‹ Complément de l'histoire des Beni-Zeiyan, rois de Tlemcen, ouvrage du cheikh Mohammed Abd'al-Djalil al-TenessyChapitre 82 sur 90 · COMPLÉMENT DE l/niSTOinE DES BENI-ZEIVAN · texte numérisé non relu

COMPLÉMENT DE l/niSTOinE DES BENI-ZEIVAN

Tompiro, où il fut battu et tu6 après quatorise jours do siège, savoir le lundi 13* de dhou'l-hidjjah de Tannée 376 de l'hégire (1463 de J.-C), témoignage incontestable et sans réplique, puisqu'il repose sur Tautorité d'un écrivain qui était presque contemporain des événements qu'il raconte.

a Abou-Âbd'AUah Mohammed al-Motawekkelse maintint sur le trône onze ans moins deux mois, après quoi il termina paisiblement sa carrière dans la capitale de son empire.

Avec le règne d'Abou-Abd'AUah Mohammed Almo« tawekkel àla Allah finissent les données chronologiques que l'auteur du tableau a puisées dans la chronique d'Al-Tenessy, laquelle s'arrête à Tannée 868 de Thégire, époque où l'usurpation du pouvoir royal se trouva définitivement consolidée par la mort de Mouley Abou'l- Abbès Ahmed.

« Le sultan eut pour successeur sur le trône son fils Abou-Tesohifîn, lequel, au bout de quarante jours, d'autres disent après quatre mois de possession, fut détrôné par son frère, le prince Abou-Abd'Allah Mohammed Al- Thilbity.

a Celui-ci poussa son règne jusqu'à Tannée 877 do Thogiro (1474 de J.-C), époque où, d'après une donnée fournie par Tauteur du Bostan^ il fut assassiné par ses frères (1). Il avait joui des honneurs de la souveraineté Tespace de quarante -quatre ans dix mois, si nous en croyons Tauteur anonyme de notre tableau chronologique (2).

« L'aîné de ses fils, appelé comme lui Abou-Abd'Allah Mohammed, lui succéda et occupa le trône jusqu'en 928

(1) Biographie du cheikli Mohammed Ibn-Saîd, surnommé Alhadjj (lo Pèlerin), p. 3Vi du mamiscrit de notre collection.

(2) Le texte ai*al)e est ici fort embrouillé. Nous avons tâché de rétablir les faits et les dates, d'après les historiens qui ont parlé de cette époque d'une manière, du reste, assez peu claire et confuse.

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(le rhégiro(1516 de J.-C), c'est-à-dire jusqu'à samort, qui arriva le dimanche 23 de redjeb II de la même année.

« Mouley Abou-Abd'Âllah Mohammed eutpour 8Uoces"< seur le prince Abou-Hammou, frère de Mouley Mohammed Al-Thâbity. Il fut proclamé le jour même de la mort de son prédécesseur (au préjudice du prince Abou-Zeiyan Ahmed, qu'il fit jeter en prison et garder avec la plus grande sévérité). Il occupait le trône depuis dix mois, quand il fut dépouillé de la royauté par les Turcs, à l'instigation du cadhi Abou-Yahia Al-Okbâny et de Ben-Youssouf al-Zeiyâny.

« Aroudj s'empara du pouvoir, après avoir fait périr sept membres de la famille royale, environ soixante^ dix Abd'elwâdites des plus considérables, plus de mille personnes parmi les hommes les plus vertueux de la. ville de Tlemcen. Après un règne de neuf mois, Aroudj fut obligé de quitter la ville le jour de la fête (le 29 chawal) de l'année neuf cent vingt-cinq (1513 de J.-C.)(l). Réduit à fuir, il fut atteint dans la montagne des Béni- Mpussa, où il fut tué. Du reste, son histoire est connue du monde entier.

