‹ Complément au Mémoire sur l'écoulement des corps solidesChapitre 98 sur 146 · HYPOTHÈSE FONDAMENTALE SUR LA RÉSISTANCE DE FLUIDITÉ · texte numérisé non relu

HYPOTHÈSE FONDAMENTALE SUR LA RÉSISTANCE DE FLUIDITÉ

Pendant la période d'élasticité parfaite, les forces développées entre deux molécules voisines sont proportionnelles aux déplacements qu on a fait subir à Tune de ces molécules par rapport à Tautre.

Dans la période d'élasticité imparfaite, les eflforts croissent moins rapidement que les déplacements relatifs. Dans Tun et Tautre cas, ils sont, quoique d'ime manière différente, fonction de ces déplacements, et la théorie tout entière de l'élasticité est fondée sur une relation entre ces deux éléments principaux de toute déformation.

Au delà de cette limite, nous nous proposons de considérer, pour l'état de fluidité, les forces développées comme absolument constantes et entièrement indépendantes des déplacements relatifs, ce qui revient à admettre qu'elles pourront toujours être évaluées au moyen d'un coefiicient K de résistance par mètre carré ou par centimètre carré, ce coefficient K restant le même pour l'appréciation de toute déformation moléculaire développée dans la période de fluidité.

En partant de cette hypothèse, nous établirons les formules qui expriment, en fonction du coefficient K, les quantités de travail qu'exigent toutes les déformations que nous avons consignées, soit dans le Mémoire actuel, soit dans les précédents, et nous nous servirons ensuite de ces formules pour déduire, des données numériques de nos expériences, la valeur même de ce coefficient de fluidité.

Toutefois, pour rester fidèle aux conditions des expériences faites , nous ne nous occuperons que des déformations cylindriques , en continuant à faire complètement abstraction des forces vives

Poinçonnage des métaux. 2 1

lf)î ÉCOULEMENT DES CORPS SOLIDES.

qu'il faudrait considérer, si nous ne prévenions, une fois pour toutes^ que nous nous plaçons exclusivement dans le cas ou aucune vitesse ne devient appréciable.

Cest seulement en vertu de cette hypothèse, tout à fait fondamentale ^ que nous avons pu admettre jusqu'ici Texistence de trajectoires brisées, qui ne présente dès lors aucune objection sérieuse dans ces conditions spéciales.

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