oxyde do chrome; L’oxyde de fer
L’oxyde d'urane; L'oxyde «lo manganèse; L’oxyde de zinc ;
I.’oxydo do cobalt; L'oxyde d’antimoine; L'oxyde do cuivro; L'oxyde d’étnîn ; L’oxyde d'iridium.
Parmi les aels purs ou mêlés de matières terreuses :
Ixî chromatc de fer;
chromatc de baryte ; Lu ebromate de plomb; Le chlorure d'argent ;
Ixî pourpre de Casait» ; La terre (l'Ombre ;
La terre de Sienno;
Les ocres ronges et jaunes.
Nous ne saurions faire connaître ici, sous peine de donner à cet article une étendue beaucoup trop considérable, les diverses méthodes auxquelles on doit recottrir pour 1a préparation do ces différentes matières, en vuo surtout des couleurs dan* la composition desquelles elles entrent; nom nous bornerons, après avoir renvoyé lo lecteur à nos façon* de ctr<tmiqut , t. 1 et il, à présenter quelques dorage» qui se rappor* tent à la fabrication des couleurs proprement dites.
Cet exposé sera précédé «le l'indication des principaux fondants.
Si l’on fixe son attention »ur In nature chimique des différent»'* plnçuro* sttr lesquelles o;i pont rq-.pli p:»r
les couleur» vitrifiables; si Ton considère que les nues tondant à une température voisine de eello à laquelle les couleurs se fixent ; que les autre*, plus dures, ue s’y ramollissent pas, et qu'ulor* toute la fusion doir provenir du fondant , on admettra s.ns peine que l:i teni|téruturu à laquelle le» couleur* se cuisent est variable avec la nature du produit que l’on vent décoras, et que l’action des divers agents fusible» doit être différente pour à peu près tons les genres de poterie.
On conçoit donc qu’il y a «le» différences trnneliée-i entre tou» les fondant». KUes tiennent à la composition des matières fusibles qu'on emploie dans leur préparation et aux proportions dans lo*ptclle» on lemélange. Non* prendrons comme exemple les rouira r» tendres de porcelaine dure, et parce que ce sont les plus nombreuses, et parco qu'elles peuvent Bervir de point de départ facile et simple pour les couleurs applicable» à la décoration des autres poteries. Nous en déduirons quelque» composés propres à décorer lu faïence stannifcro.
Ixî» matière» qui entrent «huis lu composition des fondants sont :
Le sable ou quartz ; Lo nitre ;
Le feldspath ; Le carbonate de potasse ;
L’acide borique ; Le carbonate «le souda ;
La borax ; Le minium et la lithargu ;
Ixj borate de chaux : L’oxyde de bismuth.
Nous connaissons d«ljè toutes ces substances qui entrent, comme partie» fusibles, soit dans les pûtes céramiques, soit dans les glaçures de ces pâtes. Nous ajouterons que, quelque variées que puissent être les proportions dans lesquelles on pourrait combiner ce* substances pour obtenir des composés plus ou moins fusibles, les conditions qui limitent le uombro des couleurs vitrifiables limitent sensibh-mont aussi lo nombre «le ccs fondants ; et l'on comprend les m»> tifs qui ont fait réduire au plus petit possible le nom bre de ces fondant*. Les couleurs qui servent n décorer le même excipient doivent se mêler ensemble, et cette condition c*t surtout indispensable pour la peinture sur porcelaine. Mélangées en toutes proportion* pour produire les tons variés à l’infini dont l'artiste n besoin, ces couleur* doivent porter chacune là nnanco qui lui est propre; il faut donc écarter les matière* fusible* qni mo» b fieraient les oxyde», et ne faire usage que de fondants qui présentent une certaine analogie dans leur composition.
L'étude de» fondants M réduit à celle de six composés, tous employés comme principe* fusibles dan» la préparnti«>n des couleurs de porcelaine duro, et pou vaut entrer comme fondants. avec quelque* légère* tnod fient ion*, «lnn» les couleura de porcelaine tendre, de* faïences fines et communes, etc. Ces fondants principaux ont dans l'industrie des couleur» vitrifiables des nom* particulier». Non» leur donnerons des numéro'd’ordre p >ur les faire figurer d’une manière trèsbrève dans les dorages que nous nous proposons de donner ; ce sont :
Le fondantaux rouges, nw t;|Lc fondait td« pourpre, n*4; Le fondant aux gris, n" 2 ; Le tondant de viofot. n* 5 ; Le fondant de carmin, n" 3 ; ' Le fondant do bleu* n* C.
Fondant n** I . — On fond :
Sable ?0ft
Minium (<00
Borax fondu 10if
On roule quand tout est foudu et l’on pile dans ur. mortier de porcelaine.
Ixïs observations qui suivent sur cette préparation ont leur importance : on mêle bien les trois élément* qui composent le fondant , on fait fondre dan* tut
440 DÉCORATION CÉRAMIQUE
fourneau qui donne un bon coup de feu; ln niasse se trouve convertie en un verre jaune verdâtre, si le minium ou la litlmrge dont on s’est servi ne contient que très-peu «le cuivre. C'est un l>orosilicate de protoxyde de plomb et de soude.
