‹ Compendium de chirurgie pratique; ou, Traité complet des maladies chirurgicales et des opérations que ces maladies réclamentChapitre 102 sur 177 · DEUXIÈME DIVISION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME DIVISION

maladies de la mâchoire inférieure.

La mâchoire inférieure étant unie à la tète par deux articulations mobiles dont les maladies méritent une étude spéciale, nous sommes obligés d'établir ici deux sous-divi.sions: l'une, pour les maladies derarliculation temporo-maxillaire; l'autre, pour celles de l'os maxillaire inférieur.

PREMIÈRE SOUS-mVISION.

Maladies de l'articulation temporomaxillaire.

Les condyles de la mâchoire forment, avec le temporal, une articulation tonte spéciale et qui n'a pas son analogue dans le reste du squ.'.lette. Du côte du temporal , la cavité glénoïde est disposée de façon à ne permettre que de très-légers glissements en avant lorsque les mâchoires sont rap-

LUXATION

prochées. Pour leurécarteinent, il se fait unrouleiiip.nt des condyles autour d'un axe transversal, et ce roulement s'accompagne d'un transport des condyles en avant, d'où résulte un écartement plus considérable des mâchoires que celui qui aurait lieu si ceux-ci n'abandonnaient pas leurs cavités de réception. Pour comprendre les maladies de l'arliculalion lemporo-raaxillaire, il ne faut jamais perdre de vue cette combinaison du roulement et du transport en avant qui a ïleu lors de l'abaissement de la mâchoire. Ou sait quel rôle joue, dans ce mécanisme, le fibro-cartilage iuterarticulaire, dont les usages, déjà bien indiqués par Ferrein, ont été longuement étudiés par l'un de nous dans sa thèse inaugurale (Paris, 1843).

Il semble qu'une articulation qui u'exécute guère que deux mouvements en sens opposés (pour l'abaissement et l'élévation) devrait avoir des moyens d'union nombreux et solides. Il n'en est rien ; les deux synoviales qu'elle renferme sont très-làches, la supérieure surtout. Les bandelettes fibreuses, nommées ligament interne et ligament stylo-maxillaire, sont tellement minces, qu'en réalité elles contribuent à peine à la solidité de l'articulation. Quant au ligament externe, le seul qui mérite ce nom, il maintient plus efficacement les surfaces articulaires, en se prêtant cependant au roulement et au transport en avant du condyle. L'articulation doit, en définitive, sa solidité à la solidarité qui existe entre elle et celle du côté opposé, et à la profondeur de la cavité glénoïde.

Elle nous offre d'ailleui'S à considérer des lésions traumatiques, et des lésions vitales et organiques.

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