VE» VILLES
Les eaux destinée* a l'alimentation des villes sont de diverse* uutures ; nous les indiquerons successivement.
Les «ourrsa naturelle» fournissent le» eaux les plu* convenable» pour les distributions publiques ou privées, quand leur composition chimique c-t d'ailleurs satisfaisante. Los eaux du source, eu effet, sont limpide* et leur température est ordinairement très-peu variable, condition d'une très-linute importance pour les u»ngc* domestiques et industriel».
la» théorie des sources a fait de trè»-graud» propre» depuis quclquos années. Le développement pratique des études géologiques, les études spéciale* d'un certnin nombre do personnes sur les moyens de découvrir les sources, le» grands travaux de drainage» ont dirigé l’attention sur ce point spécial de la pbysiqne du globe, (’e serait peut-être nous écarter de notre sqjet qne d’aborder cette question, qui exigerait d’assez longs détails; Hou» nous bornerons, par conséquent, à indiquer le*, travaux nécessaires pour réunir et utiliser une source connue.
Ces travaux sont généralement assez simple». On commence par curer ii vif lo bassin de la source On se rend bien compto des point» ou l'eau arrive le plus abondamment en jetant ft la surface de l'eau des corps légers, dont le» mouvements indiquent la direction dos courants. On dégage alors un peu rc* issue», et, an besoin, on «laisse, si ou lo peut, lo niveau naturel (l'écoulement de l'eau dn bassin do ln source, pour augmenter et régulariser son débit. On entunro alors le bassin de mur» épais, établis en dehors do »on périmètre, et on le recouvre d’une voûte on maçonnerie, pour mettra l’eau k l'abri do 1* chute de* corps étranger» et de la malveillance. L'aquoduc de la conduite des eaux communique avec le bassin do la source niu»i protégée.
Lo tracé des fondations de* mars d'eneeintc exige
une certaine attention. 11 faut les faire reposer sur un fond très-solide, et s'assurer, dans tous les cas, que leur pression ne peut pas modifier les fissures souterraine» par lesquelles les eaux affluent naturellement. Lorsquo le pourtour du bassin de la source est en rocher compacte, ce qui arrive souvent, le travail est fort simple. Dans le cas contraire, l’ingénieur doit procéder avec une extrême prudence, et souvent exécuter des travaux de captation a«scz considérables, pour assurer la fixité du bassin de la source, pur des procédés artificiel» imitant, autant que possible, les moyens employés par la nature elle-même dans les sources qui sortent des rochers plus ou moins fissuré*.
L'enceinte rouverte qui rail forma la source, ou la tête de l'aqned ne d’écoulement, doit présenter divers ouvrages dont le* dir.ien*ions varient avec l’importance dn volume d'eau, mnis qui doivent assurer les moyeu» ; I* d’entrer dans la chambra do la source pour la visiter ou lu nettoyer au besoin ; 2* d'assurer aux eaux un écoulement au dehors, quand on est obligé de les empêcher d’entrer dans l'aqueduc pour le réparer ; 3* de donner issue au trop plein des eaux, en cas de crue ou de diminution d'écoulement dans l’aqueduc, afin que, dans aucun ras, le niveau des eaux dans le bassin de la ■source ne puisse s'élever au-dessus du niv eau qui leur a été fixe. Un excès de pression sur la sortie d'une source peut souvent déranger son régime, et quelquefois la perdre entièrement, en l'obligeant à chercher utre autre issue.
Les villes n»*ez favorisées pour trouver dans leur volsiirngo des sources abondantes d'eau de lionne qualité pont malheureusement peu nombreuses. On est donc souvent obligé do fuira des recherche» d'cstix souterraines, ou de recueillir le* eaux do pluie filtrées h travers los couches perméables du sol, par de véritables drainages d'une importance plus ou moins considérable. On parvient ainsi à créer de véritable* tourrtt artiftekttes, dont les eaux sont ensuite conduite» duns les villes. Des sources peu a1>ondaiitcs, ou d’uu débit irrégulier, servent souvent d’indico et do guide pour le» recherches et les travaux de cette nature, et ajoutent leurs eaux fi celles que l’art obtient en abondance. On pnBse ainsi, par transitions insensibles, des source;, naturelles, dont il suffit de conduire les eaux, aux sources entièrement dues à ln main de riiommo et créées an soin do terrains & la surface desquels n'apparaissait aucune eau. Le* travaux analogues à ceux dont nous parlons maintenant sont extrêmement variés ; ils exigent un grand esprit d’observation, et souveut do profonde» co n naissances do géologie et d’hydrologie. Il serait difficile, par conséquent, de donner h cet égaril doe règles pratique» et très-précises. Quelque* exemples et quelque» indications générales seront plus utile» quo de* préceptes absolus.
L'art de rechercher le* sources et de capter les eaux souterraine- par desprocédés analogues fl ceux du drainnge est assurément très-ancien. Le* cflris de la Perse, beaucoup de travaux romains, l'attentent suffisamment. Mnis il est certain qno cette pratique , qui avait été autrefois très- employée en France, si Von en jtigo par les nombreux exemple* que l’on çti rencontra, parnlt avoir été, sinon complètement oubliée, nu moins assez négligée depuis un siècle, ou un siècle et demi, ot on comprend très-bicu que l'on ait pu, do très-bonne foi, présenter comme de» inventions nouvelles des méthode* dont les exemples »c retrouvent dan» presquo tons los grands domaine» seigneuriaux ou d’ordres religieux. Les eaux de Gesvrcs, de lti*,dcs prés Saint- Gcrvaifl ne sont point obtenue* autrement.
On n déjh expliqné, en parlant du drainage de» sources (Voy. art.Ào*lccLTCUEj,*1c principe du plu» grand nombre de* recherche» d'ean. CTufct h lu surface de.", •’ouches imperméable», recouverte» do couches per-
EAUX
EAUX
méables f ou au centre môme de très-grandes masses perméables , qu'il faut aller saisir et réunir les filets d’eau dont l'ensemble doit former la source artificielle.
Ces recherches d'eau sc font par «les procéder trèsdivers, suivant les pays et les circonstances. Tantôt, les eaux sont recueillies pur des galeries souterraines plus ou moins importantes, dont le fond est étanché pour recueillir et conduire les eaux, tandis que les parois sont poreuses ; tantôt on a recours aux procédés ordinaires et plus simples du drainage avec tuyaux ou pierrées, pour amener à la snrfaco les eaux qui sVcoulaicnt sans profit à une petite profondeur au-dessous du sol.
11 serait impossible, sans multiplier inutilement les figures, d'indiquer les constructions variées adoptée* dur.* le cas qui nous occupe. On se bornera à citer, comme exemple de cette classe do procédés, la disposition adoptée par M. l’elgrand pour la distribution d'eau d’A vallon. I.a vofitc de Taqueduc, dans la traversée des terrains sourciers, a été percée (fig. 3494/
presque jamais. C'est dire avec quelle prudence il font entreprendre les essais de ectto nature.
