‹ Compendium de chirurgie pratique; ou, Traité complet des maladies chirurgicales et des opérations que ces maladies réclamentChapitre 11 sur 177 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

MALADIES DES FOSSES NASALES

Les fosses nasales sont deux cavités profondes et anfractueuses, creusées dans l'épaisseur des os de la face et par conséquent inextensibles. Elles sont tapissées par une membrane muqueuse douée d'une gi'ande sensibilité et très-vasculaire , qui, confondue avec le périoste, adlière intimement aux os, surtout au niveau de la paroi supérieure. Il résulte des dispositions anatomiques de cette région que les maladies ne peuvent y être vues dans tous leurs détails , que les opérations y sont douloureuses et doivent être faites sans que le chirui'gien puisse suivre des yeux toute la manœuvre.

Séparées l'une de l'autre par une cloison mince, les fosses nasales sont presque toujours malades simultanément. Les violences extérieures circonscrivent rarement leur action sur une seule , et les grandes causes générales exercent leur influence sur toutes les deux à la fois. Parmi les appareils pairs de noire économie, il n'en est pas qui soit aussi souvent atteint des mêmes maladies à droite et à gauche.

Les maladies des fosses nasales sont des vices de conformation, des lésions physiques, des lésions vitales et organiques.

Les vices de conformation ne méritent qu'une courte mention. Les principaux sont la déviation de la cloison , dont il a déjà été question plus haut (p. 33), l'hypertrophie du cornet inférieur, et la perforation soit sponlauée, soit accidentelle, de la cloison. La dernière de ces lésions est ordinairement sans conséquence, mais les deux autres peuvent simuler un polype, et elles ont en outre rincouvénient de rétrécir les fosses nasales, de Ul.

gêner le passage des instruments explorateurs, et de préparer des obstructions fâcheuses, pour peu qu'il survienne une inflammation de la membrane piluitaire ou qu'il y ait développement de quelque polype. Quant aux divisions congénitales de la voîue palatine, comme elles ont avec le bec-delièvre une liaison intime , il en sera question plus tard , à l'occasion des maladies de la bouche.

Nous n'avons donc en définitive à traiter ici que des lésions physiques et des lésions vitales et organiques.

SECTION I

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