Quelques fabricants fondent le mélange de sable de minium et de borax dans un creuset qu’ils exposent, pendant tout«î la durée de la cuisson, à la température du dégourdi des fours à porcclnine. Après le défournement, ils cassent le creuset pour en retirer le fondant ; c’est une mauvaise méthode. Exposé longtemps à la chaleur, tous l’influence des vapeurs humides ou reductives, le fondant perd de l’oxyde de plomb et devient plus dur ; il subit, en outre, l'action du creuset, qui lui cède de ralumino et de la silice, ce qui le durcit encore, de préfère lui conserver sa composition et sa fusibilité intactes en le fondant rapidement. On le coule sur une plaque de métal aussitôt après fusion complète.
Fondant n" 2. — On fond comme précédemment le meme mélange, mais on triture dans un mortier de fer. On fond ce» mélanges dans un creuset do terre, dans un bon fourneau ; on coule.
Les observations que nous avons faites au sujet du fondant n° 4 s'appliquent encore à celui-ci.
Fondant n° 3. — Il sert pour les carmins. On fond le mélange suivant :
Borax 500
Sable 300
Minium 100
On ne coule pas ; on retire avec les pinces : la matière fondue est blanchâtre et opaline.
Fondant n" 4. — Pour les pourpres. On fond et on retire avec les pinces, comme plus haut, le mélange
suivant :
Borax G00
Sable, 400
Minium 100
Fondant n° 5. — Pour les violets. On fait fondre
après trituration ;
Sable 400
Minium 400
Acide borique cristallisé 400
Le verre qui résulte do cette fonte est très-fusible. Fondant n° 6. — Pour les rouges et les bleus. Ou fond :
Minium. G00
Acide borique cristallise 300
Sable 400
Ce fondant est assez fusible.
Quelques praticiens recommandent do couler dans l'eau ces différents fondants; c'est une précaution qni ne peut être que nuisible; elle enlève certainement du borax au fondant et ne peut l'améliorer sous aucun rapport.
Nous avons dit que les oxydos no supportaient pas tous également bien une température élevée. De là des distinctions essentielles entre les couleurs vitrifiahlcs. Nous nvons vu que celles qui peuvent résister *ans altération à ln température nécessaire pour cuire les vernta, émaux ou couvertes do poteries, s'appellent couleurs an grand feu.
Elles sont d'autant moins nombreuses quo les glaçures doivent cuire n une température plus élevée. Nous ne d«>vons pas qublier qu'un grand nombre de celles applicables sur les |>orcelnincs dure», comme lu bleu de cobalt, le verre «le chrome, les bruns de for, •te mnnganè u et do chromale do fer; les jaunes ob-
DÉCORATION CÉRAMIQUE
tenu» avec l'oxyde de titane, les noirs d’urnne, sont plutôt dos émaux ou des oxydes que des codeurs proprement dites.
Nous rappellerons aussi que, d'une part, les colorations do grand feu, mais de seconde température, cuites sur porcelaines tendres, que les violets, les rouge» et les bruns de manganèse, de cuivre et de fer, qui décorent quelques porcelaines de la Chine, ne sont encore que des émaux ; il en est de môme pour les faïences fines et communes, des jiiuues d’antimoine, des bruns de manganèse, des verts de cuivre et «Ie3 bleus de cobalt.
Nous voyons qu’en réalité les couleurs de grand feu, en tnnt qu’on ne considère que les couleurs proprement dites, sont très-peu nombreuses. Ces dernières sont, au contraire, fréquentes parmi les matières colorantes qui ne peuvent supporter une très-hauto température sans éprouver de grandes altérations, et qui, pour cela , doivent être fondues à une température de beaucoup inférieure; le maximum n'atteint pas le degré de fusion «le l’argent fin ; elles portent le nom de couleurs de moufle pour les porcelaines et les faïences fines , et «le couleurs do réverbéré pour la faïence émaillée. On conçoit, dan» cetto dernière série, la possibilité d'en avoir «le toutes les nuances, pour toutes les sortes de peintures et de glaçures.
Les couleurs au grand feu, prises dans leur ensemble, émaux et couleurs proprement dites, ont sur les couleurs de moufle un grand avantage, c'est celui de pouvoir recevoir, sans se ramollir, la dorure dont on vent les rehausser. Cetto cons'niération n dirigé des essais dont le succès a été complet, ot qui fournissent aux décorateurs une série plus complète que la palette au grand fou; on les a nommée* couleurs de demigrand feu ou couleurs de moufle «Jures. Ces couleurs 6o glacent au moufle, mais à une température bien plus élevée que les couleurs à peindre, qu'on désigne sou* le nom de couleurs de moufle tendres. Ces couleurs une fois cuites peuvent recevoir d'autres couleurs, la dorure brunie, lo platinage, etc., sans qu’on soit obligé, comme pour les couleurs tendre», d'enlever au grattoir la couleur qui fait le fond ; ce qui était très-long, et rendait très-difficiles et très-coûteuses les dorures ou ornements sur fond de couleur tendre.
