‹ Compendium de chirurgie pratique; ou, Traité complet des maladies chirurgicales et des opérations que ces maladies réclamentChapitre 82 sur 177 · MALADIES DU LABYRINTHE · texte numérisé non relu

MALADIES DU LABYRINTHE

n'est pas encore assez. Pour autoriser, pour justifier même, l'emploi de la perforation des os, il faut quelque chose de plus ; il faut qu'il n'existe pas d'autre moyen plus innocent de mettre la cavité du tympan eu communication avec l'extérieur et d'y porter des injections : or , il n'en est pas ainsi. La science compte un assez grand nombre d'exemples de surdités accidentelles guéries, soit par le calhétérisme et l'injection de la trompe , soit par la perforation de la membrane du tympan, et l'on ne saurait nier que ces opérations n'exposent moins le malade que la trépanation de l'apophyse mastoïde, puisqu'en définitive elles

n'ont jamais eu les résultats funestes dont la mort de J.-J. Berger n'aque trop prouvé la possibilité. En conséquence , il nous parait d'une sage pratique de ne recourir à laHrépanalion , dans les cas de surdité sans carie de l'apophyse mastoïde , qu'après avoir inutilement employé les opérations plus simples qui se pratiquent du côté de la trompe d'Eustache et delà membrane du tympan. Encore faudrait-il, à notre avis, avant de procéder à la térébration des os , prévenir le malade des dangers que peut lui faire courir l'opération et le mettre en mesure de se décider lui-même librement et en parfaite connaissance de cause.

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