L’étude attentive des belles eonrres naturelles indique d’ailleurs les conditions qu'il faut chercher à réaliser artificiellement et sans lesquelles il y aurait folio à espérer d’obtenir, avec une régularité suffisante, un volume d'oui déterminé.
Personne ne doute aujourd’hui que la pluie né soit 1 l' origine des sources. Pour qu'une source coule d’uno | manière continue, alors que la pluie ost souvent plusieurs mois sans tomber, il faut donc que la masse perméable qui absorbe une partie de l'eau de pluie tombée à sa surface n’agiesc pa» seulement comme un filtre, mais encore et surtout comme un vaste réservoir, régulateur de l'écoulement. Lu vitesse de l'eau dans les con | doits capillaires qui existeut dans le sol est très-faible ;
| elle ne devient très-sensible que dans les tissures un peu larges, ou les banc» très-poreux, qui figurent, au soin de la terre, des lignes principales d'écoulement analogues à nos ruisseaux et il nos rivières de la t-nr-
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Coupe eu loajr.
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Coapc eu trivc». Coup. en lonp. P?" *“ TOUrc?‘ «mnrquablo» pur leur
régularité, 1 eau qui s ecoulc a un moment ^ donné est tombée depuis fort longtemps, depuis
■K' des mois et souvent depuis des années. Si l'on
- iJg- vo‘t *cs *°urce8 augmenter aussitôt après les
yyyT grandes pluies, ee n'est pas en général, au • >■ . '■ moins quand il s’agit de grandes sources, par
l’écoulement de l’eau qui vient de tomber. L’eau
h t< traversé le sol, elle se trouve plus ou moins rapprochée de sou point de sortie, et son accélé- ' ration de vitesse est due seulement à l’augmen-
F|E o 104. - Aipie<lue e.er fiente el turbin.* peur recueillir de. l!itiou do q„j ré.,ater<lcl'inUo<iuc.
eu... de leurre. (tefeeUede 0,085.) ,ion de nouvelle eau 11 U partie supérieure de la
de bnrbacnnes nombreuses. Une picrréc do 0,B,2o d’é- masse poreuse traversée par les fissures capillaires paissonr a été en outre disposée de chaque côté et au- par lesquelles l’eau s’élance. On s'explique fàciledossits do l’aqueduc pour faciliter l'entrée des eaux ment, du reste, la faible vitesse de l’eau dans les masses dans la cuvette étanche de la conduite. Cette disposi- poreuses, par la résistance que le frottement oppose au
tien, plus ou moins modifiée selon les localités, est évidemment applicable à tous les cas analogues.
mouvement et surtout par les actions capillaires trèsénergiques exercées sur feau pur des surfaces aussi
Depuis quelques années on s’est beaucoup occupé multipliées que celle d'une masse poreuse. Une source des sources artificielles obtenues par des méthodes que n'est donc que l’écoulement d'uu amas d’eaa intérieur l'on vient d’indiquer, et l’on a fondé de graudes etpé- dont les mouvements sont ralentis ot régularisés par la
rance» sur l'emploi de ces moyens pour l'approvisionnement des villes les plu» importante*. Quelque.» ren-
résistance do la masse solide du terrain perméable. Tour que le drainage d'un terrain fournisse une
geignements ne seront pas inutiles sur ce» questions source, il faut donc que la couche poreuse qui reçoit
encore peu connue».
L'exemple «lu bourg do Famham, on Angleterre,
les eaux présente une épaisseur verticale Buffis&nte audessus des tuyaux collecteurs, ou uno puissance assez
où le drainage de moins de deux hectares a permis de considérable sur les plateaux qui dominent remplaçafournir en abondance une onu excellente h une popu- ment de ces mêmes tuyaux, pour que l’eau mette h lotion de 3,300 Ames, a fait beaucoup de bruit il y a traverser cette masse un temp» pins long que celui
quelque» année». On u môme proposé de fournir d« qui peut s'écouler entre do fortes pluies Cetto condi* l’eau h In ville de Londre* pur de» travaux analogues, lion est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante. 11 faut Mais l'incertitude iuévitublc des opérations de cette nn- encore que la disposition du sous-sol imperméable qui turc a fuit renoncer à ce projet, qui avait été chaude- empêche le mouvement vertical de l'eau, ou au moins ment patronné par le board of Health. A Bruxelles, uno que la direction des lignes principales de suintement proposition analogue a également été repoussée. dans U masse poreuse soient telles que les eaux ren-
Le succès obtenu h Furnham est en effet lo résultat contrent les collecteurs et puissent s’y écouler. Cesderd’un heureux concours de circonstances géologiques uières conditions sont encore plus difficiles à prévoir exceptionnellement favorable», qu’on ne saurait e»pé- que les premières.
rcr de rencontrer souvent. Tout le monde sait en effet Quant au volume d'eau que l’on peut espérer de rénqnc les drainages ordinaires cessent de couler une nir par u» travail do recherchas, l'incertitude ost pi» grande partie do l'année, et qu'il serait dès lors impos- grande encore. On peut assez souvent fixer un maxisible d'employer leurs produits à l'alimentation régu- nium impossible à dépasser, mais il est très-rare qno lièro d’uno ville. .l'ai exécuté plusieurs drainages qui, l’on puisse prévoir n l’avance le volume à attendre des ayant rencontré des sources permanente», donnent tin travaux.
«lébit continu. L’un d’eux alimente un moulin, un autre C’est enroro l’observation des plus belles sources nafimmit l'eau potable h une ferme, et un troisième des- tnrellcs qui peut donner quelque renseignement sur ce sert un hameau assez populeux. Malgré ce» exemple» point.
de succès que je pourmi* multiplier beaucoup, je n'ose- Les sources du mont Ycntoux sont un «les exemple* rnis presque jamais promettre à l’avance de réussir les plus nets que l’on puisso citer. Le mont Yentonx «lan» un travail de cette nature. i/cs probabilités sont présente, comme on sait, h peu près Informa «l'un demiquelquefois très-grande», mais la certitude u’existc ellipsoïde <lo 23 kilom. de longueur sur 7k,)- 5 de lar-
EAUX
peur. Sa hauteur est rte 4,960 mètre® au-dessns du nîveau de la mer. La masse de cette montagne, composée «Je calcaire néomraien entièrement perméable, repose *ur une couche imperméable. Otto couche parait former une espèce de vallon & double pente, dirigé de l’est à l'ouest comme lo grand nxe de l’ellipsoïde; ello affleure !o sol à l’ouest à pou près n 385 mètres au-dessus du niveau do lu mer. On trouvo en ce point la source de Malaucène, ou G roseau. A l'est, à un niveau moin* élevé, on rencontre «f mitre* source* moins importantes, mais encore assez remarquables. Sur tout le reste du plateau, on ne trouve pus une source et on n'a pas même essayé d'y creuser de puits dont la profondeur eut été excessive. Iji disposition de la couche imperménblo et l'existence des filets d’«*au qui s’y rassemblent ont été .vérifiées par l’expérience. Un cultivateur pincé nu bas de la montagne vers le sud, où l’épaisseur de la couche perméable est considérablement réduite, a fait percer plusieurs puits; il les a réunis souterrninement par une galerie soutenue à l’amont par un mur à pierre * bêches, et à l’aval par un mur bétonné. Cette galerie-conduite, convenablement prolongée . amène à ciel ouvert une assez belle source. Les sources qui sortaient plus bas, dans la partie correspondante, ont été coupées et ont cessé naturellement de couler.
