go
Para (Aburi)
Côte d’Or
Hevea brasiliensis
Gold Cost Niggers
Côte d’Or
Funtumia elastica
Ficus Vogelii Rubber
Côte d’Or
Ficus vogelii
o.go3
Rangoon
Bruma, Annam
Ficus elastica
Lagos Lump
Lagos
Funtumia elastica
Lagos Root
Congo
Landolphia Thollonii
Congo Root
Congo
l.andolphia Thollonii
a) Sierra Leone Niggers
Sierra Leone
Funtumia elastica
b) Sierra Leone Niggers
Sierra Leone
Landolphia sp.
i 2. go
Pernambuco Scraps
Pernambuco
Hancornia speciosa
Ce tableau nous apprend d’abord, que les caoutchoucs de Para, provenant de Ceylan et d’Aburi sont les plus riches en caoutchouc et ce dernier le plus pauvre en résine. Ces deux caoutchoucs sont, comme le montrent les chififres du tableau, plus riches en caoutchouc pur que le Para du Brésil. Ce fait n’est pas signalé pour la première fois et il est possible, comme on l’a soutenu déjà à diverses reprises, que cette différence dans la teneur en caoutchouc pur est due au mode de préparation et de conservation qui a, comme on l’a démontré et comme nous le rappellerons plus loin, une très grande action sur la constitution du produit. La différence entre la teneur en caoutchouc va jusqu’à plus de 22 p. c. entre un échantillon de Para d’Aburi et un échantillon de Para américain, cette proportion mérite donc de fixer l’attention; elle permet d’insister une fois de plus sur la valeur culturale de VHevea, ou du moins de certaines variétés d'Hevea, et sur la préparation rationnelle du caoutchouc.
Si nous recherchons dans le tableau ci-dessus le caoutchoutier qui suit, au point de vue de la teneur de son produit en caoutchouc pur, nous voyons
que ce serait le Ficus elasiica qui contiendrait le plus de caoutchouc pur, soit 84.63 p. c. avec 6.81 p. c. de résine. Le caoutchouc examiné provenait de Burma ; il serait intéressant de posséder quelques analyses de caoutchouc de ce même Ficus recueilli dans d’autres régions.
Vient ensuite le caoutchouc du Landolphia Thollonii, notre caoutchoutier des herbes qui renferme pour 83 p. c. de caoutchouc, 7.02 p. c. de résine. On se demande ce qu’est le « Lagos Root » cité par l’auteur comme d’origine congolaise, et qu’il rapporte au Landolphia Thollonii', est-ce le produit de rhizomes congolais cultivés au Lagos? Il serait intéressant, dès lors, de donner, au sujet de cette plante, quelques indications historiques, on pourrait peut-être y trouver les raisons d’une proportion plus faible de caoutchouc 73.35 p. c. au lieu de 83 p. c., et, en même temps, d’un pourcentage plus faible de résine (3.34 P* n’est généralement pas le cas.
Dans ce résultat, relativement brillant, il n’y a rien de très extraordinaire; il vient uniquement corroborer l’opinion déjà émise, que nous avons toujours défendue, mais qui a eu certaines difficultés à se faire jour, à savoir que le caoutchouc des herbes est une des meilleures sortes de caoutchouc et que, bien préparé, il est équivalent, si pas supérieur, aux qualités moyennes de Para américain. Il n’y a pas le moindre doute que l’on arrivera, par des procédés mécaniques pratiques, à extraire des rhizomes de cette plante un produit de grande pureté.
Nous ne pouvons malheureusement, d’après les données de ce tableau, juger de la valeur des autres Landolphia ; un seul caoutchouc de Sierra-Leone, provenant d’une espèce indéterminée de ce genre, a été analysé et a donné 65.5 p. c. de caoutchouc seulement, avec un faible pourcentage de résine, 4.97; le résidu qui comportait 26.4 p. c. de la masse, était en grande partie constitué par des débris d’écorce, ce qui semble prouver que le caoutchouc de cette origine, mieux préparé, donnerait un plus beau résultat.
Le caoutchouc fourni par le Funtumia elasiica vient se ranger immédiatement après; certains échantillons de la Côte d’Or renferment 82.54 p. c. de caoutchouc et 4.12 p. c. de résine, moins donc que le Ficus elasiica et que certains échantillons de caoutchouc des herbes, mais, ce qui est digne de remarque, c’est que d’autres échantillons de la Côte d’Or et du Lagos donnent des proportions moins favorables : 80.88 pour le Lagos, 67.40 et 69.12 pour la Côte d’Or, et surtout accusent un pourcentage bien plus considérable de résine qui peut atteindre près de 20 p. c.
Ces différences doivent-elles être attribuées à une différence spécifique ou à des modifications dans la préparation et dans la conservation du produit? Nous pensons que ces divers facteurs interviennent, mais nous croyons qu’une des grandes causes de la différenciation du produit est son origine spé
cifique différente, bien que les auteurs anglais ne veuillent y voir que des formes d’une seule et même espèce, les échantillons botaniques provenant de ces diverses régions ne paraissent pas identiques.
Cela nous amène naturellement à parler de l’action des variations atmosphériques sur la quantité de produits solubles dans l’acétone contenus dans le caoutchouc. Il est indiscutable que le caoutchouc est affecté par une exposition plus ou moins longue à l’air et que, M. Spiller l’a démontré dans une étude publiée dans le Journal of the Chemical Society, il se change ainsi en substances résineuses contenant l’oxygène absorbé. Les travaux plus récents de MM. Ditmar, Herbst, etc,, ont également fait voir que non seulement l’oxygène de l’air, mais encore le mode de dessiccation, influent sur la teneur en résine ; ce sont des facteurs que les producteurs ne doivent pas négliger. (Cf. GummiZeitung, 1906, p. 394, et Ber.,d. Deulsch. Chem. Gesell.y igo6, p. 1 189.) MM. Drabbe et Spence ont démontré l’action de l’oxygène et de la chaleur en partant du même échantillon de Para de Ceylan.
A la température ordinaire, il renfermait de i.35 à i.3o p. c. de résine, cette quantité a augmenté par la chaleur et par la présence d’humidité, comme le montrent les résultats des premiers essais de MM. Drabbe et Spence, continués à l’Institut de Liverpool.
A I4"c. dans l’atmosphère, A 38°c. dans l’air humide, A 38°c. dans l’oxygène sec, A 8o°c, dans l’atmosphère.