‹ Compendium de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernes d'après SanseverinoChapitre 36 sur 119 · FIN DE LA TABLE ANALYTIQUE DE LA COSMOLOGIE · texte numérisé non relu

FIN DE LA TABLE ANALYTIQUE DE LA COSMOLOGIE

Avignon. — Typographie SEGUIN frères. — 7,943

INTRODUCTION

(Tom. III, pag. 5>6)

1. V Anthropologie est la science de V homme. Ce traité devait occuper cette pl^ce ; parce que rhomme contenant en lui-même d^une manière éminente (i) toutes les propriétés dont nous avons reconnu Inexistence dans les natures qui lui sont inférieures et participant, à raison de son intelligence, aux propriétés des substances purement intellectuelles ou des anges (2), il est pour ainsi dire Vanneau qui unit la nature visible avec la nature invisible et qui de la réunion de toutes les créatures constitue Funité de Tunivers (3).

2. Partant de ce fait que le corps et Pâme s^unissent dans l'homme pour former une personne et une substance complète, nous étudierons dans autant de chapitres les huit ques* tions suivantes : i^ quelle est la nature de cette union ; 2® comment a-t-elle lieu ; 3<* Pâme est-elle le principe de toutes les opérations de l'homme ; 4^ quel est le siège de Pâme ; 5"" en quoi consiste Fessenàe de Pâme humaine ; 6** Pâme est-elle matérielle ou immatérielle ; 7"" quelle est l'origine de notre âme ; 8® survit-elle au corps ou bien périt-elle avec lui.

(1) L'homme fut appelé par les Grecs (iixpdxoafioç, qui veut dire petit monde ; parce que, dit saint Thomas^ toutes les créatures du monde se trouvent en quelque sorte réunies en lui ; i, q. XCI, a. i c.

(2) c La vie des hommes, dit S. Augustin, tient le milieu entre celle des anges et celle des bêtes ; » In Joan. Ev,, c. V, tract. XVIII, n. 7.

(3) c Personne n'ignore^ dit Némésius^ que l'homme ressemble aux choses inanimées, qu'il participe à la vie des bêtes, et qu'il s'unit d'une certaine manière avec les purs esprits par l'intelligence. Car il ressemble aux êtres inanimés par la matière de soncorps^.. aux plantes par la nutrition et par la vertu de procréer,., aux bêtes par l'appétit, par les passions, parla faculté de sentir et de respirer,., mais par rinteUigence et la raison il ressemble aux substances incorporelles » ; De na* turahominis, c. i.

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