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rçila cl des pompes se trouvent duns le Dictionnaire, et I leur* spéciaux do machiuos à élever l’eau. Nous dirons il serait inutile d’y revenir ici. On so bornera a indi- seulement que ces macliines fonctionnent aujourd'hui diquer (fig. 350!) l’uuc des déposition* les plus sim- | avec une grando régularité, une grande économie de
pies pour la mise en mouvement des pompes élévatoires. Les tuyaux de refoulement des deux pompes *e réunisi-entdans un vaste réservoir d’air, placé en avantduplnn de la coupe et que la figure no représente pas, ot sur leqael so branche la conduite d'ascension. L’emploi d’un balancier pour les machines un peu puissantes remplace avantageusement les arbres coudés ti sujets à se briser, et surtout les systèmes d’engrenages plus ou moins compliqués que l'on employait souvent autrefois. Si la vitesse de la roue hydraulique ne pouvait pas être* réglée convenablement pour Icjcudcs pompe», on prendrait le mouvement de la bicllo sur un second arbre conduit par un engrenage de dimension appropriée à la vitesse à obtenir. Dans ce cas, on monte ordinairement deux boutons de manivollo à angle droit aux deux extrémités de cet arbre auxiliaire et on lui fait commander deux balanciers et quatre pompes pour obtenir nno plus grande régularité de mouvement. Ces détails d’installation rentrent, du reste, dans des études de machines pures qu’il serait trop long de discuter ici d’une manière complète.
A défaut de moteurs hydrauliques, on emploie dos machines à vapeur pour élever l'eau des villes.
Le développement donné à l’article maciiinks a và- Ptrn nous dirpenso d'entrer dans aucun détail «nr la constructioo de cos appareils considérés comme mo-
comhustiblc, et que dans beaucoup de cas, malgré le* frais annuels do lenr entretien, elles fournissent l’eau & un prix beaucoup moins élevé que les aquoducs, quand on tient compto du capital énorme que nécessite leur construction. Quelques chiffres à cet égard ne seront pas sans intérêt.
On emploie pour élever l’eau des villes des machines do Cornouailles à simple A't, réglées par des cataractes, ou bien des machines h double effet et il volant, avec détente et condensation. Le premier système e»t \ peu près exclusivement employé en Angleterre; le second paraît assez généralement préféré en France, par suite de quelques difficultés éprouvées dan* la mtso en marche des premières machines de Cornouailles montées dans quelques-unes do nos grandes villes. Ces deux classes de machines donnent, du resta, h peu près les mêmes résultats économiques quand elles sont également bien construites et bien conduites.
Les ingénieurs anglais les plus compétents, et notamment M Hocking, grand entrepreneur do machines du système Cornouailles pour l'approvisionnement des villes, admet commo résultat pratique qu’une machine de 250 chevaux élève à 100 pieds de hauteur 1 ,600,000 gallons d’eau par tonne de houille de qualité moyenne, valant, à Londres, <2 schellings, brûlée sur la grillo de scs chaudières. Cette ectimation revient à 4k,z1 de
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honille par heure et par force de cheval, mesuré en eau élevée. (Vite consommation , d'après le même auteur, s’élèverait à 1*,5 pour une machine de 100 chevaux, et h près de 2 kilog. pour une machine de 25 chevaux.
En France, M. Farcot a construit plusieurs machine» qui réalisent et au delà ce» condition». La machine établie aux pont» de Cé, pour l’ai imen talion de la ville d'Angers, par exemple, c»t verticale, h rotation, commandant directement par la tige même du piston à vapenr une seule pompe aspirante et foulante placée audessous ducyliudre. Sa puissance nominale e*t de 45chcvaux pour une pression de 5 atmosphères don» les chaudière» et la vitesse de 16 tour? par minute. I.a consommation de houille garantie jmr le marché était de 2*. 2 par heuro et par rheral utile maure en eau rte rit. t ’huipie hectogramme dépensé en moins devant donner lieu a une prime, de» expérience* prolongées pendant des moi» entier» ont démontré que la consommation en houille anglaise ordinaire de Sundcviaud, telle que le commerce la fournit à Angers, était de 1 *, 228 à 1 k,365, et en moyenne de un peu moins de 1k,3 par heure et par cheval mesuré, on le répète, en eau élevée. L’effet utile de l'appareil élévntoire dans cette machine C6t évalué de 0,8.1 à 0,86.
