondée par Venfant terrible ? Un homme est-il un " génie " du moment qu'il peut débiter quelques phrases ronflantes, sonores, mais vides de sens ? Et fait-on preuve de talent par cela même qu'on se contredit du jour au lendemain ? La presse rouge est en voie de " tuer " M. Laurier, comme homme politique. En l'élevant aux nues avant qu'il ait fait la moindre chose pour mériter l'apothéose, elle le rend ridicule aux yeux des gens sensés, qui exigent d'un homme public des actes plutôt que de belles paroles.

M. Tarte accusait M. Laurier de diriger une troupe de fiers à bras, chargée de massacrer les citoyens, dans une assemblée publique.

(Le Canadien, 12 septembre 1878.)

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