‹ Compendium de médecine pratique, ou, Exposé analytique et raisonné des travaux contenus dans les principaux traités de pathologie interne (volume 5)Chapitre 25 sur 59 · PAU · texte numérisé non relu

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La paralysie est complète ou exquise lorsque la faculté de sentir ou de se mouvoir est tout à fait détruite dans une partie; elle est incomplète s'il reste encore quelque sensibilité, ou si les muscles sont capables de quelques mouvements.

Les divisions que nous venons d'énumérer ont une grande importance en séméiologie; cependant elles ne peuvent, en aucune mauière, servir de base à une description générale de la paralysie. Nous commencerons l'élude de la paralysie par celle qui ne se rattache à aucune lésion appréciable et connue du système nerveux ou des viscères; elle consiste en un simple trouble fonctionnel qui est toute la maladie, et porte le nom de paralysie essentielle ou idiopathique ; nous montrerons plus loin que ce premier ordre de paralysie est fondé sur des faits incontestables, et qu'on a eu tort d'en nier l'existence ou tout au moins d'en diminuer l'importance.

En second lieu vient se placer la paralysie qui ne peut pas être rapportée plus que la précédente à une lésion appréciable du système nerveux, mais qui s'explique assez bien par la maladie d'un viscère dont le système nerveux partage les souffrances; elle prend le nom de paralysie sympathique. Dans ce cas, le trouble fonctionnel n'est plus toute la maladie, il faut le faire remonter jusqu'à la lésion matérielle d'un org-ane ou à une maladie bien déterminée (hystérie, épilepsie).

La paralysie est le symptôme ordinaire, on pourrait dire presque constant, de toutes les maladies du cerveau, de la moelle, des nerfs et de leurs enveloppes. Cette paralysie a reçu le nom de paralysie symptomatique ; c'est la pins fréquente de toutes et celle qui a été le mieux étudiée dans ces derniers temps. Nous décrirons avec J. Frank trois espèces de paralysies symptomatiques : 1° une paralysie encéphalique ou par altération du cerveau; 2° une/?aralysie spinale ou par altération de la moelle ; 3° une paralysie par altération des nerfs soit de la vie de relation, soit de la vie de nutrition.

Avant de faire connaître les trois ordres de paralysie que nous venons d'exposer, traçons les caractères communs à toutes les paralysies du mouvement et du sentiment.

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