De semblable* résultat» »ont bien digne» d’appeler l’attention et de faire comparer sérieusement les distributions par machines aux distributions par aqueducs de dérivation toutes les loi» que les deux systèmes peuvent être mis en présence. Aussi, M. Lechâtclier, habile ingénieur île* mines, a-t-il proposé d'alimenter Pari» à l aide de l’eau de Seine puisée nu pont d’ivry, filtrée et rafraîchie dan* do mi 'te» réservoir* souterrain», puis élevée à l’aido de 10 machine» de 100 chevaux chacune. 11 estime que les machines brilleraient |iar heure et par force de cheval 1*,5 de houille à 28 fr. la tonne. Le* chiffre» qui précèdent montrent que les donnée» de M. LechA tôlier sont loin d'être exagérées et que l’on peut dès lors admettre avec confiance le chiffre de 4 ,200,000 fr. auquel il arrive pour la dépens annuelle de ce vaste appareil. La dépense d'installation serait de 8' millions environ.
Ce système éviterait toute incertitude sur la quautité et la qualité des eaux destinées à l'approvisionnement de Pari» : il n’cxpoRornit pas la capitale à manquer d’eau par la rupture de l'aqueduc en en» de guerre; enfin il dnnnernit l'eau n 5 ou 6 centime», et à moins encore s'il no fullait pas la filtrer; tandis que la dérivation des eaux do la Champagne avec le» énormes dépenses quo nécessite son établissement ferait revenir le mètre cubo d'eau h 9 centimes an moins.
S’il parait réellement utile d'exclure l'eau do Seine comme boisson des Parisien», que l'on réduise an moins le* travaux de dérivation des sources éloignées aux exigences du service doa maisons particulières, ce qui n'entra] lierait qu’une dépense relativement modérée. Les machines à v apeur ou les moteur» hydrauliques fourniront l'eau nécessaire à l'ornement et au nettoyngo do la ville à un prix moitié moins élevé quo ne pourrait le fuiro un aqueduc du dérivation.
g v. DiJcrnmmoN dan» L'iSTHniEtu pls yn-i.r.».
I.c» explication» donnéos dan» les paragraphe* précédents ont montré comment il convient de choisir lus eaux destinée» aux divers usages de l'économie domestique ou industrielle, d’apprécier le volume nécessaire à une population donnée, d'obtenir co volume d’eau et enfin comment on peut le conduire par un "aqueduc ou l'olcvor pur des machines aux point» culminant» de la ville. 11 re*te À indiquer comment on distribue et on conduit les onnx dan* l’intérieur de la ville aur tous le» points où leur présence est nécessaire.
Un système du dittribuliou d'eau cou.titne un appa-
reil compliqué dont le3 principaux élément» et les orgaiics essentiel» doivent être indiquée successivement.
Rr terroir*. — Les eaux élevées par des machine* ou amenées pur des aqueducs sont habituellement versée» dan» des réservoirs situés au point le pin» élevé du périmètre à desserv ir par la distribution, afin quo le liquide se rende, par l'action seule de la pesanteur, dans toutes les directions qn'il doit atteindre.
Les réservoirs servent à compenser le» irrégularité» de l'approvisionnement et de la consommation ; ils accumulent pendant la nuit on pendant le* intorruptiona du service les eaux amenées parles aqueducs ou élevée» par les machines. Us fournissent au besoin en cas d'incendie un volume d'eau qui peut être supérieur à celui que fournissent régulièrement le» machines ou la source de dérivation, etc. Leur capacité doit donc être déterminée dans chaque cas particulier d'après les éventualités auxquelles ils ont h répondre et l'on ne saurait donner de règle fixe à cet égard.
Les réservoir» sont construits en tôle ou en maçonnerie. Le» premiers sont habituellement réservé» pour les volumes pen considérable», à moins que de» difficultés particulière» de fondation ne les rendent plu» économique» que ceux en maçonnerie qui sont généralement employés dan» les travaux on peu important».
