‹ Complément au Mémoire sur l'écoulement des corps solidesChapitre 58 sur 146 · MAINTENU ENTRE DEUX PLAQUES · texte numérisé non relu

MAINTENU ENTRE DEUX PLAQUES

On a vu, d'après la description des résultats d'expériences, combien sont variées les déformations qui résultent du passage d'un poinçon au travers d'une masse solide»

Sous l'action de ce poinçon, la matière placée au-dessous de lui s'écrase et se trouve refoulée latéralement.

Autour du poinçon, le diamètre du bloc s^àgrandit, et son introduction ne peut être mieux comparée qu'à la cause qui détermine au loin, dans une masse liquide, la propagation d'une onde dont le rajon va constamment en augmentant.

A côté des déplacements dont cette notion générale des phénomènes donne pour ainsi dire une première vue, le frottement joue un rôle considérable.

C'est lui qui retient près de la tète du poinçon les molécules qui étaient d'abord en contact avec elle ; c'est lui aussi qui détermine l'entraînement, par le poinçon, de la matière qui l'entoure immédiatement, et qui donne la raison des concavités qui se forment sur la face d'entrée des blocs poinçonnés.

En présence de ces faits complexes , nous avons hésité longtemps avant de soumettre la question au calcul, et nous n'y avons réussi, dans ce premier essai, qu'en nous plaçant dans des conditions hypothétiques qui s'éloignent des faits, en les simpliGant en apparence d'une manière un peu arbitraire ; mais ces conditions trouveront ultérieurement leur raison d'être dans les faits les plus complexes eux-mêmes, en ce qu'elles en expriment certainement tes circonstances les plus importantes.

Si nous deipandons pour nos hypothèses quelque indulgence , c'est donc plutôt à titre transitoire qu'à titre définitif,

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