Lorsque, par les procédés qne nous avons détaillée, on s'est procuré, d’une part, les oxydes, de l'autre, les fondants, il faut composer la couleur et la rendre propre à l'emploi. On la prépare par le mélange, en proportions déterminées, des oxydes ou principe» colorants , avec lo fondant qui doit les faire adhérer. Quelquefois, niai» eu apparence seulement, ou opère différemment ; alors les procédés dont on se sert sont éc«)nomiques en temps et en dépenses, ils permettent d’accomplir bimultanément deux opérations distinctes qu’il est facile do séparer par la pensée : d’abord la préparation du principe colorant, puis le mélange do ce principe avec la composition fusible qui doit le fixer et le faire glacer. Ainsi lorsqu’on met dans un creuset du minium, du sable, du borax et de l'antimouiate de potasse, on fait en même temps du jaune de Naples et du fondant. On les fait ensemble ; on ponrrait les faire isolément, puis les mêler, ct-la couleur n’en serait ni moins belle, ni moins bonne. Le premier procédé est économique et court; le second serait plus dispendieux et plus long.
Considérées sous le rapport des procédés mis en usage pour les fabriquer, les couleurs pourraient être divisées en trois groupes :
4° Les couleurs qui se fondent;
2® Les couleurs qui ne sc fondent pas ;
3° Les couleurs qui se frittent.
A. Les couleurs qui ne se fondent pas sont collés
DÉCORATION CÉRAMIQUE
qui, comme le» couleurs fournies par l'oxyde de fer et l’oxyde de chrome, ont de suite à l'emploi lo ton qu'elles doivent avoir, ou qui, comme les couleurs tirées do l'or, ne supporteraient pas cette fusion préalable sans s'altérer; les oxydes se mêlent seulement aux fondants.
B. Les couleur* qui se fondent sont colles dans la composition desquelles entrent des oxydes qui seuls n'ont pas do couleur et qui no sont colorés qu’à l'état de sels, c’est-à-dire en combinaison, soit avec la silice, comme lo cobalt et le cuivre, soit avec le plomb, comme l’antimoine. Le* verts de cuivre, les bleus de cobalt et les jaunes d'antimoine sont dans ce cas; on mêlo les oxydes avec les fondants, et on fond à une température variable pour cluiqne couleur, afin de déterminer la combinaison colorée.
C. Les couleurs qui sc frittent sonie ment sont celles qui n’ont pas le ton à l'emploi ; l’oxyde, comme dans lo cas qui précède , n'a pas lo ton qu’il doit conserver, mais lu température do la fusion serait trop élevée ; l'oxyde ot le fondant sont mêlé-*, et la température, graduellement élevéo, 6«rt seulement à ramollir la surface. Ces couleur* sont les plu* délicate*.
Toute couleur doit, a l'nsagc, être considérée sou* deux points do vue très-importants :
1° Le ton, la nuunce mémo qu'elle doit présenter après la cuisson, et dont il faut la rapprocher, autant que possible, avant d'être cuite ;
2° Iji propriété de pouvoir former, avec d’outre* couleurs appropriées, des mélange» qui conservent ou prennent au fou les tons qu'ou veut avoir. Cette dernière qualité, sans laquelle il serait impossible de faire de la pointure d’art, dépend uniquement de la pureté des corps qui entrent dans la composition. Une fois que des couleurs, par leur association en proportion» sensiblement le* mêmes, auront donné nu feu. dans certaines limites de température, un ton ou une nuance voulue, elles donneront constamment la inêtne; c’est donc à remplir ces condition* do pureté, de proportions bien déterminées, que doivent tendre les recherches et la science du chimiste chargé de les préparer.
Outre ce* deux premières conditons, il faut que les couleur* possèdent une troisième qualité non moins importante, celle d’être glacées et de né point écailler lorsque , mises à une épaisseur couvenublo , elles seront cuites à la température qui leur convient.
Le* couleur* qui se frittent peuvent souvent offrir des te ntes assez éloignées les une* des autres dnn* deux préparations différente*; c'eut la température sculo qui leur donne leur ton, et noua savon* qu’il est trés-diflicilc do la régler. Quand une couleur do cette nature n'a pas la nuance voulue, il est possible de la corriger, soit par de* additions de couleurs qui, par leur mélange, la ramènent ûu ton désiré, soit jiar dos additions de couleurs faite» avec la même recette, nuis péchant par le défunt contraire ; lo premier moyen doit être rejeté toutes les fois qu’il s'agira d’une couleur à mêler : il est hon tout au plu* pour des couleur* de fond. La couleur ainsi corrigée perd sa composition, et c'est d'elle que dépendent ses bonne* qualités dons les peintures. Elle ne peut plus servir qu'employée sans mélange, comme couleur pour fond. Quant à la seconde méthode, elle no saurait modifier les propriétés des couleurs ; la composition reste constante, identique, et la couleur conserve ses propriétés fondamentales.
Nous allons donner maintenant, fl titre d’exemple, les procédés à l'aide desquels on fabrique chaque couleur pour In porcelaine dure. Us sont journellement employés k la manufacture de Sèvres. Mais comme i) ne nous est pas possible de donner ici toute ht série dos couleurs préparée* pour cet établissement, nos recettes
DÉCORATION CERAMIQUE. 441
seront en quelque sorte réduire* à leur plus simple expression. 11 sera facile d’en déduire la composition des couleurs de porcelaine tendre et de faïence fine ; en o flirt, les bleus ot les jaune» vont également bien sur la plupart des poterie-., et pour les autres couleurs il suffît de meltre un peu moins de fondant lorsque les glaçure* sont plus fusibles et ramollissables.
Couleur g pour jmrceloine dure. — Nous commencerons par le* blancs.
