‹ Compendium de médecine pratique, ou, Exposé analytique et raisonné des travaux contenus dans les principaux traités de pathologie interne (volume 2)Chapitre 34 sur 57 · Ï1AB · texte numérisé non relu

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exposées que d'autres à des attaques d'apoplexie, d'asthme. Celse a dit, avec raison : «Si plenior aliquis «et speciosior etcoloralior factus est, suspecta habere «sua bona débet» {de lie medica, lib. u, cap. 2, p. 48). L'embonpoint n'exclut pas entièrement l'idée de maladie. Les congestions sanguines auraient, suivant quelques auteurs, une grande tendance à se faire vers le cerveau, le cœur et le poumon, chez les sujets ainsi conformés; cette opinion est loin d'être démontrée. L'exubérance de la graisse est le signe de la polysarcie adipeuse.

Le corps acquiert souvent un volume considérable dans l'œdème et l'anasarque. Cet accroissement de volume, du à l'infiltration de la sérosité dans le tissu cellulaire général , est le symptôme de maladies du cœur, des gros vaisseaux, du (oie, des reins, etc. 11 doit être considéré comme un sigue pronostique généralement fâcheux , parce que les maladies qu'il révèle sont elles-mêmes graves, et le plus souvent incurables ; cependant on ne peut rien établir d'absolu à cet égard. La grossesse, une compression accidentelle, peuvent déterminer l'œdème partiel, et dans ces cas le pronostic n'est point fâcheux. On aurait tort aussi de fonder sur un tel symptôme les indications thérapeutiques : c'est uniquement sur la cause de l'œdème ou de l'anasarque qu'elles doivent reposer. La tuméfaction gazeuse de tout le corps est un accident très-rare. M. Double dit l'avoir observée sur un malade atteint de scarlatine; la mort survint peu de jours après (Double , Sémciolugie générale, t. i, in-8°; Paris, 1811). Pugnet l'a rencontrée sur le cadavre des pestiférés.

La diminution du volume du corps en totalité est le symptôme d'une lésion chronique qui porte sur quelque viscère essentiel. Elle constitue le marasme, si commun dans les maladies qui altèrent l'hématose ou les fonctions digestives. Aussi est-elle , en général , d'un funeste présage, puisqu'elle résulte de l'altération chronique du poumon, du foie, de l'intestin, ou de quelque autre viscère ; les tubercules , le cancer, s'accompagnent fréquemment de ce symptôme. La seule émaciation qui ne doive inspirer aucune inquiétude est celle qui se manifeste au déclin des maladies aiguës, et pendant la convalescence. A celte époque, la turgescence générale des tissus est remplacée par une sorte de retrait de tous les organes; un mouvement de résorption s'effectue aux dépens du tissu cellulaire et des liquides qui l'imprègnent.

11 faut aussi se rappeler que l'amaigrissement peut dépendre de la déperdition trop grande du fluide nerveux, c'est-à-dire de la suractivité de l'appareil cérébro-spinal, ou de l'état de collapsus où il tombe à la suite de chagrins vifs et prolongés, de toutes les émotions morales auxquelles l'homme est sans cesse expose. Nous avons Gàamiiié ce symptôme sons

ses différents points de vue dans un article tout spécial, et nous n'avons rien à y ajouter (voyez Amaigrissement, t. i, p. 49).

Signes tirés de l'état général de la peau. — Elle offre à considérer A. la coloration, B. diverses éruptions, C. la température, D. son humidité. La coloration normale de la peau varie suivant chaque sujet; cependant on peut dire qu'en général elle est rosée ou tirant sur le rouge chez l'homme en bonne santé. Elle est notablement augmentée dans la fièvre angéioténique, dans la pléthore, dans la seconde et la troisième période des fièvres intermittentes, dans le rhumatisme articulaire aigu général, dans l'apoplexie, en un mot, dans toutes les maladies où le système vasculaire est fortement excité ou distendu par le sang. La rougeur partielle caractérise des maladies particulières, telles que l'érysipèle, l'éry thème elle est répandue sur tout le corps dans la scarlatine et la rougeole.