Le débit des diverses sources dont on vient «le par- ! 1er est do 2 à 3 mètres cubes par seconde. Ou estime qu’il tombe 0",85 de hauteur d’eau par an sur le plateau de cette montagne, qui a 45,000 hcct. Ce qui lait un volume de 150,000,000 X 0,85=1 27, 500, 01)0
v v 3rL. , 427,500,000
mètre», ou b, en un <Mb.t do ^ ^ ü x «, xW
= 4 mètres cubes. Les sources débitent un peu plus de la moitié de ce volume d'eau, le reste s’évapore ou )*énètre il de plus grandes profondeur*. Ia disposition «les lieux est telle que très-peu d’eati doit s’échapper «le cette façou, de sorte que l’on peut regarder un peu plus de 4/2 comme le plus grand mpport do la pluie tombée à la pluie recueillie qu'il soit possible d'espérer dans les conditions habituelles.
La célèbre fontaine de Vaucluse, qui débite 40 à 4 2 mètres cuImjb, est h peu près dans les même» conditions* Son bassin de réception, égalomcut formé de calcaire très-perméable, a 96,500 iiect. On no trouve ni ruisseau ni puits sur cette surface. Elle reçoit environ par an 820,250,000 mètres cubes, répondant h un débit permanent do 26 mètres cube» environ, c’est-àdire encore à peu près double de celui do la fontaine.
Dans les travaux de drainage ou de captation d'eau, il serait imprudent do compter sur un chiffre de rendement aussi élevé. Il faut pour l’obtenir des circonstances exceptionnellement heureuses. M. Parnmelle estime que des couches très-poreuse*, de 2 à 8 mètres «l’épaisseur, reposant sur un sol imperméable convenub’eroent incliné, produisent après une sécheresse ordinaire 4,4.52 litres par jour et par hectare; c’est environ un douzième de la pluie moyenne annuelle tombée sur cotte surface. Ce rapport, considéré comme résultat moyen, me paraît assez exact ; mais il no faut pas perdre de vue les observations qui précèdent relatives a la puissance do la masse poreuse uéce&sairo pour régulariser le débit.
Fécamp, riazcbrouck et un certain nombre d’autres villes sont alimentées par dos travaux de drainage ou des gnleries «le recherche» percées à la limite des terrains perméables et des terrains imperméables.
].e grand projet d’approvisionnement do Paris étudié parM. rinpéuienrenchef Bel grand, dont s'occupe en ce moment l’administration municipale, n pour base des travaux de captation et des recherches d'eau analogues a ceux dont on vient de parler.
Lo volume d’eau que l’on désir# amener est de
400,090 mètres cubes par jour, soit 4,160 litres par
seconde, il. Bt-lgrnud avait proposé d’abord de dériver les eaux de la Somme et de la Soude, et au besoin colles du Sourdon «-tdo la Dirais. En octobre 4855, époque îles plus bossus eaux, ces sources donnaient, en effet, par seconde ;
Eaux «le la Somme et rte la Soude. 4,081 lit.
Source du Sourdon 400
Source de la Dirais 315
En 4857, la Somme donnaitcncore 880 litres; mais, en 1838, son débit s'est réduit à 285 litres, bien que les deux autres sources aient peu varié. Ces irrégularités «lo débit, in<wompatiblcA avec l'alimentation d’uno grande ville, ont nécessité de nouvelles études. Le projet actuel comprend donc deux systèmes différents a l'aide desquels ou obtiendrait l’approvisionnement normal de 1 00,000 mètres cubes par jour; ils consistent i 4 o en dehors «les vallées de la Somme et do la Soude, à pénétrer par des galeries souterraines de drainage au i milieu de la nappe d’eau déposée par les pluies dans l’épaisseur do la craie tendre, où elle est retenue par la couche d’argile sur laquelle repose la craie, tout en se dirigeant, d’un mouvement lent, par la pente naturelle de cotte couclio imperméable, soit vers le fond du h.i8sin géologique dont Paris occupe le centre, soit vers les coupures qui lui offrent de.» moyens «P écoulement ; 2* dans ce» même» vallées, h augmenter le débit des sources en les prenant à un niveau inférieur, si, ce qui semble peu probable, on devait cil venir à utiliser ces source*.
L’espoir du succès de cette recherche d eau est principalement fondé sur les observations suivantes : 4® la surface du bassin de la Vauue, qui est tri*» -bien limité, est de 900 kilomètres carrés; il reçoit par an 540 millions de mètres cubes d’eau «le pluie et il en rend chaque année, par les cours «l’eau, 31 à 435 millions, soit à 1/4 de ce qu’il reçoit. 2* Le bassin de la Somme- Soude n 300 kilomètres carrés de’ superficie; il reçoit 480 millions de mètres cubes d’eau de pluie et en restitue par se» Sources de 8,987,000 ù 36 millions de mètres cubes, soit 4/5 à ~ de l’eau tombée. Or la partie du latstin crayeux comprise entre 1a vallée de l'Aisne et ccllo de l'Aube, que l'on suppose devoir concourir à l’alimentation de* sources à créer, u 5,300 kilomètres carrés et reçoit 3,480 millious de mètres cubes par an. Ijj volume de 400,600 mètres cube», soit 36,500,000 par an que l’on veut on tirer, n'est que ^ du volume reçu, ou moins de j du volume que restituent naturellement des terrains de cette espèce.
Ce rapprochement montre en effet la possibilité d'obtenir le volume d’eau nécessaire, tuais il ne fournit aucun renseign -ment sur la longueur à donner aux galeries de suintement, et par suite sur les dépenses relative* à la création des source» artificielle*.
Les eaux ainsi recueillies en Champagne seraient amenées par nn aqueduc dan» un Vaste réservoir situé à la cote de 83 mètres pour desservir le» étages supérieurs de* plu» haute» maison» de Pari*.
Les eaux de la craie sont limpides, d’nnc température peu variable et d’une pureté satisfaisante, bien que char» gées do calcaire en assez forte proportion ; elles remplissent donc le» condition» «le bonne* eaux. «le ne sache pas qu’on ait déterminé le» proportion» et la nature des gaz qu’elle* tiennent en dissolution, renseignement indispensable, comme on l’a dit, à une étude complète; elle* doivent renfermer des nitrate», mais je n’en connais pa» la proportion.