Blancs. — Los blancs qnt pour base l’oxyde d'étain, l'acide arsénieux ou le phosphnte des os ; on modifie le blanc d'émail ou de faïence commune par uno addition de.nitro ou de minium.
Gris. — Les gris tout généralement des mélanges do couleurs variées ; on distingue des gris clairs et des gris foncés ;
Gris nu 4 . — On mélange au mortier de porcelaine î
Noir n° 2 4 UO
Gris n* 2 . . . . MM
Bleu h* 4 200
Si le ton n’est pas tout à fait assez bleu, on ajoute un peu do bleu n“ 4 après esrais.
Gris n“ 2. — On fait fondre :
Fondant n*ü . . 88
Carbonate de cobalt . 8
Oxyde de fer jnuuo ....... 4
On fond h une faible chaleur; on retire avec loo pinces.
Gris n° 3 — On mélange *ur la glace :
Jnuno n° 4 GflO
Rouge ii° 6 4 00
Rouge n° 7 4Û0
Fondant n° 2 » . GG'4
.Tn U ne n" 2 . • -*
Bleu n“ 2 450
Gris n" 4. — On mélange les proportions indiquées ci-dossus pour lo gris n° 4 , avec la précaution do remplacer lo rouge n" 6 par le rouge n° 4 .
Gris n* 5. — On méinuge les quatre substances qui
suivent :
Jaune n* 4 » . . 400
Fondant n* 6 . . . 7‘»0 .
Gris n* 2 . . 700
Bleu n* 2 300
Il faut «jouter aux recettes indiquée*, comme pouvant fournir du gris, lo platine métallique. J’ai appelé depuis quelques nunées l'attention des chimistes »ur l’emploi do ce corps, que son invisibilité, son inaltérabilité sous l'influence do la plupart des agents chimiques, même à une température élevée, aurait dû dqjà recommander. Lorsque l’on mélange au plutiue en poudre 4 fois son poids de fondant uu 2, on obtient un gris d'un tou fin, des meilleures qualités pour ln pcintnro sur porcelaine, et dout il e»t facile de comprendre la supériorité sur h-s autres gris employés jusqu'à ce jour.
Tontes les fois que des oxydes de fer et de cobalt, ou de cobalt, de fer, de manganèse ou de cuivre, sa trouvent en présence, en quantité notable, en contact avec une matière siliceuse Capable de se fondre à la température à laquelle ou l’expose, la couleur du composa multiple qui résulte de la fusion est noire , que l'oxyde de cobalt soit à l’état bleu ou non, que lo fer soit rouge ou brun dans lo iqjdango primitif, fçtto proposition est vraie, mémo pour le» températures élevées dos fours à cristaux , comme pour celles plu» élevées encore des four» do verrerie.
C'est sur ces réaction», connues de tous les chimiste*,
DECORATION CERAMIQUE.
qu'est fondée la préparation «les gris et des noirs généralement employés pour poindre les porcelainoB dures et tendres, les cristaux, les verres, etc. On en varie la nuance et l'intensité en variant les proportions respectives des oxydes de cobalt, do 1er, de zit»c, et en augmentant la proportion du fondant dit ou gris dont j'ui donné la composition plu* haut, pour atténuer le f ton et la couleur, pour obtenir de» gris de plus en plus clairs.
Or, les bleus se font avec des oxydes do cobalt et de line, et ccs couleurs sont d’autant plus vives, que les oxydes employés renferment moins d'oxyde de
♦ for ou do manganèse.
Les rouges sont fournis par l’oxyde de fer, les ocres par l'oxyde do fer et l’oxyde de sine, et cos nuances sont d'autant plus pures, que les oxyde» do fer et de aine sont cux-mOincs plus dépouillés d'oxydes étrangers, comme ceux «le cuivre et du manganèse.
Il est donc bien évident que lorsque l'artiste veut rompre du bleu, du rouge ou do l’ocre, et qu'il y mSlo le gris on le noir qno met h sa disposition la palette actuelle, il fait un mélange, dans des proportions qu’il ignore, d'oxyde do 1er, do cobalt et do zinc, dont la couleur est noire, et dont il ne peut prévoir ni l'intensité ni la nuance qu'avec une très-grande habitude ; et , d'ailleurs, comme lo ton après la caisson n'est nullement celui qu'il applique sur sa peinture, puisque le ton bleuâtre et 1« ton rouge sont altérés et peuvent dème disparaître entièrement, il ne peut donner à sa peinture crue l’aspect qu’elle prendra quand le vernis sera développé par lo feu. 11 faut que le peintre travaille au jugé, qu'il mette son œuvre eu harmonie en voyant sa peinture, non comme elle est réellement, mais telle que la cuisson doit la faire apparaître.
C’est là un inconvénient, un inconvénient fort grave, surtout dans la peinture des figures, dan» la reproduction sur porcclnino des tableaux des grands maîtres, où il importe d'arriver à la perfection.
I.e gris de platine n'offre aucun de ces inconvénients ; comme il ne renferme pas d’oxyde do cobalt, il peut très-bien servir à rompre le» rouges et les ocres sans qu’on ait h craindre qu’il communique aux ombres, par l'effet do la cuisson, une trop grande vigueur. Connue il ne contient pas d'oxydo de 1er, on ne doit pas craindre qu'en le mélangeant avec le* bleus, il les fosse noircir au delà de ce qu'on veut obtenir; il n’entre dans le mélange que pour le ton qui lui est propre, et qu’il conserve avant comme après la cuisson.