La peau est pâle et décolorée dans l'anémie et la chlorose, elle tire un peu sur le vert dans cette dernière maladie; elle est d'un blanc blafard, et jointe à une sorte de transparence, chez les scrofuleux et beaucoup de sujets affectés de phthisie pulmonaire. Dans la première période de la fièvre intermittente, dans les algides, dans le frisson des maladies aiguës, la peau est pâle et décolorée; bleuâtre ou livide dans toutes les affections où la circulation est entravée (communication des cavités droites et gauches du cœur, asphyxie, hypertrophie du cœur, et rétrécissement considérable. d'un ou de plusieurs de ses orifices, pneumonie intense ou double, épanchements pleurétiques , apoplexie pulmonaire, choléra-morbus , etc.). La lividité est partielle ou générale; dans le dernier cas , elle est toujours plus prononcée sur les membranes muqueuses. Les lividités partielles constituent les ecchymoses, les pétéchies, les sugillations; elles indiquent une altération du sang, et sont par cela même assez graves (voyez Ecchymoses).

La couleur noire (ictère noire) est quelquefois tellement prononcée, que les individus ressemblent à des nègres. M. Rostan a rapporté plusieurscasde ce genre : les sujets ont tous succombé. La coloration noire, sans être aussi générale, est quelquefois répandue sur le corps, par larges plaques, dans le scorbut endémique et dans quelques typhus graves.

La peau offre une teinte jaunâtre dans la fièvre jaune, et dans toutes les affections dont l'ictère est le symptôme (maladies du foie, phlébite primitive ou consécutive, etc.). La teinte grisâtre et terreuse s'observe dans toutes les maladies chroniques dans lesquelles la nutrition est altérée , dans les fièvres intermittentes dont les accès reviennent par intervalle ? dans les cas d'hypertrophie de la rate, l'hydrdplsio, etc. La couleur j luiic-paillc se montre dans les

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affections cancéreuses , et dans les mêmes circonstances que la teinte grise et terreuse.

Il importe aussi de considérer dans la peau son degré d'épaisseur, sa consistance et ses dépendances. Les individus dont la peau est pâle, fine, dépourvue de poils, sont souvent atteints de scrofule, d'engorgements glandulaires , de tubercules pulmonaires; chez eux , le réseau capillaire est plus développé , le derme plus mince et plus perspirable. Cependant il ne faut pas accorder une valeur exagérée à de tels symptômes. L'influence du milieu ambiant , et les conditions hygiéniques qui agissent sur les peuples, modifient la texture de la peau , sans produire pour cela des maladies. Nous rappellerons les curieuses expériences de M. Edwards et les observations de M. de Humboldt sur les peuples de l'Amérique méridionale, qui prouvent que le défaut d'insolaiion peut amener la décoloration des tissus, et favoriser le développement des maladies. On a dit que les rhumatisants et les goutteux avaient une peau plus fine et plus perspirable que les autres; mais celte assertion ne doit pas être adoptée sans un nouvel examen.

Éruptions diverses. — Il se forme à la surface de la peau des éruptions variées, qu'il n'entre pas dans notre plan de décrire, puisqu'elles constituent une étude à part. Quant aux vésicules miliaires, aux papules typhoïdes, aux pétéchies, aux sudamina, ils ont un rapport plus intime avec les affections internes; on dit trop généralement qu'ils caractérisent la fièvre typhoïde : pour être plus exacts , nous dirons qu'ils s'observent dans les maladies à symptômes typhoïdes; et que les pétéchies et les papules accompagnent plus spécialement les altérations du sang dans lesquelles la fibrine est diminuée. Les vibices sout des ecchymoses d'une forme particulière, que l'on rencontre dans les fièvres de mauvais caractère. ";G'est à tort que M. Chomcl les rapproche des plicatures (art. Habitude extékieliie, p. 495, D'ici, de méd., 2cédit.; Paris, 183G). Elles sont, il est vrai, le résultat de la pression du drap ou des vêtements sur la peau, mais il faut une autre cause que celle-là, et cette cause est l'altération générale du sang qui existe dans les fièvres typhoïdes (voy. Ecchymose). Les excoriations et les eschares qui se forment sur les parties du tronc exposées à la pression , les ulcérations de la peau, sont d'un mauvais augure : elles sont, en général, l'effet de la diminution de l'influx nerveux et de l'altération du sang (fièvres graves).

La température et l'état hygrométrique de la peau seront examinés ailleurs vvoy. Tempér m r.r. etSuBURs).

Symptômes cl si^/trs lires del'ilat des cheveux

et des onglet. - La couleur uoire des cheveux est ,

Suivant quelques aUteUTl , l indue d'une forte constitution. Celte opinion n'est vraie que pour les hommes dc6 climats tempérés , et encore ne foul-il I* Admettre

qu'avec certaines restrictions. N'a-t-on pas prétendu que les scrofuleux et les phthisiques offraient plus souvent que d'autres un système pileux fortement coloré en noir ? Sans croire que cette circonstance a autant de valeur qu'on Ta dit , on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'elle se présente assez fréquemment pour qu'elle doive être prise en considération. Le changement de couleur des cheveux se présente dans plusieurs maladies : ils blanchissent par les progrès de l'âge , sous l'influence des émotions morales brusques et passagères , ou par l'effet de chagrins continuels. Quelques auteurs affirment qu'ils deviennent verdâtres chez les ouvriers qui travaillent le cuivre et les préparations saturnines; mais cette assertion est mensongère , ou tout au moins exagérée.