<c Après cela, Bou-Hammou fut rétabli sur le trône;

mais, après l'avoir occupé neuf mois, il fut renversé par

son frère, le prince Abou-Sarhan Al-Masseoud, qui

jouit du pouvoir pendant trois ans moins trois mois (de

Al-Masseoud fut, à son tour, renversé par un autre de ses frères, Mouley Abou-Menad-Abd'Allah, prince brave et très religieux, qui s'empara de sa personne et le fit périr. Il s'était emparé du pouvoir dans les premiers jours du mois do moharram, le l^'^de Tannée 927 de l'hégire (1521 de J.-C).

« Mouley Abou-Hammou était resté jusqu'à sa mort

(1) Le texte porto fautivement le chiffre 935.

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fidèle aux Espagnols qui l'avaient replacé sur le trône. Après lui fut proclamé son frère Abou-Mohammed- Abd' Allah qui, rompant avec les Chrétiens, jouit tranquillement du pouvoir sous la protection du pacha d'Alger, Khair el-dyn. Etant mort une douzaine d'années après, c'est-à-dire vers Tannée 1540, il laissa deux fils, Abou-Zeiyan-Ahmed et Abou-Abd' Allah-Mohammed (selon toute vraisemblance les mêmes que Fauteur du tableau nomme AboU'SarhsLn aUMasseoud et Abou- Menad-Abd'Allah)y lesquels se disputèrent Théritage de leur père.

« Abou-Zeiyan, comme étant l'aîné de la famille, était monté sur le trône, comptant sur l'alliance que son père avait contractée avec les Turcs d'Alger, mais il fut chassé de Tlemcen par Abd' Allah, qui, pour maintenir son usurpation et appuyer ses prétentions, eut recours aux armes des Espagnols, alors maîtres de la ville d'Oran et de Mersa'l-Kébir.

Don Alphonse de Martinez, gouverneur d'Oran, répondant à cet appel, marcha au secours de son allié avec une partie de la garnison, mais il fut repoussé avec de grandes pertes d'hommes par les troupes d'Abou- Zeiyan.

Dans une seconde expédition, commandée par le comte d'Alcaudète, les Espagnols trouvèrent le moyen de réparer l'honneur de leurs armes, car après avoir vaincu l'ennemi dans une bataille sanglante, ils pénétrèrent dans la capitale du royaume et y réinstallèrent leur allie. Son compétiteur, qui s'était réfugié dans le Sud du royaume avec quelques contingents, fut poursuivi dans sa retraite par Farmée triomphante et mis en pleine déroute dans une bataille définitive.

Abd' Allah, qui devait son rétablissement aux armes espagnoles, ne jouit pas longtemps des prérogatives attachés à la royauté, car les populations qu'il commandait no lui pardonnèrent point son alliance avec l^s

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Chrétiens, ni l'origine impie de son pouvoir et de sa domination : chassé ignominieusement de sa capitale et abandonné de ses partisans, il s'enfuit dans le désert, où il fut massacré par les Arabes, qui apportèrent sa tête à Mouley-Abou-Zeiyan-Ahmed, son frère et successeur (probablement vers 1543 ou 44).

« Il eut pour successeur, ajoute l'auteur du tableau, son fils Abou-Abd' Allah, petit-Qls du renégat Bou-Ridouan. Quand celui-ci fut proclamé, il était âgé seulement de neuf ans et se trouvait sous la tutelle de son grand-père maternel Ben-Ridouan. Ce personnage (Ben-Ridouan) trahit le niizouar Mohammed, fils d'Abd*Allah al-Nadjjar qu'il assassina. Il fit également périr lecaï d Ahmed al- Korâbely avec une foule de compagnons de celui-ci^ après quoi il éleva au pouvoir son petit-fils Abou-Abd - Allah, dont il a été question plus haut. Celui-ci gouvernait la ville (sous le patronage de son aïeul maternel) depuis vingt et un jours, quand arriva d'Alger Mouley-Abou- Abd' Allah-Mohammed, fils de Mouley-Abd' Allah (petitfils de Mohammed al-Thâbity), accompagné de son vizir Al-Andjerâny Aly-Mansour,fils d'Abou-Ghânem. Celuici fut alors proclamé khalife et il gouverna le royaume l'espace de dix ans et deux mois. Après cela, il fut dépouillé du pouvoir souverain par Abou-Abd' Allah, neveu de Ben-Ridouan, dont il vient d'être parlé,avec le secours d'une armée chrétienne composée de quatorze mille hommes (1). Il entra, dans Tlemcen, et son frère Mouley- Mohammed al-Râchedy partit pour l'Orient.