Considérée sous le rapport de sa fabrication, cette couleur est facile à faire et à reproduire toujours identique comme nuanc* et comine composition. On prépare facilement le platine en poudre; il suffît de précipiter une solution de chlorure de platine par du *el ammoniac en excès, et do chauffer jusqu'à évaporation complète de ce dernier sel : on obtient ainsi le platine sous tonne d'une poiulre grise, qu’on peut mêler immédiatement nu fondant dans lu proportion indiquée pins haut, et qui se laisse facilement broyer.
I^e platine n'est pa-» le seul métal qui , employé dans ce sens, fournirait une couleur utdo.
Tous les métnux qui l'act ompngnvnt ordinairement
* dans sa mine pourraient , comme lui , réduits en mousse, servir au mémo u«oge et avec la môme supériorité sur les gris composés de cobalt et de fer.
J’ai, dans ce but, e-isnyé le pollndium et le ruthénium. Lo palladium donne un gris pâle; le ruthénium, un gri» plus roux que celai de platine.
Depuis longtemps déjà , M. Frick avait indiqué # l’usage du scsquioxycjg d'iridium comme pouvant fournir un noir supérieur à tou* le-* noirs connus. M. Maluguti, à la manu for turc impériale do Sèvres, a vérifié les données de M. Frick. 11. L. Robert en fit plus tard une petite quantité, et moi-même, en 1845, j’avnis
DÉCORATION CÉRAMIQUE
livré pour le service de Sèvres une centaine de grammes de gris d'iridium, dont les qualités purent être mises en relief par un usago journalier.
Le gri» do platine e-t appelé à remplacer avantageusement ce dernier. Son prix est moins élevé, sa nuance plus agréable et sa préparation moins difficile.
11 est aussi beaucoup plus répandu, et, depuis dix an» environ qu'on s'eu sert, l'expérience a pa faire prononcer sur sa véritable valeur. Aussi est-il entré définitivement dans la palette de la manufacture de
Sèvres.
A'oir* . — On les obtient par le mélange des oxyde» de fer de cobalt, seuls ou combiné*, aux oxydes de manganèse, de zinc ou de cuivre.
Soir n" I. — On mélange le» dissolutions provenant de l'attaque par l'acide chlorhydrique de 400 gramme» for et 4l)0 grammes cobalt oxydé. On précipite par le carbonate do soude, on lave longtemps ; quand tout a bruni, on lait sécher, on pulvérise, puis on calcine dans un têt à rôtir avec deux fois son poids de sel. On luve à l’eau bouillante et on sèche ; on calcine à un fort fen, on prend l’oxyde noir ainsi préparé, on y ajoute :
Fondant n* 6 400
Fondant n° 2 400
Oxyde à noir 250
llleu n# 2 50
Soir n® 2. — On mélange un oxyde fait comme plus haut en prenant 400 gramme» fer métallique et 200 gramme» oxyde de cobalt, savoir :
Fondant n° 6 500
Oxyde à noir j 00
JlUut. — Pour faire les bleus, je fois d’abord uno fonte, dans laquelle je dévoloppc la teinte de l’oxydo de colwlt. Pour les bleus rappelant la teinte de l’indigo, le silicate de cobalt est avivé par l’oxyde do manganèse ; pour les autres bleus, sa nuance e t azurée par l’oxydo tle zinc.
B'.* u n" I . — On fait une fonte que nous appellerons A t
«aWe 50
Minium 50
Carbonate de sonde 12
Carbonate de polasse sec 45
Oxyde noir de cobalt 5
Carbonate de mnnganèso 4
Nitrate de pota-*»c 0
On fond tant qu’il y a bouillonnement, on coule ot ou mêle :
Fonte A- * 400
Bleu n" 2 500
On mélange an mortier sans refondre.
Dlru 0° 2- — On mélange et on fond :
Fleurs de zinc 40
Carbonate de col mit 20
Fondant u" 4. 400
Nous appellerons cette fonte B.
On fait le mélange suivant ;
Fonte B 200
Fondant n° 4 400
On triture sans fondre.
Blm n* 3. — On mélange au mort er :
Fonte B 200
Fondant n" 4 200
On triture sans fondre.
Mt '
DÉCORATION CÉRAMIQUE
décoration céramique. 1*3
J lit u u* 4. — On mélange nu mortier :
Fonte B 100
Fondant n8 < G00
On triture tmu fondre.
Dieu n* 5. — On mélange sans fondro :
Fonte B <00
Fondant n* < <000
On triture sans fondre.
Jaunes. — On se sert, pour le» jnnnes, d’oxyde d’antimoine, qu’on allie aux oxydes de fer ou de zinc. Ou fait un jaune très- foncé par l’oxyde d’urane.
Jaune n” < .
Oxyde jaune d’uranc <00
On triture tans fondre.
Jauni n* 2. — On fond à un fou modéré :
Minium ^00
Acide borique cristallisé 00
Sable < »0
Antimoine diaphonique. ...... <20
Oxyde rouge de fer. 30
Jaune n» 3. — Ou mélange et on fait fondro t
Minium 420
Acide borique cristallisé 00
Sable- . <20
Antimoine diaphonique <20
Fleur» de tinc 30
On fond légèrement et l'on retire avec les pinces commo pour lo jaune n“ 2.
