‹ Compendium de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernes d'après SanseverinoChapitre 8 sur 119 · DBS PROPRIÉTÉS DU CORPS · texte numérisé non relu

DBS PROPRIÉTÉS DU CORPS

ces parties n'étant pas séparées, elles ont toutes une même forme qui leur donne la cohésion nécessaire pour constituer rétendue.

142. Il n'est pas difficile de comprendre d'après cela comment rétendue peut résulter dé parties distinctes en acte. En effet, puisque le principe formel qui pénètre et unit les parties du corps est «w, il n*est pas étonnant que les parties ellesmêmes forment un tout continu indivisible en acte, quoique divisible en puissance.

143. Il nous reste une dernière question à résoudre : Un corps est'il divible à V infini ? Saint Thomas, à l'exemple d'Aristote et de saint Augustin, répond que le corps est divisible à rinfini, si on le considère absolument ou mathématiquement^ mais qu'il ne peut se diviser à Tinfini si on le considère/7A;^5/y«ewew/. I** Pour bien comprendre la nature de cette division à Tinâni, il faut remarquer qu'il ne s'agit pas ici de parties a/ij«o/e^ qui, répétées un certain nombre de fois, égaleraient le tout, mais dtpsLTiits proportionnelles^ c'est-àdire qui décroissent dans une proportion déterminée. Les parties aliquotes ajoutées une à une finissent toujours par égaler toute grandeur connue ; au contraire, les parties pro-portionnelles ne présentent pas la même difficulté. Je puis, en effet, ajouter à l'infini des punies proportionnelles qui n'atteindront jamais V unité, quelque nombreuses qu'on les suppose. Ainsi l'unité sera toujours plus grande que la série la plus longue possible de décimales (i >o,9999. .. .). Or, si Ton considère le corps de cette manière, il est indubitable qu'on peut le concevoir comme indéfiniment divisible en parties proportionnelles.

144. 2* Mais le corps physique n'est pas divisible à l'infini de cette manière ; parce qu'il peut être réduit à des parties tellement petites qu'elles ne soient plus susceptibles de recevoir une forme.

ARTICLE TROISIÈME

De r impénétrabilité du corps

(Tom. II, pag. 378-383)

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