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temps , l'école physiologique, ont exagéré cette influence, l'une en attribuant à l'altération de la bile, et l'autre à l'excitation de l'estomac, des résultats auxquels il est impossible de prouver qu'ils aient habituellement une part active.»
Nous avons reproduit ce passage parce que nous le croyons conforme à la vérité, et parce qu'il réfute une opinion accréditée que nous considérons comme nuisible à la saine thérapeutique des maladies de la peau (voy. Traitement).
Sur les 79 observations recueillies par l'un de nous, la coïncidence d'une gastro-entérite chronique n'a été notée que 4 fois ; dans tous les autres cas, l'état des voies digestives était dans le meilleur état.
Les maladies de la rate , des reins , des organes respiratoires , n'ont aucune influence démontrée sur le développement des dermatoses; il n'en est pas entièrement de même pour les affections An foie.
Il n'existe aucun rapport appréciable entre les maladies de la peau et les dérangements de la menstruation ,\t%flueurs blanches; les dartres laiteuses ont perdu tout crédit auprès des observateurs sévères et instruits.
Souvent les maladies de la peau se développent en l'absence de toute cause appréciable ou d'une cause externe très-légère. Dans les cas de ce genre, il faut, sans doute, reconnaître l'existence d'une prédisposition dont la nature nous échappe ; mais nous pensons qu'il est plus légitime de placer cette prédisposition dans les conditions individuelles où se trouve placée la peau du malade, plutôt que dans une altération générale, un vice, un virus, dont rien ne démontre l'existence, et qu'il n'est pas nécessaire d'admettre par hypothèse.
Traitement. — Nous ne voulons pas , à l'exemple de M. Rayer, nous occuper ici avec détails de tous les médicaments qui ont été dirigés contre les maladies de la peau; ce serait, sans utilité aucune, nous exposer à de nombreuses répétitions. Il ne sera question, dans cet article de pathologie générale, que des principales indications qui se présentent dans la thérapeutique des dermatoses.
Les maladies de la peau doivent-elles, dans certains cas, être respectées? Peut-il être dangereux de les faire disparaître? Ce premier point a été envisagé de deux manières différentes.
Les médecins qui admettent l'existence du virus dartreux et qui considèrent les phénomènes morbides cutanés comme le résultat des efforts dépurateurs de la nature , pensent qu'il faut souvent respecter les dermatoses, et principalement les gourmes des enfants; M. Duchesne-Duparc (loc. cit., p. 23, 24) veut qu'au lieu de combattre on favorise «un travail de dépuration établi par la nature , et qui , maintenu
dans des limites 'convenables , est bien plus souvent une source de purification et de santé qu'une cause d'épuisement et de danger.» Un grand nombre de praticiens partagent cette opinion.
Nous nous sommes déjà élevés de toutes nos forces (voy. Impétigo, t. v, p.- 159) contre un préjugé dont beaucoup d'enfants sont victimes , et nous appliquerons à toutes les maladies de la peau ce que nous avons dit à propos de l'impétigo.
Abstraction faite de toute théorie pathogénique , l'observation montre qu'il ne faut jamais respecter une dermatose pour elle-même ; qu'il n'y a jamais danger, inconvénient à faire disparaître, au moyen d'un traitement rationnel , une maladie de peau récente et aiguë.
Lorsqu'une inflammation aiguë de la peau (eczéma, herpès, impétigo) se développe dans le cours d'une affection interne, il peut être utile de la respecter pendant quelque temps , ou même de favoriser son développement , mais uniquement parce que la phlegmasie spontanée de la peau agit comme révulsif, ainsi que le ferait une phlegmasie cutanée artificielle produite par l'application d'un sinapisme, d'un vésicatoire , etc. M. Trousseau a parfaitement établi ce point , et il fait remarquer avec raison que , même dans les cas de ce genre, il faut arrêter l'extension de la dermatose, et ne pas lui permettre d'envahir de trop grandes surfaces ou de durer trop longtemps ( des Feux de dents et des gourmes, in Journ. des conn. méd.-chirg., n° de juillet 1842 ).