« Abou-Abd'AUah ayant gouverné Tlemcen avec le

(1) Abou-Abd'allah fut réinstallé par lo comte d'Alcaudètc, après Une bataille sanglante livrée, près de Tlemcen, contre Messaoud, qui fut battu et obligé de s'enfuir dans le désert où il fut poursuivi et battu une seconde fois par les Espagnols. Le comte d'Alcaudète était sorti de la ville d'Oran à la tête de quatorze mille hommes, le 27 janvier 1543. Il entra dans Tlemcen sans coup férir, mais la ville fut livrée au pillage et la population presque entièrement massacrée ou réduite en esclavage.

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concours des Chrétiens pendant deux mois, fut de nouveau dépossédé par Mouley-Mohammed, lequel, après avoir régné dix-huit mois, mourut le mardi 8* de ramadhan de Tannée 998 de Thégire, lisez 949 (1543 de

« Après lui, le gouvernement échut au fils de son oncle

ou son cousin paternel, Al-Montacer, fils d'Ahmed, qui

fut assiégé dans sa capitale par son cousin Ahmed, fils

de Mouley-Abd' Allah, avec le grand- vizir Abou-Aly-

Mansour, fils d'Abou-Ghânem, pendant sept mois. Au

bout de ce temps, • les assiégeants étant parvenus à

entrer dans Tlemcen et à se rendre maîtres de la ville,

le sultan prit la fuite, mais il fut atteint et massacré par

ses vizirs, par son frère Ahmed et par le cid Almer-

sâoUyi.

« Il eut pour successeur lesusdit Ahmed, lequel, après un règne de trois mois, fut déposé par Ahsan, fils du pacha Khair el-dyn, qui, en exigeant la reconnaissance de sa suzeraineté, confia le gouvernement de la ville à Abou-Abd' Allah, celui qui avait poussé les Chrétiens à marcher avec lui contre Tlemcen, et dont il a été question plus haut.

((Abou-Abd'Allah ne régna qu'un seuljour, carie lendemain il fut destitué par le même Hassan qui donna le commandement de Tlemcen et lekhalifatà Tun des officiers turcs qu'il avait amenés avec lui, appelé Al-Hadjj- Waly.

« Celui-ci trouva un concurrent dans la personne d'Ahmed, fils de Mouley-Abd'AUah, mais ses prétentions furent désapprouvées par le vizir Mansour, fils d'Abou-Ghânom,et finalement il fut expulsé de Tlemcen do vive force et durement par les agissements et les menées du môme vizir, après les quelques mois que le susdit Al-IIadjj-Waly tint les rênes du gouvernement.

c( Celui-ci eut pour successeur dans le commandement de la ville, le prince Ahmed, dont il a été déjà fait mon-

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tioû. Il jouissait du pouvoir depuis huit moiS; quand les Turcs firent marcher contre lui Hassan pacha, accompagné de Mouley-Abou-Abd'AUah, frère du sultan régnant, comme il a été dit ci-dessus.

Mouley-Ahmed, ayant pris la fuite, se réfugia dans la ville de Debdou (1). Là, il tomba entre les mains d'Oth* man Ibn-Yahia, prince mérinide, qui s'empara de son argent et fit prisonniers les habitants de Tlemcen qui étaient ses partisans et l'avaient suivi dans sa disgrâce, perfidie indigne, que jamais roi de la terre n'avait osé commettre, que, nul après lui, ne commettra,et dont no sont pas même capables les brigands et les voleurs de profession.

