‹ Complément des études sur la vision des couleursChapitre 131 sur 153 · DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VI

culières si elles ne reçoivent pas directement une seconde lumière.

Il est superflu de faire remarquer le cas où la lumière blanche éclairant le buste, il arriva qu’une seconde lumière blanche éclaira directement la partie ombrée, elle ne donnerait lieu à aucune coloration.

Mais si le buste étant éclairé directement par une lumière colorée, orangée par exemple, il arrive qu’une lumière blanche vienne à éclairer la partie ombrée, immédiatement une coloration bleue de cette partie ombrée du buste apparaîtra ; et il sera vrai de dire qu’en ce cas Y ombre est de la couleur complémentaire de la lumière colorée qui éclairait directement le buste. Le contraste est simultané , l’immobilité des couleurs le prouve, et c’est bien à cause de la contiguïté de l’ombre avec la couleur orangée et à raison du principe du contraste, que la lumière blanche réfléchie vers la rétine reudue incapable d’être allectée par la couleur orangée de cette lumière blanche en perçoit seulement le bleu, sa couleur complémentaire.

On s’exposerait à une objection, si, partant du contraste rotatif qui est successif, on disait que la rétine ayant été frappée dans un premier temps par la couleur orangée, elle se trouve préparée dans un second temps à ne percevoir que la couleur bleue de la lumière blanche. Une fois cette remarque faite, il n’y a plus d’objection par la la raison qu’on se représente parfaitement le phénomène du contraste simultané, grâce à la théorie du contraste rotatif , auquel nous avons raméné si heureusement immédiatement le contraste successif et le contraste mixte, et médiatement le contraste simultané.

Page 1