Alibert , M. Cazenave, ont vu des malades qui restaient à l'abri de tout accès d'asthme, de goutte, etc., tant que durait un eczéma ou une autre affection de la peau, et qui étaient pris d'accidents graves aussitôt que la dermatose disparaissait ; il est évident qu'en pareille circonstance « il est sage de ne pas guérir une maladie externe qui , en définitive , ne cause que peu d'inconvénients , tandis que la maladie primitive est accompagnée d'un danger plus ou moins grand» (Trousseau, loc. cit.).
Dans les affections chroniques de la peau il importe de tenir compte de la division que nous avons établie plus haut.
Les dermatoses qui ne sont accompagnées d'aucune sécrétion (psoriasis) peuvent être traitées et guéries à toutes les époques de leur durée , quel que soit leur degré d'intensité; il n'en est pas de même pour les dermatoses avec sécrétion ; lorsque celles-ci existent depuis longtemps, elles deviennent pour l'économie ce qu'est une sécrétion habituelle , un vésicatoire , un cautère déjà anciens ; il y a souvent du danger aies supprimer brusquement ;\\ faut n'attaquer la dermatose que partiellement, sur de petites surfaces, de manière à ne la faire disparaître que graduellement ; en même temps on administre quel-
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qucs purgatifs, on applique un vésicatoire qu'où supprime à son tour quelque temps après la disparition complète de l'affection cutanée.
Ce que nous venons de dire à propos des affections chroniques de la peau vient encore montrer le danger des doctrines pathogéniques que nous avons combattues. Guidé par des idées préconçues, hypothétiques , on considère le développement d'une dermatose comme un phénomène de purification , on respecte la maladie lorsqu'elle est à l'état aigu , c'està-dire lorsqu'elle peut être traitée non-seulement sans inconvénients, mais avec avantage; puis on l'attaque quand elle est passée à l'état chronique, c'est-à-dire quand sa disparition n'est pas sans danger.
Lorsque l'on étudie la thérapeutique générale des maladies de la peau , on est tout d'abord arrêté par une question fort importante.
Faut-il accorder la prépondérance à la médication interne ou à la médication externe? «GoDvient-il, dans tous les cas, d'employer les moyens locaux? Les applications externes suffisent-elles pour obtenir laguérison» (Gazenaveet Schedel)?
Beaucoup de médecins répondent par la négative à ces dernières questions.
Médication interne. — Les auteurs qui, avec les anciens, et spécialement avec l'école galénique, attribuent encore les maladies de la peau à un virus , à une altération des humeurs, du sang , veulent que l'on ait recours , dans tous les cas , à un traitement interne, destiné à combatre le vice dartreux. Ils prescrivent les dépuratifs, et sous ce titre ils énumèrent la chicorée, labardane, lafumeterre, la gentiane, la pensée sauvage, la douce-amère , la salsepareille , le houblon, les amers, les toniques, les sudorifiques, les purgatifs, les diurétiques, etc. (voy. Gibert, ouvr. cité, p. 37 et suiv. ).
Ici , encore , nous sommes obligés de combattre l'opinion commune , et de dire qu'il n'existe pas de faits bien observés qui démontrent l'utilité du traitement interne , ou le danger de son absence. Quant à la cause prochaine de la dermatose , il ne faudrait pas conclure néanmoins de ces paroles , que nous repoussons complètement la médication interne dans le traitement des maladies de la peau ; nous croyons, au contraire, qu'il est nécessaire d'y avoir recours dans des cas assez nombreux , qui peuvent être rangés sous les trois chefs suivants :
1° Lorsqu'une maladie cutanée se montre chez un sujet affaibli, d'une mauvaise constitution, scrofuleux, atteint de syphilis constitutionnelle, de scorbut , etc. , il est utile , souvent indispensable , pour obtenir la guérison de la derma tose, de diriger un traitement interne contre l'altération générale; mais \ celle-ci n'est qu'une complication , et la conduite du
praticien ne diffère en rien de celle qu'il doit tenir dans tous les cas où deux affections existant chez le même individu, l'une subit plus ou moins l'influence de l'autre. On aura donc recours, selon les circonstances , aux amers , aux martiaux , aux toniques , aux médicaments spécifiques , etc.