« Mouley Abou-Abd' Allah gouverna Tlemcen, sous la suzeraineté des Turcs, pendant huit mois ; puis il fit mettre à mort ses frères, ainsi que le fils de son oncle (son cousin), environ treize enfants, et cela sans pitié pour leur jeune âge ; c'est qu'il n'y a vraiment que Dieu dont la clémence soit parfaite ; toutefois Dieu ne dirige point les mauvais desseins ni les crimes des traîtres, car il permit que le jour même de cet affreux massacre et dans la matinée quatre de ses frères vinrent l'attaquer dans le pavillon du jardinet de Bou-Hart,où il se reposait, et le firent périr misérablement. Ainsi finit le règne de ce princequi fut loin, comme on voit, d'être glorieux : ayant attiré sur sa tête la colère du ciel, il expia sa cruauté par la perte de la vie.

« Son successeur dans la dignité de khalife et dans le gouvernement de Tlemcen, fut Mouley Hassan, fils de Mouley Abd' Allah, Tun des frères qui avaient été jetés en prison. Ce prince, [qui était vassal des Turcs, occupait le trône depuis environ dix-huit mois, quand il eut

(1) Ville située sur une montagne du même nom. Elle est à vingtsix milles S.'E. de Guôrcif et à vingt-un milles E. du Molouia, sur les froiitiôro» orientales du Maroc, dans la région des Angad.

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à se défendre contre les prétentions ambitieuses dos souverains du Maroc. En effet, le chérif, le prince juste, le zélé champion de la cause de Dieu, Mouley Mohammed Al-Chcikh se mit en campagne, et mit à la tête de troupes innombrables ses quatres fils, Mouley Mohamed al-Harrâny , Mouley Abd'el-Kâder, Mouley Abd'- AUah et Mouley Abd'el-Rahman, qui s'emparèrent de Tlemcen (1). On fît marcher contre eux le susdit Hassan avec de nombreux contingents de Turcs, qui se dirigèrent vers la ville de Chélif et de Mostaghânem, et allèrent rejoindre les Arabes de la dépendance de Tlemcen, les Beni-Amer, les Beni-Râched et les Beni-al-Talhah, chez qui ils ne réussirent point à faire des recrues. Toutefois ils parvinrent à gagner tous les Arabes de la tribu des Zoghbah, des fractions des Beni-Amer, des Beni-Al- Talhah, des Beni-Râched, lesquels, s'étant réunis en corps d'armée, se mirent en mouvement vers Alger. Là le caïd Hassan Corso ^ se mit à leur tête avec une escorte considérable de Turcs, et Ton marcha hardiment sur Tlemcen.

a Les deux partis se rencontrèrent à Zadidjah, où se livra une bataille formidable, qui fit périr beaucoup de monde, sans a voir un résultat décisif.Les Arabes, désespérant alors du succès de leurs armes, battirent en retraite du côté de TOrient et retournèrent à Alger, après avoir pillé et ravagé le pays.

a Quelque temps après cet échec, les deux caïds Tâfa ben Aly et Aly sortirent d'Alger à la tête d'une nouvelle armée et se mirent en campagne. Sur leur passage, les Arabes étant venus en foule se raUier aux Turcs d'Alger, ils marchèrent ensemble sur Tlemcen. Les Chérifs, fils de Mohammed Al-Cheikh, dont il vient d'être question, étant sortis de la ville pour aller à leur rencontre, les deux partis en vinrent aux mains près de la rivière de

(1) Vers la lin du mois de mars de l'année 1551.