Jaune n* 4. — On fond h l’état do verre bouteille l’un
des deux mélanges suivants :
Fondant n* 2 • 880 840
Fleurs de tinc 35 40
Oxyde do fer hydraté jaune. . . 70 80
Antimoine diaphonique. ... <5 40
On pile après avoir coulé le verre bien liquide. Ces jnnnes se mêlent aux rouges.
Couleur» d'or. — Ces couleurs sont obtenues par le j>ourpre de Cassius ; on connaît lo carmin, le pourpre et le violet
Carmin n" <. — Il faut, pour faire cette couleur, broyer sur une glace du pourpre de Connu humide, un peu de chlorure d'argent et des fondants, environ trois fois le volume du précipité d’or. On fait 1 es»oj du mélange qu’on corrige par tâtonnements. Quelques nouvelles expériences m'ont démontré qu’on approchait très-près d’une bonne composition en pesant :
Or à l’état de pourpre 5,00
Argent à l’état de chlorure ^<
Fondant de carmin 250,00
Carmin n* 2. — Cette couleur est le carmin tendre anglais; on l'obtient avec le pourpre de Casaius et lo fondant de carmin modifié, contenant :
Sable 40
Uorax 30
Minium 30
On ajoute 400 gramme» do fondant pour lo» quantités d’or et d’argent indiquées cwlcssus.
Pourpre n° < . — Ou mélange au mortier parties égales de carmin n® I et do pourpre n* 2, savoir :
Carmin n° < <00
Pourpre n® 2 <00
On triture mois fondre.
Pourpre n* 2. — On suit les indications précises données plus haut pour fairo le carmin, tuais on se sort du fondant indiqué sons lo n* 4. 11 faut un pon do chlorure d’argent. Pour éviter les tâtonnement*, on prend :
Or à l’état de pourpre 5,0t
Argent a l'état de chlorure <,25
Fondant de pourpre . . 200,00
Violet «■ <. — On fait oncoro un mélange sur la glace do pourpre do Cousin» et de fondant environ volumes égaux. En opérant avec des poids déterminés d’or et de fondant, on triture sur la glace :
Or à l’état do pourpre 5,00
Fondant de violet 150,00
On remplace le fondant do ponrpre par celui donné sous le n" 5 dans la série des fondants. On n’ajoute ni bleu ni chlorure d’argent. On essaye la couleur humide.
Outremer. — L’alumine donne avec l'oxyde do cobalt un bleu semblable au bleu Thénard, qui devient la base de ces belle» couleurs.
Outremer n* I. — On préparé un oxyde outremer en faisant dissoudre dans l'acide azotique :
Hydrate d’alumine 30
Carbouato d'oxyde de cobalt <0
On évapore à sec. on triture, puis on calcine.
La trituration ne doit pns amener & l’état do poudre le mélange d'alumine et d’oxyde de cobalt desséché ; il doit rester gTanulé. I^c couleur de l’oxyde doit être d’un beau bleu bien vif, sans trace de gris verdâtre.
On mélange au mortier i
Oxyde outremer . . . <0®
Fondant n® G 250
On triture sans fondre.
Outremer n® 2. — On mélange sans fondre t
Oxyde outremer . . <®®
Fondant n* G. . . * 3oü
Ocre e. — Les ocre» conservent leur ton particulier
Ear suite de la présence de l’oxyde de zinc, qui semle remplacer l’eau de combinaison dan» l'hydrate de peroxyde de for.
Pour préparer les ocres, quel que soit leur ton, on prépare d'abord des oxydes en suivant exactement la marche que j’ni indiquée plus haut pour la préparation des oxydes propres h faire les noirs n®* < et 2. J 'abrège d’autant cette description en renvoyant aux détails déjà donnés.
J’indique seulement ici, pour chacun de coa ocre*, les oxydes et métaux qu’on mélange pour obtenir l oxyde colorant qui doit être rougi et passé Au sel, puis lavé et séché;, j’indique ensuite les proportions dans lesquelles il faut mêler l'oxyde à son fondant
Ocre n® <. — On prépare l'oxyde en faisant dissoudre dans l'acide chlorhydrique :
Fer métallique.
Zinc métallique.
Oxyde de nickel
DÉCORATION CÉRAMIQUE
On prend ensuite t Oxyde à ocre n* 4 .
Foudant «" 2 . . .
Ocre n® 2. — On prépare l’oxyde avec :
Fer métallique ». ... 300
Zinc métallique 300
Oxyde de nickel. . ......... ^0
On prend ensuite :
Oxyde h ocre n° 2.
Ocre n° 3. — On préparç l’oxyde avec :
Fer métallique 300
Zinc métallique . 300
On prend ensuite l'oxyde et le fondant n“ 2.
Oxyde k ocre n° 3
Fondant n° 2
On triture sans fondre.
Ocre n® 4. — On triture sans fondre :
Oxyde à ocre n" 2 .
Fondant n“ 2. . . .
Ocre n° 5. — On prépare l’oxyde avec :
Fer métallique. 200
On prend ensuite pour les triturer sans fondre :
Oxyde à ocre n* 5. 400
Fondant n" 2. . . . 400
Ocre n® 6. — On triture sans fondre î
Oxyde à ocre n® 5 .