La chute des cheveux est un signe de maladies du cuir chevelu ou d'affections générales. Nous avons étudié les causes locales et générales qui provoquent cet accident; nous n'ajouterons rien à ce que nous avons dit à ce sujet ( voy. Alopécie, t. i). Les poils qui couvrent le visage et les autres parties du corps doivent être examinés avec soin. Quelquefois ils sont affectés de maladies; leur bulbe est enflammé, douloureux , et devient le siège d'une exhalation morbide qui est souvent méconnue, faute d'une exploration attentive. Le feutrage des cheveux se manifeste dans les maladies chroniques; souvent aussi on voit s'établir une exhalation abondante qui favorise la génération d'un grand nombre d'animaux parasites. Le feutrage des cheveux est le caractère le plus saillant de la plique polonaise ; il existe aussi dans les différentes espèces de teigne.

Les ongles sont des appendices de la peau qui vivent à la manière des autres organes; ils ont pour fonction plusspécialede concourir au perfectionnement du loucher. Hippocrate avait observé que les ongles se recourbaient chez les phthisiques : une étude plus minutieuse de ce symptôme a été faite dans ces derniers temps par plusieurs auteurs. Ce n'est pas ici le lieu de discuter la valeur de ce signe (voy. Pnrinsie); nous dirons seulement qu'il est surprenant que l'on se soit arrêté avec tant d'insistance sur ce sujet. Béclard a indiqué l'élargissement et l'aplatissement des phalanges onguéales comme un signe d'affection du cœur : une observation ultérieure a prouvé que son opinion n'était point fondée. La coloration livide des ongles se remarque dans toutes les maladies qui entraînent la cyanose. Leur tissu devient friable et cassant par les progrès de l'âge , et dans les affections chroniques graves.

La face fournit une foule de signes précieux au médecin qui sait interroger celle partie importante de l'habitude extérieure; on peut même dire qu'elle offre à elle seule plus de signes essentiels que toutes les autres réunies. Auesi avous-nouscou^.ieié à l'étude de la

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face un article spécial, où nous avons envisagé toutes les particularités qu'elle présente ( voy. Face , t. ni , p. 585). Nous devons seulement rappeler au lecteur ce qu'il doit chercher dans l'exploration du visage. 11 examinera : A. l'ensemble du visage; B. son expression (hébétude, stupeur, face hippocratique); G. les mouvements musculaires qui sont augmentés, diminués, pervertis; D. la coloration de la face. Il faut ensuite qu'il étudie les signes fournis par chacune des parties de la face , sous les points de vue précédemment indiqués (front, sourcils, yeux, paupières, globes oculaires , pupilles, nez, joues , lèvres, mâchoires , tempes , oreille externe). La pathognomonie ou prosoposcopie était cultivée avec ardeur par les anciens , et surtout par les médecins de l'école hippocratique , qui en tirèrent un merveilleux parti pour la prognose des maladies aiguës. Nous montrerons plus loin par quel motif ils s'adonnèrent, avec tant de succès, à cette partie du diagnostic général.

La bouche offre à considérer les lèvres (voy. Face), les dents, les gencives, la langue. Nous nous sommes occupés de ces diverses régions, sous le point, de vue de la pathologie générale , dans d'autres articles (voy. Dentition, Gencives, Langue).

Les régions parotidiennes sont tuméfiées lorsque les glandes qui les occupent viennent à être affectées. C'est ce qui arrive dans les cas d'ulcérations de la membrane interne de la bouche , dans les stomatites , les aphthes diphlhéritiques , et dans d'autres maladies plus générales. On sait qu'elles s'affectent plus spécialement dans le cours des fièvres pestilentielles, dans le typhus contagieux, et même dans notre fièvre typhoïde sporadique. L'un de nous a eu occasion d'en rencontrer trois cas dans un intervalle de six mois, sur des militaires couchés dans les salles du Val-de-Grâce ; depuis, deux autres cas se sont présentés à son observation : aucun des malades ne succomba ; mais la guérison fut entravée par des accidents de toute sorte. On a regardé les tumeurs parotidiennes ou parotides comme un signe favorable qui annonce la crise; nous sommes portés à croire, d'après ce que nous avons vu,. et d'après nos lectures, que la parotide ne se manifeste que chez les sujets gravement affectés.