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Bou-Âzzoun, où rarmée marocaine subit une honteuse défaite. A Dieu seul appartient Tompire, et il Toctroye à qui il lui plait, car il est puissant et sage. Les Turcs et les Arabes s'emparèrent du camp des Chérifs. On coupa la tête de Mouley Abd'el-Kâder, et on l'envoya à Alger. Mouley Abd' Allah reçut une blessure ; Tarmée marocaine fut mise en pleine déroute, et, dans leur fuite précipitée, les cavaliers ne serrèrent les rèncs de leurs chevaux pour les arrêter, que lorsqu'ils entrèrent dans la ville de Fez. Les Chérifs avaient occupé Tlemcen l'espace de neuf mois seulement. Après la fuite des Chérifs, Mouley Omar, fils de notre seigneur Abd'AUah, fut chargé du commandement de Tlemcen sous la suzeraineté des Turcs d'Alger, mais au bout de quatre mois il fut déposé par Hassan pacha, fils du pacha Khair el-dyn, vers la fin de l'année 957 de l'hégire, après quoi les Turcs prirent définitivement possession du royaume de Tlemcen. Au surplus. Dieu est le maître de donner l'empire à qui il veut et de l'ôter à qui il lui plaît; c'est lui qui est l'héritier de la terre entière, ainsi que de tous ceux qui l'habitent.

«Voici maintenant rénumération des rois Abd'el- Wadites, à partir des premiers siècles, où ils se rendirent maîtres de Tlemcen.

Le premier fut Djâber, fils de Youssouf, fils de Mohammed, fils de Zeiydân, fils de Niroukesch, fils de Atâa'Uah. Il prit possession du gouvernement de Tlemcen l'an 627 de l'hégire (1230 de J.-C). La durée de son règne fut d'environ trois ans.

Il eut pour successeur dans le commandement son fils Ai-Hassan, qui, après six mois de règne, fut dépossédé et remplacé par son oncle Othman ben- Youssouf frère de Djâber, l'an 630 (1231).

Celui-ci se fit chasser de la ville par les Benî-Abd'el-

(1 )I1 fut tu6,ca G29,àNédromah,pendant qu*il assiégeait cette ville*

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wad à cause de sa mauvaise conduite^ Fan 631 (1233). Il fut remplacé sur le trône par Abou-Ezza, fils de Zeiyan, fils de Mohammed ; mais ensuite tous les Abd'el- Wadites se coalisèrent contre lui et il fut mis à mort par les gens de sa propre tribu Tan 632 de l'hégire (1234-35* de J.-C.) (1). La durée de son règne avait été de trois ans.

Après Abou-Ezza, le trône fut occupé par le prince desMoslims, Abou-YahiaYaghrmorâcen, fils de Zeiyan, fils de Mohammed, fils de Atâa'Uah, qui régna quarante-quatre ans.

Mouley Yagrhmorâcen eut pour successeur sur le trône son fils Abou-Saïd Othman (lequel régna de l'année 681 à 703 de l'hégire, environ 21 ans).

Ensuite régna Abou-Hammou Moussa, fils d*Othman (2).

Le sultan Abou-Hammou eut pour successeur son fils aîné Abou-Teschifin (qui périt après la prise de Tlemcen par le roi mérinide Abou'l-Hassan en 737 (1337).

Après un intorrcii^no d'environ onze ans, pendant lequel Tlemcen fut gouvernée, au nom du sultan mérinide Abou'l-Hassan, par un rival de la dynastie Abd'el-Waditc, le cid Othman ben-Djcrrar, les deux frères Abou-Saïd Othman et le prince Abou-Thâbit qui descendaient du fondateur du royaume, Yahia Yaghrmôrâcen, rentrèrent en possession de leurs droits légitimes et montèrent sur le trône en 749 de Thégire (1348 do J.-C).

(1) Abcl'cl-Uahman-Ibn-Klmldoun donne la date de 633(1235-6).

(2) L'auteur a omis le rogne d'Aboii-Zeiyau, iils d'Othman, (jui mourut en 707 de l'hégire, pendant le fameux siège de Tlemcen par le sultan mérinide Youssouf ben-Yaùkoub, et eut pour successeur son frère Abou-IIamniou Moussa, premier de ce nom. Aboullammou fut assassiné à Tlemcen en 718 (1318) après un règne de onze ans.

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