11 c<*t îi craindre que la qualité de» eaux de la Champagne no ««oit mnilifiiic d’une manière très- désavantageuse par lo* progrès de la mise en culture de cette vaste ron»
4iMI
EAUX
trée, aigourd'hui déserte. lhiu» Lcamoup «le points la surface Un sol e»t a-sez rapprochée Uu plan d'eau pour que h?s matière* organique» dos fumiers soient entraînées n travers les tissures du terrain, l'absence totale tl’nrgiic ne permettant pas d'espérer que ces matières soient reteuue.fi dans la couche perméable. Dans tons les cas, il sc formera des nitrates et la proportion de sels de chaux dans les eaux jK»nrra dépasser do beaucoup colle qui existe aujourd'hui.
Ia;* travaux projetés, non compris ceux de la distribution dans Paris, sont estimés Ul) millions de franc», ot on a vu que leur exécution comporte de» éventualité» considérables pour les travaux souterrains de recherches d'eau. On indiquera un peu plu» loin, cri pnrlant de l’emploi des machines, d'autres projets présenté» eu même temps que le précédent, mais qui n’ont point semblé à l'édilité parisienne aussi dignes de lu grandeur de la capitale.
I. cs eaux du rivière, élevées par des machines nu dérivée» par de» canaux spéciaux, sont très-fréquemment employées aux approvisionnement» des grandes ville». Ce» eaux, dont la composition est très- variable, non - seulement d'an fleuve à l'autre, mais pour uu même cours d'eau d'une saison à l'autre, présentent éu général deux inconvénients pour cet nsage. Leur température varie continuellement dans des limites très- étendues ; d’uu autre côté, elles sont rarement complètement limpides et deviennent souvent, eu temps de crue surtout, complètement trouble*.
J. es eaux de source sont dune , en principe , bien préférables aux eaux de rivière ; cependant, presque toutes le» grandes ville» «ont approvisionnées par la ri vière qui le» traverse, les économie» réalisées sur le» frais de premier établissement compensant et au delà la» frais do filtrage. Dans les villes importante*, la solution 1a plus satisfaisante consiste bien souvent à organiser deux système* de distribution, l’on pour les eaux do source habituellement peu abondantes et réservée* aux usages domestique», l'autre fournissait à jurofusion les eaux de rivière pour les usages grossiers du nettoyage des voie» publiques, etc.
Le* ouvrage» de prise d’euu eu rivière n’ont rien de particulier : s'il s’agit de prendre l'eau au-dessus de la ville pour l'amener par un canal do dérivation a une hauteur convenable, ce sont des hnrrngc» ou des épis ordinaires placé* en tête des dérivations; s’il s'agit seulement d’élever l'eau à l’aide de machines, ce sont de simples galeries de puisage perpendiculaires au cours d’eau. Quelquefois encore le barrage de la rivière, établi dan» nu point escarpé de son cours et dons toute la largeur de son lit, transforme en vaste réservoir lino partie de la vallée. ("est ainsi, par exemple, que le barrage construit dans le lit do la rivière C’rotoo, pour b» distribution de New-York, produit un vaste bn-sin de réserve de 2,724,000 mètres cubes do capacité.
Ou reviendra plus en détail sur l’emploi des eaux de rivière en parlant des moyens de le» élever. Considérées d'une mauièrc générale comme moyen d’obtenir l'eau pour les villos, il n’y a pus à s'y arrêter davantage.
Bien que l'eau dos pm'l a ordinaire» eutre souvent pour nno forte part dans l'approvisionnement des villes ou des hameanx, nous n'nvon» pa< à nous en occuper ici. Ce sont dos ouvrages essentiellement privés. En général, l'eau des puits peu profonds creuse» au sein des villes est de très-mauvaise qualité. Ello est souillée par beaucoup do matières étrangères.
Les étang* sont quelquefois employés pour réunir et emmagasiner les eaux du pluie destinée» a l'alimentation d’une ville. C'est ainsi, par exemple, que les eaux blanches de Versailles sont recueillies par un immense système de rigolos qui sillonnait toutes les campagnes
environnante», pii* versées dans les étangs d’où on <e extrait pour les usage» auxquels on les destine. La» étangs, proprement dit», généralement peu profonds et ma) alimenté», no fournissent que des eaux stagnantes, variables de température et souvent infectes. l.o# lac» profond», alimenté* d’eaux vive», sont, nu contraire, d’excellents réservoir». J,o lac Katrrii, qui alimente (îhiscoir, est un exemple remarquable de distribution do cette espèce.
Le» puiL- artésiens, ou puits jaillissants, peuvent rendre do très-grand» service* à l'approvisionnement dus ville*. Leurs eaux puisées n une grande profondeur n’ont i*oint traversé lu» couches superficielle* imprégnée* do déjection» et sont habituellement d'une punie remarquable. Nous n’avons rien à ajouter à l'article BoktUGB. Nous dirons seulement que loe» procédés de forage j*cnucttcnt aujourd'hui d’ouvrir le trou sur un Itcoucoup plu» grand diamètre qu'on uo le faisait autrefois, et qu’il est possible dès lor* d'euiployer les procédés de sondage à l'ouverture do puits très-profond» , mais non jaillissants, d'où on extrait l'eau à l'aide de» machines éiévutoiras ordinaires. ,
On construit ordinairement au-dessus ou ù côté dca puits jaillissant* un édifice destiné ù supporter le tuyau d'ascension et an bassin de jaugeage et de distribution. Au piod de ce» édifices, sont ménagés des moyen» d'écoulement, lorsqu’il devient utile de supprimer momentanément lu charge de In colonne ascensionnelle, soit pour nettoyer le tube du (orage, soit pour réparer quelques partie* du système do distribution.
Lo monument *i gracieux qui vient d’être établi pour le puits artésien de lircnelle, sur la plaeo HreteuH, f» Part», peut être cité comme exemple de co genre de construction. Le tuyau (T ascension cl les tuyaux dq distribution forment le noyau d’un escalier tournant qui monte jusqu'au sommet de l'édifice. De légère* rolonnette» à nervures forment extérieurement la cage de cet escalier et en dessinent le profil. Trois balcons en forme de vasque partagent on parties égales la hauteur totale de eelto fontaine monumentale, terminée par «n élégant campanile. L'édifice est entièrement en fonte, k t' exception du souho»^ sentent qui est en pierre. Sa hauteur totale est de 4 2'“, 8. Lo poids de la fonte employée est de 470,000 kilog. à üO c. le kilog. I.a dépense totale de la contraction c*t de 4 56, IKK) fr.
