SCÈNE II
Gaston, guielery.
GASTON, à part.
Il vivra, s’il me donne un prétexte pour le sauver, (nam.) Monsieur... ,
GUILLERV, se retournant.
Monsieur?.,.
GASTON, avec hauteur.
Vous me reconnaissez, je crois... Je suis Gaston de Jussac, lieutenant-colonel, maître et seigneur dans cette forteresse!
Mais l’état où je suis, monsieur le comte, n’affirme pas le contraire. t
GASTON
Allons, debout!
G CILLE R Y.
Un prisonnier, monsieur le comte, a le droit de se coucher... et j’en ai usé •, de dormir... et j’en use...
[Il se retourne.)
L’insolent!
GASTON, à pan.
GUILLERY, s’asseyant.
On m’a fait l’honneur de me prévenir tout à l’heure que je serai décapité au premier sourire de l’aurore... est-ce changé?... Ou voudrait-on me faire passer à la question?... (so levant.) Ah! diable! ceci, je l’avoue, me déplairait. A cela prés, monsieur, je suis votre humble serviteur.
Vous me croyez votre ennemi 7
Vous auriez tort de ne pas l'être.
GASTON
Et si je ne l’étais plus?
GUII l-ERY.
Ce serait invraisemblable.
GASTON
Et si je voulais vous sauver?
Que gagneriez-vous à cela?
GASTON
Je veux que vous me soyez redevable de la vie, par pure bizarrerie, voilà tout. Soumettez -A'ous, demandez voire grâce au lieutenant général, je m’engage à l’obtenir.