Fondant n° 2. . •
GUO
RouQet. — L’oxyde de fer qui sert à faire les ronges, quel que soit leur ton, provient de la couperose qu’on fait sécher et qu'on calcine à des feux d’autant plus élevés, qu’on veut préparer des rouges violacés. Les nitrates do peroxyde de fer conduisent de mémo à des nuances fort brillantes.
Les couleurs rouges, tirées du fer, ont principalement attiré mon attention, et j’ai cherché, par l'analyse, à déterminer leur composition : j’ai constaté que le rouge orangé est rendu plus fixe et plus vif par une addition à l'oxyde de fer ou d’oxyde de xinc ou d’alumine, et que les violets de fer doivent leur intensité et leur nuance bleuâtre a l'introduction d'une petite quantité d'oxyde de manganèse. .Fai cherché pourquoi ilonx rouges différaient d’éclat, la pureté chimique étnnt la mémo. Je crois qu’on acceptera l'explication telle que je l’ai proposée : elle s’applique de même aux autres couleurs.
La différence de nuance qu’acquiert l’oxyde de fer pur dépend de la température h laquelle on l'a porté. Toutes les nuances ne se maintiennent pas à la mémo hauteur; plus la température est élevée, pins le ton est vigoureux ; on sait que toutes les couleurs que prend l’oxyde do fer varient de l’orangé au violet, c’est-à-diré qu’elles peuvent 6e décomposer en jaune rouge et bleu, couleurs simples qui donnent du gris plus ou moins foncé, suivant l'intensité des trois couleurs élémentaires. Plus la température est basse, plus il reste do jaune ; plu* elle est élevée, plu» il s’j joute do bleu.
11 me parait évident, d’après cela, quo la couleur sera d’autant plus pure que l’oxydo qui la produit sera
DÉCORATION CÉRAMIQUE
formé de molécules identiques par la “modification qu’elles auront reçue d’une même température. La nuance sera donc d'uno pureté parfaite si toutes les molécules ont reçu la température nécessaire pour la développer, si aucune n’a reçu un coup de feu capable do la modifier, ou trop faible, qui laisserait du jaune, ou trop violent, qui augmenterait la dose du bleu.
T.e tour de main doit donc consister à ne composer la couleur que de particules d'oxyde ayant subi la même température. On parvient à ce résultat en n’opérant h la fois qne sur de petites quantité» et en agitant constamment La masse. Ou arrête le feu quand la température a été maintenue pendant un temps suffisant ; on essaye toutes les préparations successives, et on ne réunit que celles qui, au point do vue de la nuance, offrent un résultat identique, celles qui affectent la vue de la même manière; et c’est ici qu'un œil bien exercé, bien sensible, est do première nécessité ; c’est ici que des études artistiques, même sérieuses, deviennent le complément indispensable de la science du chimiste.
Pour faire les rouges, ou opère comme nn vient de le dire. 1-û nuance varie, en raison du coup de feu quo l’oxyde a roeu, du rouge capucine uu rouge violâtre.
On obtient ainsi les rouges n°* 4, 2, 3, 4, 5, G, 7 et 8, en les mélangeant dans les proportions suivantes:
On triture sans fondre :
Oxyde de fer, de nuance voulue. ... 400
Fondant n° 2 400
Fondant u" G. 300
Pour faire les rouge» tendres, on triture encore cane fondre :
Oxyde de fer, de nuance voulue. . . 100
Fondant n" 4 400
Fondant n° G 800
On distingue ainsi des rouges orangé, sanguin, chair, carminé, laqueux, violâtre, violâ tre-fbncé , durs ou tendres, suivant la dose de fondant qu'on ajouto k l'oxyde.
Bruns. — Les bruns, comme les ocres, sont formés par le mélange d’un fondant et d’un oxyde ; cet oxvdo se prépare comme les oxydes noir» et comme les oxydes pour les ocres. Je crois pouvoir me borner k donner les dosages qu’il faut employer.
Brun n® 4 . — On fait dissoudre, précipiter, etc. :
Fer métallique. . * 400
Zinc métallique 400
Oxyde de cobalt • 400
On triture ensuite sans foudre :
Oxyde k brun n° 4 . 400
Fondant n® 2 3u0
Brun n® 2 — On fait dissoudre, précipiter, etc. :
Fer métallique 400
Oxyde de cobalt 400
On triture ensuite sans fondre :
Oxyde k brun n® 2. . . 400
j Fondant n” 2 i00
Brun n® 3. — On fait dissoudre, précipiter, etc. :
Fer métallique
Zinc uiétalliquo .
Oxyde de cobalt
On triture ensuite sans fondre s
Oxyde k brun n® 3
Fondant n* 2
DÉCORATION CÉRAMIQUE
Ilm i» u# 4. — On prépare un oxyde très- convenable en faisant dissoudre et précipitant :
Fer métallique ' 400
Oxydo de cobalt 25
On triture ensuite sans fondre :
Oxyde à brun n* 4 <00
Fondant n* 2 300
Vert*. — On fait les verts en mélangoant & dn fondant des oxydes verts de diverses nuances qui ont pour base l’oxyde de chrome modifié dans sa teinte par sa combinaison avec d’autres oxydes métalliques.
