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QUÉBEC-EST

L'assemblée convoquée par M. Laurier a dû lui montrer que le sentiment public outragé ne lui permettra pas plus longtemps de faire moquerie des électeurs, de rire des souffrances du peuple, de manquer impunément à ses promesses. Une foule nombreuse s'était rendue pour exprimer sa désapprobation au ministre qui a si manifestement trompé la division Est de Québec.

Quand l'assemblée commença la majorité appela " Yalière." Alors les fiers à bras de M. Laurier s'élancèrent sur les citoyens qui avaient droit, en appelant le candidat du peuple, de ma-

nifester leur opinion contre la conduite tenue par M. Laurier depuis qu'il représente Québec-Est en parlement. '•-- M Laurier semblait commander lui-même le combat, car des gens les plus respectables et les plus digne de foi nous ont déclaré l'avoir entendu crier à maintes reprises : Frappez ! frappez !

Nous regrettons ces scènes de violence, ces tumultes. M. Laurier, pendant sa vie politique, n'a vécu que de cela. Dans la dernière élection de Drummond et Arthabaska, un malheureux père de famille fut tué. Le pauvre homme tomba victime de ceux qui dans l'intérêt de M. Laurier l'avaient poussé à la violence.

M. Laurier veut faire à Saint-Roch ce qu'il faisait à Arthabaska : écraser Ta volonté populaire.

Enfin c'est par la terreur et les "joints " de fer que M. Laurier veut se faire élire. JV est-il pas temps que les hommes libres se soîilèvent contre la tyrannie de M. Laurier qui refuse de faire aucune chose pour nous et qui ne songe quW retirer ses $8.000 par année ?

(Le Canadien, 14 septembre 1878.) NOUVEL ATTENTAT,

M. Laurier à Vœuvre.

M. Laurier avait convoqué une assemblée, hier, à trois heures. Les hommes qui, ayant obtenu des billets, sont engagés à travailler à la réparation des murs, étaient là en ordre de bataille, au lieu d'être à leur ouvrage ; ils forment l'armée permanente de M. Laurier qui les paie à même les fonds publics. Environ deux cents hommes armés de pistolets et de mains de fer, et ayant à leur tête des chefs de bande bien connus entouraient M. Laurier, prêts à assommer les citoyens au premier signal du ministre qui commande en personne ses fiers à bras.

La police riveraine qui n'y avait aucune affaire, était aussi là, parmi les créatures de M. Laurier, non pour maintenir la paix, mais pour prêter main forte aux perturbateurs de l'ordre.

Au lieu de faire de la violence organisée, M. Laurier ferait bien mieux d'écouter les griefs de ses électeurs et leur donner l'assurance qu'il travaillera dans leur intérêt.

Mais M. Laurier se moque de ceux qui n'ont pas d'ouvrage, qui manquent de pain, et qui voient avec efïroi s'approcher

la rude saison d'hiver. Que lui importent les misères du peuple ? N'a-t-il pas un gros salaire de huit mille piastres par année ? Pourvu qu'il puisse faire bombance, il ne s'occupe pas de ceux qui Vont élu ; pour garder soji portefeuille de ministre il a foulé aux pieds son programme. Autrefois il était en faveur de la protection pour nos industries, il demandait à hauts cris de l'ouvrage pour ceux qui n'en ont pas. Mais aujourd'hui, pour plaire à M. Mackenzie, son maître, il rit de ceux qui réclament ce qu'il réclamait lui-même, il n'y a pas bien longtemps. Et c'est ce traître politique qui veut s'imposer par la violence.

Pour que rien ne manquât à sa kyrielle d'injures dont M. Tarte couvrait son futur chef, il le classa dans la catégorie des caméléons et décréta que M. Laurier ne valait pas grand chose pour le bien du pays.

(Le Canadien, mercredi, 16 octobre, 18*78.)

M. Richard a joué, en politique, un rôle peu respectable... Protectioniste avant son entrée en Chambre, il devint libreéchangiste sous la férule de M. Mackenzie et dénonça la protection. // appartient à l'école de M. Laiirier, école de caméléons, prêts à brûler aujourd'hui ce qu'ils adoraient hier, ou à adorer demain ce qu'ils brûlaient la veille. Comme M. Richard, M. Laurier s'est fait élire la première fois comme conservateur, allant de presbytère en presbytère renier son passé et déplorer ce qu'il appelait " ses écarts de jeunesse ; " comme M. Eichard M. Laurier était un protectionniste forcené, jusqu'à ce que ses intérêts lui commandassent de se faire libre-échangiste.

Tout ce monde-là se ressemble et ne vaut pas grand chose pour le bien du pays.

Dans le Canadien du 25 d'août 1878, nous lisons :

Nous n'hésitons pas à dire que les quelques remarques du National sont une véritable insulte à M, Chapleau. Elles vont ni plus ni moins à représenter l'Honorable Secrétaire Provincial comme prêt à former une alliance avec des hommes à idées aussi échevelées que M. Laurier et les chefs du parti libéral.

Nous voulons l'union, mais jamais avec des politiciens sans principes ou plutôt imbus d'idées socialistes.

Le Canadien, journal de M. Tarte, publiait le 20 mai 1892,,

sans commentaire l'article qui suit en faveur de la taxation des propriétés religieuses. M. Tarte avait oublié ses jorincipes de grand catholique.

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