L’eau de pluie recueillie directement dans de vastes citernes est le dérider moyen qno nous avons h mfcn- , tionuer pour assurer l'approvisionnement d'eau des villes. C’est assurément une tristo ressource, et l’on peut dire que les villes qui n'en ont point d'autros sont bien dépourvues d'eau. Les citernes, commo les puits, sont des Ouvrages privés dont nous avons p«u de choses à dire. Cependant, elles ont dans certaines villes, a Venise par exemple, une si grande importance et leur usage est si souvent nécessaire pour avoir de bonne c*n potable, qu'il est nécessaire d’indiquer quelques précautions indu-pensable» à leur l-on établissement. L'eau de philo, en roulant sur les toit*, entraîne avec die la poussière qui s’y dépose, les débris d'insecte» qui s’y accumulent, etc. Il est donc toujours nécessaire de la filtrer avant de l’introduire dani la citerne. A cet effet, il convient de disposer on avant de cotte citerne un véritable filtre Formé de couches do sable, de braise, ou mieux do charbon animal et de gravier, que l'eau est obligée de traverser avant do se rendre dans lo réservoir.
L'cnu de citerne recueillie avec cette précaution est si bonne, et surtout si agréable pour les usages de la toilette, que l'on tu» saurait n^sez recommander de construire une citerne à côté do chaque maison, quand l'eAU dont on dispose d'ailleurs n e t pu* d'excellente qualité. L* quantité d’yau de pluie que l'on poutre-
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EAUX
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r-ioîllir far an dan» nos climats est égnle, à peu près, en prenant Ica années le» plu* sèche», h 450 h 500 litros par métro carré de» toits dont on dispoae. Quant à la consommation de cette eau dans les ménages, elle dépend évidemment de la nature de* usages auxquels on l.i réserve. Si clic doit suffire h tons le* services, il faut donner ii la citerne 7 à 8 mètre» cubes par habitant do la maison, et ÎOàf 2 mètre» cubes par cheval, beenf ou vache de la ferme. Si l’eau est réservée exclusivement h In boisson et h la toilette, on peut k la rigueur réduire la capacité à I **,5 ou ï mètre» cubes par habitant.
Filtra je. On vient d'indiquer les diverse» nature» d'oaux employée» dan* les distribution». Ainsi qn’on l'a dé à dit, 1a limpidité do l’eau est une de ses qua- 1 tés les plus précieuse». Pnns tout système de distr.bution bien établi, l'eau doit donc être livrée limpide nu consommateur, et par conséquent il faut la filtrer, qnanl elle est trouble, comme le sont le plu» souvent Ici eaux de rivière et quelquefois même certaines sources sujette» h do grande* crues.
très do longueur, »on fond e»t n 4», 4 4 au-dessous de* basses eaux de la rivière. Sur ce fond on a établi uno petite calorie qui est formée de deux murs en briques simplement superposée* et re-onvertc» do dalle» de pierre. Cetto galérien U'". 60 de largeur et 4*, 50 do hauteur. L’cspaco compris entre I» galerie et le» paroi» de l'excavation est rempli de gros cailloux bien lavés; nu-dessus, on a répandu une couche de grnvicr de 0*, 66 d'épaisseur, puis on b comblé avec de la terre sablonneuse extraite de la fouille et on a semé du gazon h la surface. 'Co filtre fournit 2,899 mètres cube» par jour, soit environ 20 mètre.* cube» par mètre carré de sa *nrfâeo total». Ij» t.-mpérnture «le l'eau qu'il fournit est très- peu vnriabloet sa limpidité est parfaite. II fonctionne maintenant depuis une vingtaine d'année» San* nucuno réparation; c'e.t une véritable fontaine artificielle, la plus économique que l’on puisse obtenir.
Iji compagnie des eaux de Lyon a fait établir un (litre analoguo h celui do Toulouse (fig. 3196).
| La galerie est en béton de ciment do Pouilly; «on
t'ig 3193. — Coupe eu travers «te la galerie filtrante de Lyou. (Échelle de 0,0033 pour un mètre )
Les explication» données au mot filtration* nous permettront do passer très-rapidement ici «ur cotte opération difficile. Sans revenir sur les filtres do petite dimension destiné* principalement anx usage» domestiques, il suffira d'indiquer les principaux moyens d’éclaircir les grandes masses d’eau nécessaires k la consommation des villes.
J .es grands appareil» de filtrage qui nous occnpont consistent toujours à faire (tasser l'eau k travers des couches de gravier* ut «le sable dont les vide*, assez grand, pour laisser passer le liqunle, sont insuffisants p«>ur le passage des corps solides tenus en suspension dan» l'eau.
lai disposition de la ooucho do *able varie avec les localité». Tantôt on est assez heureux pour que lu couche poreuse forme lu lit de la rivière, et alors il suffit d'ouvrir une galerie de puisage «I ans cette couche filtrunto naturelle. Tantôt, ou contraire, on est obligé d'amener de loin le sable et le gravier nécessaire* k la constitution du filtre, de di»|K»er ce» matériaux dan» de» bassins imperméable* et d'assuror la filtration par des artifices plu» ou moins compliqués. On donne le nom do t titres artificiels k ces derniers appareils, tandis que ceux dont nous avons parlé d'abord sont ap|«lés filtres naturel*.
L’un de* exemples le» plus remarquables de filtre» naturel» est celui «pii sert à l’épuration dos eaux de la Garonne à Toulouse Ix>» galerie* de filtration sont ouvertes dans le banc d’alluvion qui règne le long du cours Dillon. Ce banc est principalement composé de gravier et de sable, entremêlé* do cailloux et en qnelque» endroits d’un limon vaseux. La galerie du troisième filtre, dont la figure 3495 montre la coupe en travers, est ouverte parallèlement au cours de la rivière à uno distance de 30 à 50 mètre» do 1a rive. Kilo a 250 mè •
radier J est en gravier et sable naturel; il est étaolî k 3 mètres au-dessous de l'ctiagc du Rhône* La largeur de la galerie dans œuvre est de 5 mètres; sa longueur est de 150 mètres. Elle a coûté 4,200 fr. le mètre courant. La ligne a indique le niveau du llhôiie lors «le l'exécutioti ; la ligne b. celui de l'étiage ; la ligne c enfin, la dénivellntiou possible entre le niveau de l'eau dans le filtre et «lan* le fleuve.
Au moment de son achèvement, ce filtre a donné par mètre carré jusqu'à 300 mètre* cnbes en vingtquatre heures avec fine dénivellation c de O», 50. Ce débit énorme ne s'est pas soutenu, mais le régime parait maintenant régulier, et la température de l’eau est maintenue constante, comme celle d'une source, entra I 2 et 43 degré*.
Des filtres analogues exi tant a Tours (Indre-et- Loire), à Npttinghatn (Angleterre), il Perth (Écosse), etc» Ils donnent des résultats parfaitement satisfaisant».
