LAURIER ET LA DELEGATION DES CATHOLIQUES
Winnipeg 5 septembre 1894.
— Supposez, interrompit M. Galden, que sir John Thompson propose iine loi rémédiatT-ice ; en votre qualité de chef de l'opposition, lui donneriez-vous votre concours pour le redressement de nos griefs ?
M. Laurier. — Si après avoir étudié les deux côtés de la question, je trouve que les catholiques sont obligés d'envoyer leurs enfants à des écoles protestantes, je ne crois pas alors que leurs griefs ne puissent se présenter avec plus d'avantages devant le parlement |X)ur la discussion.
Plusieurs des plaintes de la députation sont nouvelles pour moi, elles n'ont jamais été formulées dans aucune des requêtes qui ont été envoyées à Ottawa, et encore une fois ces faits devraient être portés à la connaissance des ministres.
M. Laurier ne sait pas encore si les écoles sont protestantes ou neutres. Depuis cjuatre ans que la question est discutée par la presse et dans les assemblées publiques.
Il est en faveur des écoles public[ues sans Dieu ; mais n'ose pas dire s'il est contre les écoles protestantes. " Ce sera un beau sujet de discussion en chambre," dit-il.