On a cherché dans la longueur et dans la forme du cou des signes de maladie. On a dit que les hommes dont le cou est gros, court , et supporte une forte tête , sont prédisposés à l'hémorrhagie et aux affections cérébrales. Personne aujourd'hui n'accorde une grande importance à cette conformation particulière, qui, du reste, est assez ordinairement en rapport avec le développement du tronc et du système vasculaire; ce qui explique beaucoup mieux la prédisposition aux hémorrhagies offerte par les sujets conformés de cette manière. Le gonflement du cou

est quelquefois le symptôme du travail physiologique qui s'établit chez la jeune fille à l'époque de la puberté. Il se montre aussi dans les premiers temps de la grossesse, et pendant son cours, dans les affections hystériques et hystéri formes, avec ou sans la sensation de boule. Lorsque les malades éprouvent ce dernier phénomène , ils ressentent dans le cou une constriction très-forte et pénible, qui leur fait croire qu'elles vont suffoquer. Dans l'angine tonsillaire et pharyngée , l'inflammation , ne restant pas toujours circonscrite aux parties membraneuses, s'étend jusqu'aux tissus environnants, et détermine le gonflement du cou.

La tuméfaction peut tenir au développement des glandes cervicales, qui est presque constant dans toutes les affections du cuir chevelu de la face et de la muqueuse buccale et pharyngée. Les diverses éruptions qui ont leur siège à la tête , la teigne, les plaies, les ulcérations, quelles que soient leurs causes, provoquent le gonflement du cou. On l'observe aussi au début, et souvent avant l'apparition de Térysipèle de la face , dans les affections des dents , des os maxillaires, de la membrane muqueuse de la bouche , dans les maladies scrofuleuses : dans tous ces cas, le gonflement du cou lient à l'hypertrophie des glandes cervicales, qui forment des tumeurs tantôt molles, arrondies, ovalaires, mobiles , tantôt inégales , bosselées, réunies en chapelet, tantôt simples, tantôt multiples. Les signes que l'on tire de la présence de ces glandes servent, au diagnostic de la maladie, mais n'offrent qu'un faible intérêt pour le pronostic et pour le traitement. On instituerait une très-mauvaise thérapeutique si l'on voulait, par exemple, combattre l'affection scrofuleuse seulement par des topiques destinés à faire disparaître les glandes cervicales.

On doit aussi étudier, dans la configuration du cou, les saillies partielles que font certains muscles. Dans la contraction spasmodique du sterno-mastoïdien, ce muscle fait saillie sur un des côtés du cou , et la face est dirigée du côté opposé ; tandis que, dans la paralysie de ce même muscle , il ne fait aucune saillie , et la face est portée de son côté par le muscle resté sain. Ces diverses circonstances se rencontrent dans la ma-k ladie connue sous le nom de torticolis, qui n'est, en définitive, que le signe de plusieurs maladies, différentes par leur nature et par leur siège, et que quelques ténotomistes ont eu le tort de confondre (voy. L. Fleury, Mém. sur un cas de torticolis perman. déterminé parla contraction du faisceau sternal du muscle sterno-cléido-mastoïdien , et guéri par la section sous-cutanée du tendon inférieur de ce faisceau charnu ; in Arch. gcn. de méd., 3e sér., t. II, p. 78).

L'examen de la partie postérieure du cou y fait \ découvrir tantôt une saillie anormale formée par

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une ou plusieurs apophyses épineuses , tantôt des tumeurs fluctuantes résultant de la carie vertébrale.

