CHAPITRE PREMIER. — NATURE de l'union
DE l'aME ET DU CORPS
ART, I. — Principales opinions des philosophes
§§ 3. L'homme est un être composé d'un corps et d'une âme; mais Vunité du composé humain est-elle substantielle ou simplement acci" dentelle? — 4. Platon considère l'union de Tâme et du corps comme purement accidentelle ; Plotin est du même avis ; leur opinion sur la préexistence des âmes devait les conduire à cette conclusion. — 5. Âris^ tote soutient Vunité substantielle de Thomme ; ^pour lui, comme pour les Pères et les Scolastiques qui adoptent son opinion, Tâme est le principe formel du corps humain. — 6. Descartes renouvelle l'opinion de Platon : il place Vessence de Tâme dans Isl pensée^ et d'après lui i'hom-* me est constitué par l'âme seule. — 7. Les systèmes de VoccasionaliS' me, de Vharmonie préétablie et de Vinflux physique n'ont pas d'autre origine que cette opinion de Bescartes. — 8. Kant place Tessence de l'homme dans la conscience seule ; de là est venue la doctrine qui fait consister la personne humaine dans la conscience de soi. — 9. Enfin Rosmini enseigne que le moi réside dans Tâme en tant qu'elle a con^ science d'elle-même^ Pag i-3
ART. II. — Union substantielle de l'âme et du corps dans l'homme
§§ lo. Vunité substantielle du composé humain est un dogme capital de la philosophie : elle sert de fondement à la théorie de la connaissance humaine que nous avons adoptée. — 11. Cette unité comprend Vunité de nature et Vunité de personne ; Tunité de nature dans l'homme se prouve, i » par ce fait que l'homme est le sujet d'opérations qui n'appartiennent ni à l'âme seule ni au corps seul, par exemple, la sensation. — 12.2^ Parce que le corps uni à l'âme possède certaines propriétés qui ne conviennent qu'à Tâme et yice versa; par exemple, le corps se meut, Fâme est répandue dans tout le corps. •— i3. L'unité de personne dans l'homme se prouve par cette considération que le principe auquel nous attribuons les opérations de l'âme et du corps est unique: nous disons e^aXçment je pense et je marche. Pag. • . . 3-5
ART. III — Réfutation des systèmes qui détruisent Vunion
substantielle
§§ 14. La vraie opinion établie^ nous devons réfuter les opinions
contraires. -* 1 3. Le corps n'est pas un simple instrument de Tâme, comme le veut Platon ; il forme avec elle une même hypostase ; la nature seule des sensations suffirait à le prouver. — i6. On le démontre encore, i® parce que le corps humain tire de l'âme sa raison spé" dfique ; 2** parce que son commencement et sa fin dépendent de son union avec l'âme et de sa séparation d'avec elle. — 17. L'homme n'est pas constitué par l'âme seule, comme Ta cru Descartes, il résulte de Tunion substantielle de l'âme et du corps. — 18. Les Pères^ pour défendre la doctrine de l'Église sur l'Incarnation, combattirent avec force la théorie platonicienne renouvelée par Descartes. — 1 9. Kant n'est pas mieux inspiré lorsqu'il dit que l'homme, ou le moi, est constitué par la conscience. — 20. On rïe peut définir l'homme^ comme le fait Rosmini^ un sujet qui a conscience de soi ; l'auteur confond ce qui constitue le moi avec ce par quoi le moi nous est connu. Pag. ••••,« 5*7