‹ Compendium de chirurgie pratique; ou, Traité complet des maladies chirurgicales et des opérations que ces maladies réclamentChapitre 59 sur 177 · PARALYSIES DES MUSCLES DE L'OEIL · texte numérisé non relu

PARALYSIES DES MUSCLES DE L'OEIL

ment: c'est ainsi qu'il peut, soit lentement, soit brusquement, taire soi'lir ou rentrer son corps, ou modifier la figure de sa vessie caudale. De là des variétés dans son aspect , variétés qui en forment du reste le signe le plus caractéristique.

La présence du cysticcrque dans l'œil y produit une sensation plutôt désagréable que douloureuse, parliculièrement pendant les mouvements, soit spontanés, soit communiqués. La vision n'est gênée quedans les momentsetdaus les cas où l'animal se place devant la pupille. De même et plus encore que le cysticerque sous-conjonctival , celnici expose à des ophibalmies internes, àdesirilis, à des kératites, qui renaissent de temps à aulre et peuvent finalement entraîner de fàcbeuses conséquences. Dans le cas observé par Sœmmeriug, l'animal avait doublé de volume en cinq mois et atteint la grosseur d'im pois. Dans celui qu'a vu Mackenzie avec Lug;ui, la transparence de la vessie caudale avait un peu diminué après quatre semaines, et quelque temps aprè,s sou volume s'était accru.

Le diagnostic est très-difficile, parce que les malades consultent précisément dans les moments où ils ont un peu d'oplithalmie, et qu'il est rationnel de regarder comme un produit inflammatoire la tache que l'on trouve dans la chambre aniérieure. D'un autre côté, la maladie étant trèsrare , on conçoit que le chirurgien n'y songe pas.

Deux méthodes thérapeutiques ont été conseillées: l'une médicale, l'autre chirurgicale. La première consiste à tuer le cysticerque, .soit en faisant traverser l'œil par un courant galvanique , soit en usant de divers anthelminthiqnes , tels que l'onguent napolilain , la solution coucentrée de santonine ou d'extrait de tauaisie , le collyre au sublimé, la teinture d'aloès étendue d'eau, puis à abandonner dans l'œil les débi'is de l'animal , qui devront être repris par une absorption lente mais sûre. La seconde consiste à faire à la cornée une incision d'une étendue convenable, à travers laquelle on porte une pince-érigne qui sert à saisir l'animal et à. l'attirer au dehors. Malgré le succès obtenu par Âlessi, en quarante jours, au moyen de trois vésicatoires pansés avec la pommade de calomel et de santonine mêlés à parties égales , nos préférences sont encore pour la méihode chirur* gicale, qui a parfaitement et promptement réussi entre les mains de Schott , et que nous considérons comme plus certaine, plus cxpédilive, et moins propre à provoquer le développement d'accidents inflammatoires. Si l'animal élait engagé dans l'ouverture |iupillaire ou passé dans la chambre postérieure, c'est l'extraction qu'il faudrait employer, et non pas l'abaissement, comme cela a été fait une

fois, au détriment du malade, dont l'œil fut pris, au bout de trois jours, d'une violente inflammation qui se termina par suppuration.

SECTION IIL

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