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INFLUENCE DE L'ORIFICE DE LA GONTRE-MATRICE

Toutes les indications précédentes supposent que le bloc est posé sur un plan continu, et que, par conséquent, il ne peut se former de débouchure.

Elles ne peuvent, en conséquence, rendre compte des faits qui se présentent dans les poinçonnages ordinaires avec contrematrice, que jusqu'au moment où une protubérance commencerait à se former sur la face inférieure du cylindre central. . Le moment où cette formation commence est d'ailleurs intéressant à un autre titre , en ce que deux déformations ont alors lieu simultanément : d'une part, la déformation dont il vient d'être parlé; d'autre part , l'augmentation de diamètre du bloc au niveau

de la base inférieure du poinçon. Il y a, dans cetle sîmultanéilé des deux effets, une certaine raison de croire que les résistances sont les mêmes dans les deux directions, et qu ainsi la pression nécessaire pour repousser la débouchure est alors égale i celle qu exige Taugmeiiitation du diamètre du bloc, considération d*autant plus importante qu elle nous donne, en quelque sorte, deux mesures simultanées du rayon d^activité.

Bien que la convexité de la face inférieure de la débouchure puisse s'expliquer par la résistance due au frottement qui doit avoir lieu sur la lèvre de la contre-matrice , on est encore conduit à une explication tout aussi satisfaisante en remarquant que, la longueur du rayon d'activité devant être plus grande à une plus grande distance de la paroi extérieure , ce serait à cette valeur relativement plus grande dans le sens de Taxe que devrait être attribuée la convexité.

A partir du moment où la débouchure commence à se former, la résistance que cette formation oppose est moindre que celle qui proviendrait de la déformation de la paroi, et la portion du cylindre central non encore occupée par le poinçon se trouverait entraînée tout d^unbloc, à peu près dans Tétat où l'avaient amenée les transformations déjà décrites, s^il ne se produisait plus aucune déformation extérieure.

Dans cette hypothèse, la débouchure serait constituée par le bouchon V de la figure 6g, transporté au dehors par un simple effet de découpage du poinçon; mais si les pressions intérieures restent assez grandes, ce dernier déplacement ne peut avoir lieu sans une nouvelle augmentation du diamètre de la partie inférieure du bloc, sans que cette augmentation ne rejette au dehors du cylindre central une partie de la matière de la cloison. Cest cette double circonstance qui explique la continuité des couches, tant dans la débouchure que dans le bloc, pendant Texpulsion de la débouchure, et qui montre pourquoi les courbes telles que ye (figure 7 1) se prolongent jusqu'en X et viennent même se raccorder avec un prolongement qui se continue jusqu'en Y, par

suite de Tétirage de la matière et du retard observé dans TécouleiTient des premières plaques vers le centre.

Nous caractérisons ainsi trois périodes distinctes dans tout poin*

çonnage effectué avec le découpoir ordinaire et par les procédés de rindustrie.

Dans la première période, les couches horizontales du cylindre

centrai se rapprochent les unes des autres, et le diamètre du bloc s^élargit, sans que cette double déformation détermine aucune apparition de protubérance à la face inférieure du bloc.

Dans la deuxième période, les couches horizontales du cylindre central conservent leur équidistance, sans que le diamètre du bloc soit en aucune façon modifié pendant le mouvement du poinçon.

Entre ces deuiL périodes, il y a une période intermédiaire, pendant laquelle les deux effets peuvent se produire simultanément. Cette période sera surtout à considérer dans le cas où, dans la première, le bloc ne serait pas arrivé, à la partie inférieure, à son diamètre final.

L'existence des proues nous permettra de donner encore une nouvelle évidence à ces considérations.

INFLIENCE DES PROUES.

La proue qui se forme à l'intérieur de la matière qui était primitivement dans le voisinage de la partie inférieure du poinçon permet à l'élimination latérale de se produire plus facilement; elle offre pour cette élimination des surfaces de glissement naturelles.

C'est pour cette raison , tout autant que par l'influence du frottement sur la base du poinçon, que l'amincissement des couches supérieures est toujours moindre au centre que celui des couches suivantes.

Par suite de l'avance qui résulte de ce glissement pour les molécules les plus rapprochées de la paroi du cylindre central, les valeurs numériques des déplacements doivent être un peu modifiées, et les couches de la débouchure doivent être influencées par la courbure de la première plaque. C'est aussi pour cette cause que les transformées yz se prolongent jusque dans la débouchure, même avant la période d'expulsion, et que ces courbes forment les parois très-minces des capsules superposées qui doivent constituer la débouchure tout entière par leur superposition.

On voit ainsi comment se trouve expliquée, dans tous ses dé-

tails^ ja répartition des couches dans la débouchure, après avoir précédemment reconnu» par d^autres considérations, la loi de cette répartition pour les couches inférieures.

RÉSULTATS GÉNéRAUX DU CALCUL.

Sans chercher encore à établir aucun rapprochement entre les faits de Texpérience et les résultats du calcul qui précède, il est au moins curieux de suivre, dans son mode général de déformation, le métal déplacé par le passage du poinçon.

Au moment où ce poinçon commence à pépélrer dans le cy< lindre, il se produit une petite augmentation de diamètre sur une certaine hauteur de la paroi extérieure du bloc cylindrique.

Cet accroissement en di/imètre se propage au fur et à mesure de renfoncement; il prend, à un certain moment, la forme d'un bourrelet saillant, terminé bientôt par une arête horizontale*, et quand le poinçon approche de la base du bloc, cette arête ellemême disparait, pour faire place à un profil continu que le calcul permet de suivre dans toutes ses modifications.

Sans doute ces différentes phases ne sont jusqu'ici que l'expression d'abstractions préconçues; mais si nous ne nous trompons, elles donnent cependant la vue intime de la succession des phénomènes dont elles rendent raison, dans leurs conditions les plus évidentes et les plus caractéristiques.

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