Lorsque Ton a constaté les diverses modifications qui portent sur le volume et la configuration du cou, on doit rechercher encore d'autres phénomènes dont les parties constituantes de cette région sont le siège. On voit, par exemple, une vive locomotion se manifester dans les artères carotides , et causer un soulèvement considérable des parties qui les entourent , chez les sujets atteints d'hypertrophie du cœur, et de lésions des orifices. Celte vibration des carotides a été donnée par les auteurs, et par MM. Corrigan et Charcelay entre autres, comme un des meilleurs signes de l'insuffisance des valvules sigraoïdes de l'aorte. Nous avons eu maintes fois l'occasion de nous assurer que cette opinion est parfaitement vraie; et depuis l'époque où nous avons écrit l'article Maladies du coeur, et où nous avons insisté sur la valeur de ce signe, nous avons pu en apprécier plusieurs fois toute l'importance (voy. Coeur (maladies du), t. u). Les rétrécissements de l'orifice artériel gauche , accompagnés d'hypertrophie, donnent lieu plus rarement à cette vibration. Celle-ci se fait sentir non-seulement sur les parties latérales du cou, mais souvent aussi audessus des clavicules et dans la fossette qui existe au-dessus du sternum. Les anévrysmes de la portion ascendante et de la crosse de l'aorte, ainsi que la dilatation des artères qui en partent, occasionnent des battements insolites dans le dernier point indiqué. Ceux-ci se montrent aussi sur le trajet des veines jugulaires externes, et peuvent dépendre 1° de la vibration des artères carotides, qui leur transmettent le mouvement dont elles sont animées; 2° des veines elles-mêmes : ce dernier cas constitue le reflux ondulatoire et le pouls veineux. Nous avons dit ailleurs que les pulsations veineuses annoncent une maladie des cavités droites et gauches du cœur (voy. Coeur (maladies du), t. n). La gène de la circulation pulmonaire suffit pour provoquer le reflux veineux : aussi ce symptôme peut-il exister dans un grand nombre de m il.idns <!u p «mon, telles que l'emphysème, la bronchite générale, la pneumonie, l'épanchement pleuréliqu<\ !■: i , du reste, agissent en appor-

tant un obstacle plus ou moins grand à la circulation < .m (iiiqui- : de II eu définitive^ la di. tension et même la pulsation des veines jugulaires. Le médecin doit reohen lu r aust i I quel temps des battements du coeur e le pouls veineux, et s'il coïncide avec la systole ou li d ! ûre.

La main doit explorer toutes tes parties du cou , i l'exi tencedn frémissement cataire qui « transmet souvent jusque d n l . L'auscul-

tation enfin est 1 1 >! , diagno tique à

laquelle l'ebsen i r.

La poiiiïnc sera explorée de la même mdnt<

étudiera 1° la configuration du thorax; 2° on mesurera ses diamètres et sa circonférence, afin de reconnaître les différents degrés de dilatation ou de retrait qu'a subis le thorax ; 3o on aura ensuite recours à l'auscultation; 4° il est, enfin, nécessaire de constater les symptômes fournis par les organes contenus dans la poitrine (voy. les articles Mensuration, Percussion , Auscultation).

Le ventre est une des parties du corps que les anciens exploraient avec le plus d'attention. Hippocrate accorde une valeur très-grande aux signes fournis par l'abdomen. Depuis l'immortelle découverte d'Aven'brugger et des médecins français, la percussion et les autres procédés opératoires que Ton met en usage pour arriver au diagnostic local des maladies dont les viscères abdominaux sont le siège ont acquis un haut degré de précision. Nous étudierons dans un article spécial les signes que l'on obtient par la percussion des diverses parties de l'abdomen (voy. Percussion). Nous n'avons voulu consigner ici que des remarques générales.

Les divisions anatomiques de l'abdomen correspondent à des organes que l'on ne peut explorer qu'à travers les parois qui les protègent. La configuration du ventre est souvent modifiée par les différentes maladies des viscères qui y soiit contenus.

Le volume du ventre augmente dans toutes ses parties lorsque des gaz sont sécrétés en grande quantité à la surface interne de l'intestin (voy. Tympànite). 11 en est de même lorsque la sérosité s'épanche dans le péritoine, ou que la graisse se dépose , en forte proportion, dans l'épiploon et dans le tissu cellulaire des parois abdominales. Le son tympanique que Ion obtient par la percussion permet de distinguer répanchement d'air d'avec les collections séreuses.

Le volume du ventre n'augmente parfois que dans certaines régions , là où les viscères hypertrophiés font saillie : dans la fièvre intermittente , dans les maladies du foie , les hypochondres sont plus saillants. L'utérus, distendu par des liquides, des tumeurs, ou le produit de la conception, soulève la région hypogasliïquc. L'hydropisie enkystée de l'ovaire commence souvent par une tumeur occupant le liane droit ou gauche; les diverses productions qui se développent dans les annexes de l'utérus dél( Tiniuenl aussi un gonflement partiel des parois abdominales. Lorsque, le feuillet viscéral du péritoine, enflammé cln uniquement, contracte des adhérences avec le Feuillet pariétal , on voit se dessiner à la surface de l'abdomen des saillies et des enfoncements qui ressemblent assez, bien aux eireoimilulions inle>linales. Le ventre arïccte une forme particulière chez les enfants atteints de carreau voy.ee mot), et chez les malades doul tout l'intestin est confondu,

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