M. Dnpuit a parfaitement expliqué, par le» vitesses relative* de* molécules d'eau «lau* l'intérieur et k la surfaco do la masse poreuse, comment les filtre* nain-
Pig. 3493.
- Coupe en travers de I» paierie du 3* filtre de Toulouse. (Échelle de 0,0066 pour un mètre.)
f rcl» dont on viont do parler fonctionnent régulièrement 1 sons se roconvrir ou s'engorger de limon. La condition
EAUX
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indispensable au succès est uns vitesse suffisante de lu rivière à la surface de sou lit de sable ou de gravier. Aussi, a-t-on complètement échoué dans la construction de filtre» naturel» sur le» bord» de U Gyde, où la marée rend le» eaux stagnantes pendant plusieurs heure» de la journée.
Les filtres artificiels ont été disposés de bien de» manières. Le plus habituellement ils wj composent de grands bassins imperméables au fond desquels on dispose des tuyaux de drainage ou de petites galeries eu pierres sèches.' Une couche de gravier recouvra ces ouvrage» et supporte une couche de sable fin. L'eau arrive sur cette masse filtrante , dépose son limon à la surface et dans le» première» couches de sable, et arrive limpide dans les tuyaux collecteur» placés au fond du besoin. On enlève de temps en temps la couche supérieure du filtre et on la remplace par du sable oeuf. On comprend qu’il faut presque toujours réunir deux ha»sin6 filtrant» de cetto espèce pour qne le service ne «oit pas interrompu pendant les nettoyages.
Les filtres que nous venons de décrire sont très-employés en Angleterre; voici, comme exemple», la composition de la couche filtrante dans quelques-uns de ces appareils :
FOtre de Cheltea.
Sable fin de mer sur une épaisseur de. O^fiO
Sable gravier, id 0 ,30
Coquille» de mer, id. . . . . . 0 ,15
Gros gravier dans lequel sont engagés los collecteur», sur une épauseur de. 4 ,00
Filtre de Soulhtcark,
Sable fin do mer, sur . . 0»»,f«0
Sable et gravier 0 ,30
Gravier fin 0 ,22
Gravier gros. ............ 0 ,22
Cailloux 1 . 0 ,30
Chacun des deux filtres de la compagnie do Chelsea a 75 mètres de longueur sur 55 de largeur. L’un des filtres do la compagnie de Soathwarlc a 2,000 mètres carré», et l’autro 7,840 mètre* carrés. La quantité d'eau filtrée, sou» une charge de 4“,20 à est
de 4 mètre* cubes environ par mètre carré do filtre.
L’établissement de Thames Dit ton a quatre filtre», composés d’une masse filtrante analogue aux précédente» et reposant sur de forte» ardoises placée» de champ au-dessus de petit* mur» parallèles formant canaux collecteur*. Sous une charge d’eau de Sm,5, on obtient de 7 à 8 mètres cube* d’eau par 24 heure» et par mètre carré do filtre.
La ville de Uni), dont la population e-t do 400,000 âmes, est approvisionnée d’eau filtrée de cette manière, à raison de 472 litre» par tète et par vingt-quatre heures. La superficie des filtres est de 4fc,47 environ.
Les filtre* de Muraille sont couvert». Il» donnent 4 3 métro* cube» d’eau par vingt-quatre heure» et par inctre carré de filtre. Leur épaisseur, deOn,,8ü, secoinl*osC de :
Sablo très-fin de Montrcdon 0ra,30
Sable moyen de Goudc» ....... 0 ,08
Gros sable de liiom ......... 0,18
Petit gravier du Prado 0 ,42
Pierres concassée» passant par un
anneau de 0"*,06 . '* Y . 0 ,12
Ces filtre* so nettoient par lo passage d’un courant d’eau de bas en haut. On doit reconnaîtra que leur fonctionnement uVst pas irréprochable.
Les filtres artificiels sont généralement précédé* do bassins de repos où l'eau laisse déposer, surtout en temps de crue», la partie la plus grossière du trouble qu’elle renferme. L'eau arrive aux filtre» déjà un peu éclaircie et seulement louche. Elle &akt beaucoup moins l'appareil et rend les nettoyages moins fréquent».
Le temps nécessaire pour éclaircir l’eau par le repos est très-variable d’une rivière à l’autre, mai* toujours assez long. On peut hâter de diverses manières la précipitation des matières contenues dans l'eau, notamment par l'addition d'un peu d’alun au liquide. Non* n’avons pas besoin d’ajouter que ces procédés chimique» de clarification doivent être proscrits absolument dos distributions importantes. Ils modifient toujours les propriétés de l’eau et une erreur de dosage peut entraîner des dangers sérieux.
g it. Conduite et élévation des eaux.
Quand on a fait choix do» eaux qui doivent être distribuées dans une ville, il faut, suivant le cas, les élever, à l’aide de machines, dans des réservoirs d’un nivcan supérieur à celui de tous les point» quVllcs doivent atteindre, ou bien les amener dans ces réservoirs à l’aide de conduites ou d’aqueduc» convenables, si le niveau naturel de ces eaux est assez élevé.
Occupons-nous d'ubord do ce dernier genre de construction.
Aqueduc». — Les travaux qui servent à amener le» eaux de la source qui le» produit, ou du point de dérivntiou, sont extrêmement variés et souvent fort importants.
S'il s’agit d’un volnine'd'cau considérable et que lo terrain »’y prête, on se »crt de canaux ouverts à la surface du sol. C’est ainsi que le canal «lo l’Ourcq sert à la foi* à la navigatiou et à Inconduite des eaux de distribution.
Pour les volumes d'erm moins considérables, qui *c perdraient par les fuite», l’évaporation, etc. , on a recours à de» rigoles en mnçonnerio qui constituent le* aqueducs proprement dits. Cos rigoles sont quelquefois exécutée» à ciel ouvert. Mai» il vaut mieux le» couvrir et 1 los placer à une petite profondeur au-dessous du sol,
( pour mettre l’eau ù l’abri do l’évaporation et la conserver fraîche et pure pondant tout son parcours.
ÏJt section de* aqncdue» vrrie nécessairement arec leur importance et avec le» snjétion* que s’impose l’ingénieur. On donnait assez souvent autrefois aux aqueducs de* dimensions beaucoup plus «oniidérablcs que celles qui sont généralement adoptées anjour* [yum d’hui. On réservait à côté de la eunette, qui renfermait l'eau, uno banquette pour 1» passage de* ouvriers, et on ménag«?nit audessus une voûte d'une hauteur suffisante pour une circulation facile. L’aqneduc d’Àrcueil (fig.
3197) offre un exemple de ce»
disposition* ; de pareil* travaux exigent des dépenses considernlilea, qui ne sont nullement com- Fig. 349/. — Coupe par les avantages qui
ï JY‘“?“eYî, peuTcnt imiter de rit eiuPlui
I" 3 <”“r Inutile do matériaux.
