BLESSURES
imiiiicalion setablit-ellc à la suile de quelque maladie? Existe-t-elle en dehors et iudépeiulammeiit de tout état pathologique? Il serait impossible d'émetti'e sur ce sujet une opiuioii qui fût rigoureusement démontrable. Quoi qu'il en soit , la fréquence de cette disposition en l'ait une circonstance importante et digne d'être prise en considération dans l'élude des affections des sinus frontaux. Le peu d'épaisseur de la cloison médiane, la communication fréquente des deux cavités , la liaison habituelle de leurs lésions avec celles des fosses nasales, expliquent pourquoi les maladies se limitent rarement à un seul côlé.
Les sinus frontaux existent à peine dans la jeunesse et ne prennent quelque développement que vers l'Age adulte; mais leur étendue augmente assez vite avec I âge, et ils arrivent chez quelques sujets à des proportions considérables : on les a vus occuper par anomalie toute la largeur de l'os frontal, et se prolonger dans l'épaisseur de la portion orbitaire de cet os.
Ils sont tapissés par une membrane muqueuse qui est une prolongement de la pituitaire, mais qui en diffère cependant par sa minceur et par sa moindre vascularité.
L'orifice de communication avec les fosses nasales s'ouvre dans le méat moyen à la partie la plus antérieure et la plus élevée d'une sorte de rigole, en forme d'entonnoir, à laquelle on a pour celle raison donné le nom d'infundibulum. Bien que trèsrapproché de l'ouverture des cellules ethmoïdalcs antérieures, cet orifice en est distinct : nous le désignons sous le nom de naso ou elhmoïdo-frontal , le second s'appelant naso-ethmoïdal antérieur.
Les lésions des sinus frontaux ont été peu étudiées jusqu'à ce jour et sont encore imparfaitement connues , à cause sans doute de leur rareté et de la difficulté qu'on éprouve à les diagnostiquer dans la grande majorité des cas. Elles méritent pourtant de fixer rattenliou des praticiens , puisque quelques-unes peuvent devenir très-graves si on ne les attaque pas dès le début. Dezcimerls a rendu un véritable service à cette partie de la chirurgie eu rassemblant, dans une série d'articles confiés au journal l'Expérience, tous les faits épars jusque-là dans les recueils d'observations ; ce qui permet d'embrasser d'un coup d'œil tout ce que la science possède à cet égard et de tracer une histoire assez complète de ces affections obscures.
Les vices de conformation étant ici sans conséquences sous le point de vue pathologifiuc , nous n'aurons à traiter que des lésions physiques et des lésions vitales et oi'ganiques des sinus frontaux.
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