M. MARTIN, CHEF DES LIBERAUX DU NORD-OUEST
On peut différer d'opinion sur les principes de JM. Martin au sujet de la question des écoles ; mais il est incontestable que le député de Winnipeg est un homme d'un talent réel.
Il parle avec une facilité et ime franchise qui captent du coup l'attention de son auditoire.
Disons d'ailleurs qu'il est loin d'être fanatique.
Il est entier dans ses idées, pour le reste : mais quant à ce qui concerne les questions de race et de religion, il est loin de partager les sentiments de M. McCarthy et de son école.
Il est partisan découé de M. Laurier et encore plus partisan de la réforme du tarif.
Les libéraux du Nord- Ouest le regardent avecTraison comme leur chef, et il n'y a pas le moindre cloute qu'avec le zèle, l'activité et l'énergie qu'il déploie dans la lutte, il balaiera les conservateurs du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest aux prochaines élections fédérales. La campagne qu'il a commencée produit déjà des effets désastreux pour le parti ministériel.
Après cela M. Tarte voudrait se faire passer pour le champion des catholiqaes et des canadiens du Nord-Ouest, écrasés par ses amis. C'en est trop. Halte-là ! Hypocrite ! " Dis moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es." M. Tarte fait la leçon au clergé, il accuse les évêques d'avoir failli à leur devoir dans la question des écoles. Les libéraux l'applaudissent.
Voici ce que nous lisons dans Le Monde, journal indépendant, du 24 février 1894 :