I.Biertinn minutée pftrM. liercv pour l’aqueduc de Dijon (fig. 3498) est beaucoup plu* rationnelle et pont être présentée comme un excellent type pour les aqiifwlucê «le portée moyenne, surtout quand le débit est un peu variable. La eunette a U", ht) do largeur, la hnutonr sans clef est do O", 90. Ces dimensions permettent ù un homme do parcourir l’nqno-
EAUX. 493
duc «an# trop do fatîguo. L’épaisseur du radier est da 0®,30 et celle do la clef est do 0"\25. Lapieds droits ont 0®,62 de hauteur et 0“,i0 «l'épaisseur. I/enduit de la cuvette a O"*, 03 d'épaisseur, ce qui réduit à 0— ,54 la largeur laisséo h l’eau.
Le prix do revient do cet aqueduc exécuté duos l'été de 1839 so décompose do la
manière suivante.. ino . ... . .
par métro -ou. — Coopedel aqueduc de Dyoa.
. •, Kchette de 0®,0îo pour ! métro. )
Terrassements 3, 80
Maçonneries 43, 19
Chape 4.15
Enduit 1 , 57
Béton 0, 24
Regards 0, 15
Bornes 0, 08
Cintvcmcnts 0, 24
Ouvrages accessoires 0, 45
Les regards établis de distance en distance pour pénétrer dans les aqueducs analogues aux précédents, n’ont rien do particulier. Ce sont des cheminées en maçonner io, s'élevant jusqu’au sol et fermées par une truppc.
Pour le* débits moins considérables, quand il faut nécessairement réduire ln dépense autant que po>-iblo, et que d’ailleurs la conduite peut être placée à une assez faible profondeur au-dessous du sel, on ne saurait mieux Ta re que d'employer de petits aqueducs en maçonnerie de ciment. I.’un des premiers et «les plus remarquables exemples d’aqueduc de cette espèce est celui qui a été exécuté parM. Belgrnnd pour amener les eaux à A vallon. Cette conduite, entièrement construite en béton de ciment de Vossy (fig. 3499), se compose d’une cunctto de 0*",30 de largeur et de 0™,15 do hauteur, et d'une
Fig. 3499. petite voûte enanse do panier de 0"*, 30 Coupe de U çoa-jc largeur et dc 0", 1 1 de flèche. L'êpnis- . * *cor de la maçonnerie est de 9™, 40. La
( Echelle de 0 ,«S0eurfaco da débo||cM Cfet llc U®, 7 148.
pour métré.) ggt dc 4/3 do millimètre par mètre.
Le débit par zi heures est do 193 mètres cubes pour une hauteur d’eau dc 0— ,03 dans la cunette; «le 510 mètres cultes pour une hauteur do O", 1 0 et do 880 mètres cubes pour une hauteur «le 0-,15. Enfin étnnt probablement à peu près pleine, cette conduite a débité jusqu'à 4858 mètres cubes en 24 heures.
I .a conduite est à peu près K 1— ,50 au-dessous du sol, et à 5 mètres dans deux points particuliers. I a dépense de sa construction so décompose ainsi :
Terrassements 6,419,96
Muçonnorie au ciment do Vossy. 25,316,70
21 regards à 70 fr. 83 4,487.30
Total, pour 3,630 mètres ou par mètre ....
33,223,90 9 fr. 45 e.
Lc« ciments hydrauliques dont l’emploi se répand tous le? jours et dont les prix descendent rapidement, permettent d’exécuter sur place ou par moulage d'excellents conduits très -économiques pour les petites dis-
tributions. Ainsi, par exemple, l’usine de Bouloguo livre les tuyaux en ciment aux prix suivants :
Diamètre 0®, 10 à 4 fr. lo métro courant. .
A ces prix il fnut ajouter lo transport, la fouille et la pose. En exécutant sur place au l'oml «le la tranchée, on peut arriver à des prix encore plus réduits, .l’ai fuit exécuter une conduite de 0— ,16 de diamètre et du 800 mètres «le longueur en béton aggloméré de M. C’ogniet, pour un peu moins de 4 fr. le mètre.
Un petit aqueduc en béton, moulé au fond d'une tranchée et recouvert de pierres plates à joints maçonnés, peut aussi «humer des résultats très-économiquos.
Les tuyaux eu poteries à emboîtement si employés par les anciens peuvent encore rendra des services |x>ur les très-petites conduites à pression presque nulle Mais, eu général, il y aurait avantage aujourd'hui fl employer dos tuyaux dc drainage sans emboîtements, garnis de colliers jointoyés et envclopp«!s «le ciment hydraulique.
On détermine la section et la pente, en chaque point •le* aqueduc», dc manière à assurer l'écoulement du volume d'euu nécessaire. l.es vitesses doivent être comprises entra 0—, 15 et 4 mètre par seconde. Le# formules employées à cette détermination sont «humée» à l’article HYDRAULIQUE et au mot AGRICULTURE, à propos des canaux «le dessèchement.
Depuis quelques années, les tuyaux do fonte disposés sous le sol, comme ceux employés dans la distribution fi l’intérieur «les villes, dont on parlent plus bas avec détail, ont été assez souvent employés comme conduite générale, ou plutôt comme siphons renversé# p«»ur traverser les vallées profondes. Cependant, en général, les aqueducs eu maçonnerie sont plu» économiques, et on les emploie encore dans le plus grand nombre de» cas.
Il convient, nntant que possible, «le déterminer la tracé d'un aqmsluc «le manière qu'il soit constamment aune faible profondeur au-dessous «lu niveau dit sol, comprise entre 1 mètre et 2-,5. Cette condition, du reste, suivie rigoureusement, conduirait soin ent n dc# allongement# inutiles du parcours, et à des im-
possibilités absolues. On est donc forcé tant«‘*t d’entrer en souterrain pour passer un-dessous dos collines ou «les montagnes, et, «lnns «l’antrcs circonstances, dc franchir les cours d’enti naturels à l'aide de ponts, ou les vallée# à l’aide d’aqueducs momimeutanx,d’nnc plus ou moins grande importance. Les Romains nous ont laissé à cet égard des modèles nombreux, admirables par leur gran- «leur et surtout par leurs belles proportions. L'aqueduc du (tard est connu do tout le monde; mai# l'Algérie, aux environs do Cherchcll, offre «les monuments •le cette espèce pins remarquables encore.
I.n France, du reste, n’a plu* rien îi envier aux plu# grands et aux plus beaux ouvrages dc celte espèce, depuis la construction de l’nquoduc monumental «lo Koqucfavour (fig 3500), snr lequel les eaux de ln.Dnranre franchissent la vallée dc la rivière d’Arcq avant «l’arriver ù Marseille. Le# immenses proportions de ce monument ne peuvent être comparées qu'aux plus grands de nos édifices. Pour les faire bien comprendre, il suffira do dire que le sommet du Pnnth«ton, ù Paris, cet de deux mètres moins élevé que ect aqueduc dan# son point lo plu# haut, et que les tours de Notre-Dame de Paris, qui ont 15 mètres do moins, atteindraient à peino le sommet «le la seconde rangée de voûtes.