2° Lorsqu'une maladie cutanée existe depuis longtemps, ou qu'elle se montre rebelle aux moyens locaux , il faut prescrire les purgatifs, les diurétiques, etc., à titre de dérivatifs , soit pour éviter les accidents qui accompagnent quelquefois la disparition des dermatoses chroniques (voy. p. 314 ), soit pour déterminer sur les organes digestifs ou urinaires une irritation, une fluxion dérivative, adjuvantes du traitement local, de même que dans les phlegmasies internes, on détermine une irritation, une fluxion artificielles sur la peau , pour venir en aide au traitemeut de l'affection viscérale profonde.
3° Lorsqu'une maladie de la peau, bien qu'elle ne soit point spécifique, ne cède point aux moyens locaux et à la médication interne rationnelle que nous avons indiquée, il faut s'adresser à une médication empirique dont l'efficacité n'est pas douteuse, mais dont le mode d'action nous échappe ; nous voulons parler des sulfureux et des préparations arsenicales et cantharidées auxquelles les dermatologues anglais et les élèves deBiett,et en particulier MM.Cazenave et Schedel, accordent une si grande valeur.
Les sulfureux, considérés pendant longtemps comme spécifiques contre les maladies de la peau , ont beaucoup perdu de leur ancien prestige , depuis que la médecine et entrée dans une voie d'observation plus sévère. « Si les sulfureux , disent avec raison MM. Gazenave et Schedel (loc. cit., p. lxx) , se sont montrés très-efficaces dans certains cas , non-seulement dans d'autres ils ont échoué, mais encore leur usage a été suivi d'une augmentation marquée de l'affection cutanée. Leur emploi exige plus d'habitude et d'expérience qu'on ne le pense généralement, et c'est bien à tort qu'une foule de praticiens persistent encore à les appliquer, sans discernement , dans un grand nombre de cas où ils contribuent à aggraver le mal.»
En général, les sulfureux ne sont utiles que dans les affections cutanées chroniques.
Nous ne prétendons , en aucune manière, nier les succès qui ont été obtenus à l'aide des préparations arsenicales et cantharidées ; nous ne contestons pas que ces préparations ne soient quelquefois un moyen héroïque ; nous ne leur attribuons pas une influence funeste sur l'économie, et nous savons que, maniées par des mains habiles et prudentes, elles peuvent être administrées sans donner lieu à des accidents graves ; mais nous ne craignons pas d'affirmer, que l'emploi de ces méddicaments n'est pas
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toujours dépourvu d'iuconvénients , qu'il a été étendu outre mesure, et appliqué dans une foule de cas où des moyens locaux, beaucoup plus inoffensifs, eussent amené une guérison plus rapide et tout aussi durable. Le psoriasis est une des maladies de la peau coutre laquelle les médicaments en question ont été le plus fréquemment prescrits et le plus chaudement préconisés; or, l'un de nous a démontré qu'ils sont remplacés avec grand avantage par un traitement purement externe (L. Fleury, mém. cité). Cette démonstration, puisée dans le service de M. Emery à l'hôpital Saint-Louis , s'applique à toutes les maladies de la peau.
Nous croyons être d'accord avec les lois de l'observation et d'une saine pratique , en disant que les préparations arsenicales et cantharidées ne doivent être mises en usage que lorsqu'une maladie de peau a résisté à tous les moyens prescrits par la thérapeutique rationnelle.
Médication externe. — Contre l'autorité de Lorry, et plus que ne l'ont fait les dermatologisles contemporains, nous proclamons les médicaments externes comme les remèdes les plus puissants , les plus sûrement et les plus rapidement efficaces que l'on puisse opposer aux maladies de la peau. Pourrait-il en être autrement ? Comment, en agissant directement, immédiatement, sur une affection qui, le plus ordinairement , se développe sous l'influence d'une cause locale , n'en obtiendrait-on pas la guérison plutôt que par des moyens indirects? La médication externe est beaucoup plus employée aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a quelques années, mais personne ne lui a accordé une aussi large place, dans le traitement des maladies de la peau , que M. Emery, et l'un de nous a pu constater pendant plusieurs années , à l'hôpital Saint-Louis, les nombreux avantages qu'elle présente. M. Emery a rendu un important service à la thérapeutique des dermatoses , en la dégageant d'une vaine et fastidieuse pharmacopée pour la ramener à une simplicité rationnelle et efficace.
