DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE III. I g I
geur ; les deux demi-courbes demi-circulaires réunies forment une courbe qui avec ce mouvement présente deux couleurs naturellement complémentaires.
Les trois phases sont tellement distinctes, et la manifestation des phénomènes tellement liée au nombre des tours de rotation à la minute, que ce nombre une fois connu comme lié à un phénomène passager, que si par une raison quelconque on veut le rendre permanent, il suffira, pour y réussir, d’adapter à l’appareil un mouvement cl’horlogerie , capable de communiquer le mouvement rotatif de tours par minute, convenable à la manifestation du phénomène.
C’est ce que démontre le cercle rotatif, dont je parlerai au dernier article (IV) de ce chapitre, faisant de 160 à 60 tours à la minute, et duquel j’ai fait le plus fréquent usage pour étudier les phénomènes du contraste rotatif.
En définitive, à cette troisième phase se rattachent tous les phénomènes relatifs aux contrastes de couleurs.
ARTICLE III
Figures exprimant la succession des idées de l'auteur depuis le cercle rotatif dont une moitié diamétrale est colorée et l'autre blanche jusqu'à un cercle rotatif vert et gris sur lequel se trouve une zone circulaire de 3 centimètres de largeur dont une partie est colorée et le reste blanc.
17 1. Après avoir écrit le chapitre précédent, une expérience s’est présentée à mon esprit et l’exécution, répondant à mon attente, s’est trouvée en parfait accord avec la manière dont j’ai envisagé la théorie des trois contrastes de couleurs, eu égard à celle du contraste que je
jg2 SUR LA VISION DES COULEURS.
qualifierai dorénavant de rotatif. Assurément, tout ami de \a.méthocleK posteriori qui conserverait des doutes sur l’exactitude de mon interprétation des faits, exposée dans le chapitre précédent, n’en aurait plus après avoir été témoin des expériences suivantes; et j’aime à croire que cet ami de la méthode suivrait avec intérêt l’exposé successif et fidèle de mes idées, telles quelles se sont présentées à mon esprit.
Je désire si fort familiariser mes lecteurs avec la méthode a posteriori expérimentale, qu’ après avoir prévu tous les avantages que la science retirerait du fait de la manifestation de la complémentaire c, d’une couleur a qui occupe l’une des moitiés d’un cercle blanc, comme la figure i en présente un exemple, une ligne diamétrale séparant une moitié verte de l’autre moitié qui est blanche, j’ai cherché le moyen le plus efficace de perfectionner ce procédé qui repose sur le fait suivant : par un seul mouvement autour d’un axe perpendiculaire au centre d’un cercle blanc, dont une moitié diamétrale est verte et l’autre blanche, cercle qui ferait de 160 à 60 tours à la minute, la moitié blanche du cercle manifeste la complémentaire rose du vert.
Mais, en réfléchissant à la différence de vitesse des parties colorées du centre à celles de la circonférence du cercle, je pensai à concentrer la couleur dans une demizone circulaire de 3 centimètres de largeur, dont la courbe intérieure serait distante du centre du cercle de 6 centimètres, et la courbe extérieure de 3 centimètres, afin de réduire la partie colorée de la demi-zone circulaire à une sorte de moyenne : c’est ce que représente la figure 2. L’effet produit par le mouvement fut satisfaisant, car on