‹ Compendium de médecine pratique, ou, Exposé analytique et raisonné des travaux contenus dans les principaux traités de pathologie interne (volume 5)Chapitre 24 sur 59 · PAU · texte numérisé non relu

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del. Alibert a réuni le lichen au prurigo , et a fait de celui-ci le deuxième genre de son 9e groupe (dermatoses scabieuses). Plenck avait placé le lichen dans la classe des squames (7e classe), à côté de l'impétigo et de l'ichthyose.

PARALYSIE, s. f., dérive de irapaXus-.v, resolvere ,ce mot lui-même est dérivé de ).oeiv, solvere, debilitare , délier, résoudre, et de -rcapa, qui, placé devant le verbe, signifie imparfaitement , incomplètement; c'csl-a-dire résolution incomplète, moins forte que celle que Ton observe quelquefois ; paralysie vient de TvapaXucKTw, solulio , resolutio nervorum, relâchement , flaccidité plus ou moins complète des muscles.

Dénominations françaises et étrangères. — Aivo7rXY)£'.a, îrapsat;, TCapawtOTAYiHta, Gl". — Paralysis , resolutio nervorum. Lat. — Paralisia. Ital. — Paralisis , parlezia. Espag. — Palsy, paralysis , paralytic affection. Angl. — Lahmung. AH. — Lammigheid , verrœrtheid, Geraaktheid. Holl. — ■ Rorclsc , verkbrud. Dan. — Forlamming , vortagen/iet. Suéd.

Synonymie suivant, les auteurs. — napaXucrtç, •rcapsaiç, Hippocrale, Galien; resolutio nervorum, Gel e; parai 'f sis , Pline; molli ficatio nervorum, Avicenne; paralysis , Bocrhaave , Hoffmann, et la plupart des auteurs modernes; carus paralysis, Good.

Pc fini lion. — La paralysie est. V affaiblissement ou l'abolition delà faculté de sentir ou decontracter les muscles, ou d'une seule de ces facultés, dans une partie quelconque du corps. — La plupart des auteurs modernes définissentla paralysieladiminution ou l'aboliliou du mouvement et du sentiment ou de l'un d'eux ; on a lieu d'être surpris que les vices de cette définition n'aient pas encore été signalés et que l'on s'en soit contenté jusqu'à ce jour ; si on l'acceptait, on devrait appeler paralysie l'immobilité d'un membre dont toutes les jointures sont atteintes de rhumatisme , de goutte , ou soudées par l'effet d'une maladie des surfaces articulaires. On appellerait encore paralysie l'immobilité d'un doigt ou d'un membre dont les tendons sont détruits par la gangrène. Il y a plus, un membre frappé de contracture serait dit paralysé , puisque ses mouvements sont abolis ou impossibles. Au contraire , en disant que la faculté de se mouvoir est suspendue ou abolie, on distingue facilement cet état morbide de ceux qui ont avec lui quelque ressemblance; en effet, dans les diverses conditions pathologiques que nous venons d'indiquer, la contractilité n'est point lésée : musculus quidem bonus est, dit Boerhaave [Prœlcctioncs academicœ de morbis nervorum, t. u, p. 567, in-8°; 1762, Franc, et Leips.) ; on peut s'en assurer en faisant contracter les muscles.

Quelques auteurs désignent sous le nom de paralysie, l'abolition ou l'affaiblissement notable de la sensibilité percevante et du mouvement, volontaire (art. Paralysie , Dict. des sciences médic, p. 243). Cette définition doit être rejetée; les organes de la vie de nutrition peuvent être atteints de paralysie tout aussi bien que les appareils à sensibilité percevante et à mouvement volontaire , et ou ne comprend pas par quels motifs on excluerait ces états mot bides du nombre des paralysies ; les causes , les symptômes sont absolument les mêmes , et lien absolument n'autorise une pareille séparation.

Divisions. — Les lumières projetées par l'anatomie pathologique sur l'étude des paralysies , ont servi à en diminuer le nombre et à les faire considérer comme des symptômes liés presque toujours à une lésion connue; mais l'empire exclusif de l'anatomie pathologique a fait négliger la description de la paralysie; on a cessé de l'étudier sous le point de vue de la pathologie générale, et il suffit pour s'en convaincre de jeter les yeux sur les ouvrages récents de pathologie et les dictionnaires. Nous essayerons de combler cette lacune , moins en consultant les livres, qui nous font défaut, qu'en puisant nos matériaux clans nos propres observations et dans les recherches qui nous appartiennent. 11 nous a bien fallu suppléer au silence que gardent les auteurs des livres réputés les plus classiques.

La paralysie peut affecter le sentiment et le mouvement, ou l'un deux à l'exclusion de l'autre. La première a reçu le nom à'anesthésie (avoucôyicua), la seconde celui de aaiwiaia ; l'expression d'aneslhésie seule est conservée, et encore emploie-t-on plus ordinairement le mot paralysie pour désigner la perte de la sensibilité ou du mouvement.

La paralysie du mouvement a été distinguée suivant son siège, en générale et en partielle. Elle peut affecter tout le système musculaire , et alors la vie s'éteint rapidement; ou bien n'occuper qu'une seule partie du corps. Elle est appelée hémiplégie ou hémiplexie (de ïi^ktoç, moitié , et de ^Xairo), wXaGaw, je frappe) , lorsqu'elle reste limitée à la partie droite ou gauche du corps , et paraplégie quand ce sont les deux membres inférieurs qui sont atteints de paralysie. On a aussi nommé paraplégie la résolution de toutes les parties situées au-dessous de la tête. Ce sens n'est pas celui qu'on attribue généralement au mot paraplégie. Elle est croisée ou transverse, dans le cas où le membre supérieur d'un côté et le membre inférieur de l'autre sont paralysés.

La paralysie du sentiment peut être également générale ou partielle. Les anesthésies partielles ont reçu différents noms, suivant les organes qui en sont affectés (amaurose pour l'œil, surdité pour l'oreille, anosmie pour l'odorat, etc. etc.).

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