La médication externe est essentiellement différente , suivant que la maladie est aiguë ou chronique, et nous allons indiquer rapidement les indications qui se rattachent à chacune de ces deux formes.
Dermatoses aiguës. — Le traitement antiphlogistique doit être employé, ici, dans toute sa sévérité ; on prescrira les émissions sanguines locales , en ayant soin d'appliquer les sangsues sur les limites de la surface malade ; les émollients , sous la forme de bains , de cataplasmes , de lotions , de pommades.
C'est surtout à propos du traitement externe qu'il faut se rappeler ce que nous avons dit des sulfureux; trop souvent les médecins, considérant ces préparations comme pouvant être toujours employées avec avantage, y ont recours pour des phlegmasies aiguës
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de la peau, et aggravent le mal par l'usage intempestif de substances irritantes, qui n'ont d'autre effet que d'exaspérer l'inflammation (voy. Gale, t. v, p. 258).
Dermatoses chroniques. — 11 faut modifier la vitalité de la surface malade , et l'on obtient ce résultat au moyen de la médication perturbatrice ou cclro tique. Les bains ou les douches de vapeur, les fumigations aromatiques, sulfureuses, cinnabrées; les bains d'eaux minérales de différentes espèces, les bains alcalins ou de sublimé , les bains de mer, les topiques contenant des préparations de soufre, de plomb , d'iode , de mercure , de goudron ; les vésicatoires appliqués loco dolenti, les cautérisations, etc., forment la base de ces deux médications.
Nature et siège. — A l'exemple de Rivin, M. Héreau [des Parasites cutanés chez l'homme ; Paris, 1842) rattache toutes les affections cutanées à la présence d'insectes vivant sur le corps de l'homme ; il n'est point nécessaire de réfuter cette opinion.
M. Rayer a considéré toutes les dermatoses comme des phlegmasies cutanées. Dans l'état actuel de la science cette généralisation n'est nullement justifiée; les affections vésiculeuses et pustuleuses, peut-être les affections papuleuses , sont très-probablement des cutites; mais les exanthèmes ne sont peut-être que des congestions , et l'on ignore complètement la nature des maladies squameuses.
Quant au siège des dermatoses, nous ne pourrions que répéter ce que nous avons dit dans le paragraphe consacré aux altérations anatomiques.
Classification. — Nous ne fatiguerons pas le lecteur de l'énumération des nombreuses classifications auxquelles ont été soumises les maladies de la peau : ce serait mettre sa patience à une dure épreuve sans compensation aucune. Nous nous contenterons d'indiquer celles qui appartiennent aux principaux dermatologistes modernes.
Classification d' Alibert. — Alibert a divisé les maladies de la peau en douze groupes, qui comprennent quarante-huit genres et un nombre énorme d'espèces. Voici sa classification :
Groupe i. Dermatoses eczémateuses.
Genres : 1 , érythème ; — 2 , érysipèle ; — 3 , pemphyx; — 4, zoster; — 5, phlyzacia ; — 6, cnidosis; — 7, épinyctide; — 8, olophlyctide; — 9, ophlyctide; — 10 , pyrophlyctide ; — 11, charbon ; — 12, furoncle.
Groupe h. Dermatoses exanthémateuses.
Genres : 1 , variole; — 2, vaccine; — 3, clavelée ; — 4 , varicelle ; — 5 , nirle ; — 6 , roséole ; — 7 , rougeole ; — 8 , scarlatine; — 9 , miliaire.
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Groupe m. Dermatoses teigneuses.
Genres : l,achore; — 2, porrigine; — 3, favus;
— 4 , trichoraa.
Groupe îv. Dermatoses dartreuses.
Genres : 1 , herpès ; — 2, varus; — 3, mélitagre ;
— 4 , esthiomène.
Groupe v. Dermatoses cancéreuses.
Genres : 1, carcine ; — 2 , kéloïde.
Groupe vi. Dermatoses lépreuses.
Genres : 1 , leuce; — 2 , spiloplaxie; — 3 , élé-
phantiasis ; — 4, radesyge.
