POL
fluctuation produite par un hydroihorax considérable et ancien.
Uaulophonie n'a rendu jusqu'à présent aucune espèce de service dans le diaçnoslic des maladies de poitrine.
L'expectoration, en donnant issue à des liquides de différente nature , est une source féconde de signes diagnostiques. Il convient d'abord de rechercher si la toux est fréquente ou rare, facile ou difficile, accompagnée ou non de douleur, de gêne à respirer, de vomissements, etc. L'expectoration manque chez les jeunes sujets et les vieillards, et le médecin est ainsi privé de signes utiles au diagnostic. L'examen des matières expectorées fournit des signes d'une trèsgrande valeur, d'après lesquels on peut souvent décider si les bronches ou le parenchyme pulmonaire, sont plus spécialement affectés. L'élude microscopique et chimique des crachats n'a point rendu jusqu'à présent de grands services à la séméiologie (voy. Expectoration).
Le3 sii^mes physiologiques^ c'est-à-dire qui résultent du mode suivant lequel s'accomplissent les fonctionsrespiratoires, doivent être placésaprèsles^/^/ze* physiques, pour l'observation desquels les sens sont seuls nécessaires. Le rhjthme des mouvements respiratoires est souvent troublé dans les maladies du poumon ; la respiration est fréquente ou rare, rapide ou lente, facile ou tellement gênée que le malade est obligé de prendre diverses attitudes : de là les diverses respirations morbides qui ont reçu les noms de drspnée, à'orthopnée, de suffocation. Le nombre des mouvements respiratoires doit être compté avec la montre à secondes et à Tinsu du malade , si l'on veut faire des observations rigoureuses et comparatives. La fréquence de la respiration et les autres troubles qu'on y observe ne sont pas toujours le signe d'une affection pulmonaire; cependant si ces troubles persistent pendant quelque temps, on est fondé à croire qu'il existe une lésion permanente du poumon. Quand on voit la respiration s'accélérer de plus en plus, la mort est presque certaine, à moins qu'il n'y ait quelque névrose générale , une hystérie par exemple. L'inégalité, l'irrégularité, l'intermittence de mouvements respiratoires, peuvent offrir des don nées importantes pour la séméiologie. Nous devons faire remarquer à ce sujet que les signes fournis par les troubles des fonctions respiratoires ne viennent que bien après les signes révélés par l'auscultation et la percussion. La douleur est un symptôme qui annonce, en général, la lésion de laplèvre , lepoumon n'étant doué d'aucune sensibilité : aussi lorsque les maladies du parenchyme pulmonaire s'accompagnent de douleurs thoraciques , on est presque sur que la plèvre participe à la maladie du poumon.
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