Je donnerai d’abord pour les verts la préparation de l’oxyde. L’oxyde fait est ensuite mêlé, soit aux fondants, soit aux autres couleurs qni doivent en modifier ln teinte. On suppose dans tout ce qui va suivre que l’oxyde do chrome a été préparé préalablement par la déflagration du bichromate do potasse avec la moitié de son poids do fleur de soufre.
Vert n° f . — On prépare l’oxyde h vert n° 1 en triturant longtemps à l’eau sur une glace, savoir :
Oxyde de chrome vort 200
Oxyde do cobalt carbonate. ... 100
^ Alumine hydratée 200
On fait calciner à un fort feu, puis ou lave; on fait sécher et on ajoute à l’oxyde ainsi préparé les fondants dans les proportions suivantes :
Oxydo à vert n* 1 100
Fondant n° 4 150
Fondant n* G 150
Vert n° 2 On mélange ensemble du vert n* 1 et
du jaune n” 3, savoir t
Vert n° 1 600
«faune n" 3 . i 400
©n peut varier ce» doses suivant le ton plus ou moins jaune qu’on désire obtenir :
Vert n° 3. — On fait un oxydo composé de :
Oxyde do chrome 200
Oxydo do cobalt carbonate. ... 100
On le calcine fortement; on le lave et on le fait sécher. On fond ensuite le mélange suivant qn’on rctiro dn creuset avec les pinces :
Oxyde à vert n° 3 75
Janue n° 2 tout fait# 1 00
Fondant n° 6 300
Fondant rocaille 50
Vert n° 4. — On fait d’abord un oxydo vert foncé en calcinant à un fort feu, lavant et séchant le mélange fait sur la glace :
Oxydo de chrome vert 240
Hydrate d’alumine. 80
Oxyde de cobalt noir 20
Oxyde do fer jauno 10
On mélo la substance verte ainsi obtenue :
Oxyde h vort n* 4 100
Vert n° 5. — On fait, comme plus haut, un oxyde b vert composé de :
Oxyde de chrome vert 300
Alumine hydre téo . . 100
On calcine, après avoir broyé sur U glace, à nn fort feu, on mélo alors avec soin le mélange suivant ;
Ox vile n vort n* 5 1 00
Fondant n" 6 . 300
Jaune n6 3 50
On triture, mais on no fond pus.
DÉCORATION CÉRAMIQUE. 145
Vert n° 6. — On mélango un mortier les proportions suivantes :
Vert n" 4 <00
Jaune »■* 2 50
Brun n" 3 100
Vert n°< . 50
On ne fond p&«.
Vert n° 7. — On prépare d'abord un oxyde vert foncé en mélangeant et broyant sur la glace :
Oxydo de cobalt noir. 100
Oxyde de chrome 100
calcinant h nn fort fou et lavant.
On mêle ensuite cet oxyde, dans les proportions suivantes, avec le fondant s
Oxyde à vert n° 7 100
Fondant n* 6 ..... 300
On ne fond pas.
fVrt n° 8. — On prépare, comme pour los autres verts, un oxyde en calcinant un mélange intirno de :
Oxyde do chrome . 200
Oxyde de coïtait noir 100
Oxyde de fer jauno . 50
On lave après calcination, puis on tr.fde :
Oxyde h vert n* 8 100
Fondant n9 6 ...... 300
Ces divers exemples font comprendre tonte l’économio de la fabrication.
Pour les couleurs de porcelaine tendre , les jaunes et certains verts sont appropriés et donneraient de suito do bons résultats. Lesbiens sont également convenables; mais les ronges et les bruns doivent être rendus beaucoup moins fusibles, encore les ronges no résistont'ils. même considérablement durcis, qu’à la condition d’être cnit* à dos températures très-basses.
La peinture sur faïence, toile qu’elle était prntiquéo dans les premiers temps, exige des couleurs de composition toute spéciale. On en comprendra facilement la raison, si l’on so rappelle que eoe pointure; étaient appliquées sur l’émail cru. L’influenco do la hanta température à laquelle les couleurs étaient exposées, et los réactions qui so passaient, en présence de« produits do la combustion, entre l’élément vitreux ot l’oxyde, ont conduit à des dosages particuliers sur lesquels nous croyons utile d’insister ici.
Le fondant est un simplo verre, imparfait obtenu par la fusion de sable ot de 6oudc ; on prend :
Carbonate de soude 100
Sable d’Étampes . . 200
Blanc » n° 2. — On lait fritter :
Minium 80
Calcine à 3 d’étain pour il de plciilb . . 35
Silice (sable do Fontainebleau) 100
Chlorure de sodium 35
Fondant n° 1 . . . 70
A’oir n* 3. — On fait fondre ; : J
Fondant n* 1 *. ICO
Oxydo de fer 200
Oxyde de cobalt 100
Oxyde de manganèse 100
Bleu* n * 4 : Clair. Foncé.
Fondant 100 •
Oxyde île cobalt 20 30
Oxydo de aine . 20 s
Émail blsnc u° 2 » 160
un i >!■:« ouation cKkamiqlt.
Verts n o. — O» mélange :
Oxyde «le cuivre HO
Blanc n" 2 100
Jaunes n° 0. — Lus jaunes sc font en composant île» hases jaune* a, 6, c, analogue* aux jaunes deXnplequ’on mêle ensuite avec les fondants transparents ou opaques.
Jaune clair. Jaune. Jaune d'or.
Antimoninte de potu«
on
Minium