Iæ* anciens', qui ne possédaient pas de tuyaux de fonte et qui n’avaient mémo que do «létostnblo tuyaux de plomb «l’un prix énorme , n’uvaiout aucun autre moyen de faire passer les eaux d’un aqueduc d’un côio
EAUX
EAUX
d’une rnllôi
l*, que l’emploi du cea édifices que I bâtions d’eau do quelque importance sont des pompe* nous imitons encore quelquefois. | à pistons ou à plongeurs, aspirantes et foulantes, on
Eig. 3f*00.
— Aqueduc de Roqucfavour, près de Marseille de 8 1 mitres d'élé«atiou. (Échelle de 0",0003 pour I mètre.)
Mais les progrès de l'art des constructions, l’emploi de la fonte devenu si facile et si peu coûteux relativement, permettent de conduire les eaux d'un côté A l'autre d’une vallée d'une manière beaucoup plus économique en général qu’on no pourrait le faire en construisant des aqueducs monumentaux. On cmploio maintenant presque toujours, pour franchir les vallées, des siphons renversés, formés de tuyaux de fonte. Ces siphons fonctionnent parfaitement, mais ils nécessitent ordinairement une perte de charge assez considérable. Les tuyaux suivent sans difficulté la forme du terrain; an pont étroit et léger suffit pour les soutenir au-dessus des cours d'eau à franchir ; en un mot, ils se prêtent avec une admirable facilité A résoudre les difficultés les plus sérieuses , et à franchir des obstacles infranchissables par les anciens procédés. Les assemblages des tuyaux en fonte des siphons et les calculs de leur résistance sont les mêmes que pour les tuyaux employés dans lee villes A la distribution proprement dite. Nous n’avons pas à en parler pour le moment.
1/arhinea rleratoiret. On a supposé dans tout ce qui précède que la source ou la dérivation de l’eau employée était assez élevée pour que le liquide puisse arriver, par l’action seule de la pesanteur, aux réservoirs de distribution placés sur des points culminants de la ville A desservir. Les anciens n’avaient point d’autTo système do distribution ; aussi trouve-t-on les restes de leurs grands aqueducs anprè» de toutes les villes qu'ils ont bnbitécs. Mais on aurait tort de supposer que leur préférence pour lesoaux do sources motivait seule ces immenses travaux. Ils ne possédaient pas la machine A vapeur, les moteurs hydrauliques leur étaient A peine connus, et les conduites forcées elles-mêmes, élément essentiel de nos travaux modernes, leur faisaient défaut d’une manière absolue. 11 fallait bien, avec cette pénurie de moyens, recourir aux dérivations à grande distance, aux aqueducs et aux bassins de distribution, d'où l'eau sc répandait dans la ville par de petits aqueducs à chute ou des tuyaux de poteries A très-faible charge. Si les Romains avaient eu la machine A vapeur, ils auraient plus souvent omprunté l'eau aux fleuves de leurs cité* cl nous ne verrions pas autant de ces aquoducs magnifiques qui témoignent, il est vrai, de la grandeur romaine, mais aussi de l'impuissance des moyens mécaniques à cette époque. Si les ingénieurs d'alors revenaient au milieu de nous, ils s'étonneraient sans doute de nous voir renoncer aux moyens si puissant* et si économiques de la science moderne pour imiter leur* coûteux aqueducs en maçonnerie.
L'art do la conduite des eaux, qui se réduisait antrefois au tracé et à l’exécution dos aqueducs, s’est donc singulièrement agrandi par l'emploi des moyens mécaniques d'élévation des eaux, dont on va maintenant dire quclqnes mots.
Les machines élévatoires employées pour les distri-
simplcmcnt foulantes quand la disposition des lieux le permet.
Ces pompes sont mises en mouvement par des machines A vapeur ou par des roues hydrauliques, le» moulins A vent et les manèges n’étant employés que très-exceptionnellement et pour des appareils sans importance.
Les soupapes des pompes de distribution sont les organes les plus importants de ccs appareils. On adopta presquo toujours aujourd'hui les soupapes dites do Cornouailles, plus ou moins perfectionnées, ou bien des soupapes A clapet* d'une bonne exécution. La condition essentielle à remplir est de donner aux ouvertures des soupapes et aux chapelles qui les renferment une section suffisante pour que l’eau n’y soit animée que d’nqe assez faiblo vitesse, 0“,40 A 0",8 au plus par seconde. Quand ces organes sont bien construits, ils fonctionnent sans dérangement pendant extrêmement longtemps. On a calculé que les clapets des pompes de Toulouse se sont ouverts et fermés soixante-trois millions do fois sans nécessiter aucune réparation.
Dans les anciennes machines hydrauliques, quel que fut leur moteur, l'eau était élevée dans une tour voisine et reçue dans une cuvette de distribution, d’où partaient les tuyaux de conduite* dans lesquels l’eau s'écoulait par l'action seule de la pesanteur. Les pompes actuelles sont mises directement en rapport avec les tuyaux, quelle que soit leur longueur. Des réservoirs d'air comprimé amortissent les chocs de la colonne liquide en mouvement, et détruisent les inconvénients que présentait, pour le mouvement régulier de* pistons, l'inertie de l’énorme masse d'eau contenue dans une forte conduite d’une certaine longueur. Les châteaux d'eau remédiaient A cet inconvénient en substituant une colone assez courte et seulement égale A la hauteur verticale d'élévation de l’eau, A une colonne comprenant la distribution tout entière. Mais ils avaient l'inconvénient d’augmenter le travail du moteur en l’obligeant à élever tout le volume d'eau à la hauteur maximum, sans jamais profiter des économies résultant de prise» faites sur la longueur de la conduite.
Quand On dispose d'une chute d'enu, l'emploi d'un moteur hydraulique convient parfaitement pour la mise •n jeu des appareils élévatoires. L’économie considérable que présentent les moteurs hydraulique» leur assure la préférence toutes le» fois que les localité* se prêtent A leur installation. 11 n’y a plu» de discussion possible à cet égard, et non* voyons remplacer aujourd’hui par de* roues hydrauliques la machine A vaperr qu’un enthousiasme irréfléchi avait fait substituer il y a vingt-cinq ans A l’ancienne machine do Marly. Selon la hauteur de.chuto et le volume d'eau disponible, on emploie les roues A la Poncelet, les rouca de côte, les roues A auget en de*ri*. ou enfin les turbine*. La description et la théorie de ce* divers appa-
fig. 3501. — Pompe* élétatoircs & plongeur* mises en mouvement par une roue hydraulique.