DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VIII
233. Une remarque ne doit pas échapper aux personnes désireuses de se rendre compte à elles-mêmes par leur observation propre des faits sociaux ; c’est qu’un des caractères du professeur par état est de se limiter à l’enseignement de l’école tel qu’il l’a reçu. Les choses sont autres dans la carrière industrielle ou celle d’une administration qui est intéressée à lutter avec l’étranger ou à éviter les engagements d’une responsabilité vénale.
Depuis plusieurs années le docteur Fabre, de Lyon, se livre avec le zèle le plus vif, au nom de l’administration des chemins de fer de la Méditerranée, à des examens oculaires, et j’ai été le premier à applaudir à l’intérêt que lui a témoigné l’Académie des sciences pour ses travaux.
234- Je n’ai point voulu rester en arrière d’un enseignement qu’il n’a pas tenu à moi de propager en France dans un intérêt public ; aussi, sans hésitation, présentai-je à l’Académie un bien modeste joujou, la pirouette complémentaire ; elle consiste en un cercle de carton de 10 centimètres de diamètre, partagé en deux moitiés par une ligne diamétrale. Le cercle est percé au centre et reçoit un petit bouchon traversé par une aiguille à tricoter, n° 8, de 20 centimètres de longeur, la tige supérieure excède le plan du cercle et le dépasse de 17 centimètres. Le petit bouchon est fixé à l’envers du cercle par de la cire à cacheter. Il suffit d’un peu d’habitude pour faire tourner la pirouette, et apercevoir les faits les plus remarquables du mouvement rotatif.