Groupe vu. Dermatoses véroleuses.
Genres : 1 , syphilis ; — 2 , mycosis.
Groupe vin. Dermatoses strumeuses.
Genres : 1 , scrofule ; — 2 , farcin.
Groupe ix. Dermatoses scabieuses.
Genres: 1, gale; — 2, prurigo.
Groupe x. Dermatoses hémateuses.
Genres : 1, péliose ; — 2 , pétéchie.
Groupe xi. Dermatoses dyschromateuses.
Genres : 1, panne; — 2 , achrome.
Groupe xn. Dermatoses hétéromorphes.
Genres : 1 , ichthyose , — 2, tylosis ; — 3, verrue; — 4 , onygose; — 5, dermatolysie ; — 6 , naeve.
Alibert a gratifié cette classification du nom de naturelle : nous ne reproduirons pas toutes les considérations qui ont été mises en avant dans le but de prouver combien ce titre est usurpé : quelques mots suffiront.
Alibert range parmi les maladies de la peau, nonseulement les affections que nous en avons distraites, mais encore le charbon, le furoncle , le cancer, la scrofule , le farcin , etc. ; il éloigne le zoster de Yherpés et il rapproche Vimpetigo de Yesthiomènc (lupus); il sépare des maladies identiques , parce qu'elles ont un siège différent; il en réunit qui n'ont entre elles aucun point de contact; sa classification ne repose que sur des circonstances variables et sans importance : la cause plus ou moins probable de la maladie, la couleur affectée, le mode de propagation de réruption, le genre de sensation éprouvée par le malade, etc.
Classification de JVillan. — Willan a pris pour base de sa classification les lésions anatomiques élémentaires, primitives, qui caractérisent les différentes affections cutanées , et il a dressé le tableau suivant :
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( Ordre i. Papula.
Genres : i, strophulus; — 2, lichen ; — 3,pru-
Ordre il. Squamœ.
Genres : 1 , lepra; — 2 , psoriasis; — 3 , pityria" sis ; — 4 , ichthyosis.
Ordre m. Exanthema.
Genres : 1 , rubeola ; — 2 , scarlatina ; — 3 , urticaria; — 4, roseola; — 5, purpura; — 6 , erytheraa.
Ordre iv. Bullœ.
Genres : 1 , erysipelas; — 2, pemphygus; — 3, pompholix.
Ordre y. Pustulœ.
Genres: i , impétigo; — 2, porrigo; — 3, ecthyma ; — 4 , variola ; — 5 , scabies.
Ordre vi. Vesiculœ.
Genres : 1 , varicella; — 2 , vaccinia; — 3 , herpès; — 4, rupia; — 5, miliaria; — 6, eczéma;
— 7 , aphtha.
Ordre vu. Tubercula.
Genres : 1 , phyma; — 2 , verruca ; — 3 , molluscum ; — 4 , vitiligo ; — 5 , acné ; — 6 , sycosis ;
— 7," lupus; — 8, elephantiasis ; — 9, frambœsia.
Ordre vin. Maculœ.
Genres: 1 , ephelis ; - — 2, naevus; — 3, spilus.
Deux ordres de reproches ont été adressés à Willan; on a attaqué, d'une part , la base de sa classification, et, d'autre part, la distribution adoptée par lui; nous nous occuperons des objections de la première catégorie lorsque nous aurons fait connaître les classifications qui ne diffèrent de celle de Willan que par de légères modifications.
Willan a manqué aux lois de sa propre classification, en plaçant le purpura dans les exanthèmes, l'érysipèle dans les bulles, le sycosis dans les tubercules; le lupus n'est pas une affection tuberculeuse.
Classification de Biett. — Biett a accepté le principe fondamental de la classification de Willan ; mais il a opéré quelques changement dans Pénuméralionet le nombre des ordres, ainsi que dans la distribution des genres. Voici la classification qu'il a proposée , et que MM. Gazenave et Schedel ont adoptée.
Ordre i. Exanthèmes.
Genres: i, éryihème; — 2, érysipèle; — 3,
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roséole; — 4, rougeole; — 5, scarlatine; — 6, urticaire.
Ordre n. Vésicules.
