‹ Compendium de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernes d'après SanseverinoChapitre 53 sur 119 · Il nous reste à réfuter les Matérialistes dynamiques · texte numérisé non relu

Il nous reste à réfuter les Matérialistes dynamiques

On sait qu'ils attribuent à la matière une force capable de produire les composés substantiels et de rendre compte de tous les phénomène^ de la vie sans recourir pour les expliquer à un être de raison^ c'est ainsi quUls désignent Tâme humaine.

288. La raison qui ne permet pas à . Littré d'admettre l'existence d'un principe distinct du corps, c'est que rexpérience^ sur laquelle seule la méthode positive prétend s'appuyer, ne lui apprend rien, dit-il, à ce sujet.

289. Admettons pour un instant que la méthode positive ou expérimentale soit en effet la seule vraie. N'est-ce pas Texpérience qui nous apprend que nul corps ne se meutj^^r lui-même ? Pourquoi le corps humain, quelle que soit la perfection de son organisme, ferait-il exception ?. En outre, ne savons-nous pas également par expérience que jamais un corps vivant n'a été produit par un corps inanimé ? Les plus habiles chimistes^ avec toutes les ressources que les découvertes de la science mettent à leur disposition, sont-ils jamais parvenus à produire un corps vivant ? Trouverait-on même un savant, digne de ce nom, qui osât prétendre que la science n'a pas dit son dernier mot sur ce point ?

290. Robert Grove pousse encore plus loin l'outrecuidance. D'après lui, tous les phénomènes de la vie peuvent s'expliquer par les seules lois du mouvement. Et d*abord, si le mouvement était cette force d'où naissent comme de leur source tous les phénomènes corporels, il ne devrait y avoir aucune cause au-dessus de lui ; mais les plus illustres physiciens, d'accord avec les philosophes, reconnaissent que le mouvement est en réalité un effet dont il est nécessaire de chercher la cause. De plus, on ne peut ignorer que des savants du premier mérite cherchent depuis quelque temps à ramener tous les phénomènes de la nature, V attraction universelle^ la cha^ leurf la lumière^ Vélectricité et le magnétisme^ à une cause unique. Or, ils penchent tous à croire que cet agent univer^* sel consiste, non dans le mouvement, mais dans une certaine masse fluide et subtile, qu'ils nomment éther, laquelle, par la variété des mouvements dont elle est animée expliquerait les divers phénomènes lumineux, calorifiques, magnétiques, électriques et autres. Mais, si le mouvement n'est pas même considéré comme la cause première des phénomènes de la nature

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