Genres: 1 , miliaire ; — 2, varicelle; — 3, eczéma;
— 4 , herpès ; — 5, gale.
Ordre ni. Bulles.
Genres : 1, pemphigus; — 2, rupia.
Ordre îv. Pustules.
Geures : 1 , variole ; — 2 , vaccine ; — 3 , ecthyma-, — 4 , impétigo; — 5 , acné ; — 6 , mentagre ; — 7, porrigo.
Ordre v. Papules.
Genres: 1, lichen; — 2, prurigo.
Ordre vi. Squames.
Genres: 1, lèpre; — 2, psoriasis; — 3, pyliriasis ; — 4 , ichthyose.
Ordre vu. Tubercules.
Genres: 1, éléphanfiasis des Grecs; — 2, molluscum ; — 3, frambcesia.
Ordre vm. Macules.
Genres : a. Colorations. — 1, teinte bronzée; — 2 , éphélides ; — 3 , naevi. — b. Décolorations. — 1, albinisme ; — 2 , vitiligo.
Ordre ix. Lupus.
— x. Pellagre.
— xi. Bouton d'Alep.
— xu. S/philides.
— xui. Purpura.
— xiv. Eléphantiasis des Arabes.
— xv. Kéloïde.
Classification de M. Giberl. — M. Giberl , ne voulant étudier que les maladies spéciales de la peau , a resserré le cadre tracé par Biett dans les limites suivantes.
Ordre i. Exanthèmes.
Genres : 1 , urticaire ; — 2 , roséole ; — 3 , érythème.
Ordre n. Bulles.
Genres : 1 , pemphigus ; — 2, rupia.
Ordre m. Vésicules.
Genres: 1, gale; — 2, herpès; — 3, eczéma.
Ordre iv. Pustules.
Genres : 1 , e cthyma; — 2, acné ; — 3f impétigo;
— 4, Teigne.
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Ordre v. Papules.
Genres : 1, prurigo; — 2 , lichen.
Ordre vi. Squames.
Genres: ichthyose; — 2, psoriasis; — 3 , lè-
pre.
Ordre vu. Tubercules.
Genres : 1, dartre rongeante-, — 2 ; eléphantiasis des Grecs; — 3, eléphantiasis des Arabes; — 4 , keloïde.
Ordre vm. Taches.
Genres: 1, éphélides; — 2, naevus; — 3, purpura.
Abstraction faite des observations pathologiques que fait naître cette classification, il faut remarquer que la dartre rongeante (lupus) , l'éléphantiasis des Arabes et la kéloïde , ne sont pas des affections tuberculeuses, et qu'il est impossible de considérer le pupura comme constitué par de simples taches.
Les classifications de Willan, de Biett, de MM. Cazenave et Schedel , de M. Gibert, ont un lien commun; elles reposent sur l'existence de lésions élémentaires primitives, et constantes dans un certain nombre de maladies cutanées réunies, pour cette raison , dans un même ordre. Cette base, établie par Willan, a été fortement attaquée (voy. Pagett, Essai sur les avantages de la méthode naturelle com~ parée avec la classification artificielle dans l'étude des maladies de la peau, in Revue médicale , n° de mai 1833. ■ — Girou de Busareingues , Journal complément., t. xliv, p. 191. — S. Plumbe , On ihe diseases of the skin ; London, 1833. — Dauvergne, Histoire de l'inflammat. darlreuse, elc. ; thèse de Paris, n° 324 ; 1833), et l'on peut résumer ainsi les principales objections qui ont été dirigées contre elle.
La lésion considérée comme élémentaire , comme primitive, n'est souvent que secondaire, car le développement de la vésicule, de la pustule, est précédé d'une tache exanthématique.
Les lésions considérées comme caractéristiques ne peuvent servir à une classification , car elles se transforment souvent l'une dans l'autre : ainsi une vésicule devient une pustule; une pustule se change en un tubercule.
Les lésions élémentaires ne conservent leurs caractères distinctifs que pendant un temps très-court: comment donc fonder une classification sur des fo: mes fugaces qu'il est , le plus ordinairement, impossible de constater ?
Les vésicules et les bulles sont constituées par une même lésion élémentaire ; il n'existe entre elles qu'une différence de dimension.