Le* réservoir» en tôle pont ordinairement cylindridriqnes. On peut le» exécuter en tôle assez mince quand leur» dimensions ne sont pas très-considérables. Un réservoir do 8 ou 10 mètres de circonférence et de 3 au 4 mètre* de hauteur peut se composer, par exemple, de tôle de 2 millimètres dan» le premier tiers do sa hauteur, de 2 millimètre» et demi nu milieu, et de 3 millimètres dan» partie inférieure. Le fond est ordinairement plat. S’il reposait sur une surface plane et résistante, il pourrait être fort mince comme oti lo Tait quelquefois par économie. Mais il vaut ralcox lui donner une certaine épaisseur et lo pose» sur de» poutrelle» ou sur de» mur» de refend présentant un écartement suffisant pour quo l’on puisse visiter le dessous du réservoir, vérifier et réparer le» fuite», s'il s'en produit, et entretenir la peinture pour empêcher la rouille d’attaquer le métal. Si le réservoir n’est pas placé dans une construction en maçonnerie, il faut le recouvrir d'un toit et l’entourer d’une enveloppe en matières peu conductrices, afin de conserver à l’eau une température plu» uniforme.
Les grand» réservoir» sont ordinairement construit» en maçonnerie comme on l'a déjà dit. 11 convient de le» recouvrir d'une voûte ou au moins d'une toiture. Le» réservoir» établi» à ciel ouvert gèlent en hiver, reçoivent le» poussières et le» impureté* oue le vont entraîne toujours, et «e remplissent en été de plantes et d’animaux aquatiques qui altèrent la qualité de l'eau. La forme des réservoir» dépend essentiellement de remplacement dont on dispose, mais le» partie» essentielles de loué construction sont toujours à peu près le» même». Le» figure» 3502, 3503 et 3504 indiquent la disposition du réservoir d'Amiens , construit d'après le* projet» do M. Mary. Le fond et le» paroisde» réservoir» «ont ordinairement en béton, recouvert d’un enduit de ciment hydraulique. Le fond u 0*,30 à 0®,70, selon la résistance du sol et la hauteur de l'eau qui varie habituellement de 2 à 5 mètres. L'épaisseur de» mur» d'enceinte *e calcule suivant les règle» habituelle» de l'art de bâtir; elle c*t à peu prêt égale en moyenne aux 2,3 de la hauteur d'eau à supporter, si le» murs sont isolés et d'uno certaine longueur. Quant au mode de recouvrement, le meilleur est assurément l’emploi de petites voûte» cylindrique» légère», supportées par des rangée» d’arcades reposant ellea-même» cor de petit» piliers iaolés comme l'indiquent le» fig. 3503 et 3504.
L'un des réécrvoir* le» plus remarquables que l’on
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paisse citer est celui qni vient d'être construit sur les hauteurs de Puiy. Il occupe 6,0U0 mètres environ de
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garnie d’une soupape do fond (rtg. 3500) qoo l’on manœuvre de la surface supérieure du réservoir à l’aide d’nne tige ver-
Fig. 350*2. — Plan du ré*er»oir de distribution d’Aniien* de 0", 0013 pour I mvlrc.)
Fig. 3503. — Coupe en long, mitant D O du plan fig. 250Î, d’une partie «Ju réservoir d’Aiuicu». ( Échelle de O-, 003 pour t metre.)
Fig. 3504. — Coupe en travers d’une partie du réservoir d’Amiens. (Échelle de 0", 005 pour 1 metre.)
superficie partagée en trois bassins contenant ensemble 25, 200 mètres cubes d’eau, savoir :
Bassin de Réserve n* 5 3,S00-B
Bassin de Villejust inférieur n*3. <0,000 Bassin du Bel- Air, id. n° 4 . . . 41,300 25,200
Des piliers élevés sur le radier des deux compartiments principaux, n# 4 et n* 3, portent, au moyen d’arcs de 3", 20 d’ouverture, une voûte en meulière et ciment de 0*,33 d’épaisseur qui forme le fond d’un second étage de bassins cubant 44,900 mètres cubes, savoir ;
Bassin du Bcl-Air, supérieur n° 2. 5,700“"
Bassin de Villejust, id. n" 4. . . . 6,200
Ia capacité totale du Réservoir est de 37,100 mètres cubes, le plan d'eau des bassins intérieur* est à la cote )2 mètres au-dessus du niveau de la mer, et celai des bassins supérieurs à 75", 33.
Les tuyaux de conduites débouchent ordinairement au fond des réservoirs, ainsi que les tuyaux de vidanges. S'il s’agit de petits tuyaux, de simples robinets placés h l'extérieur suffisent b toutes les manœuvres. Mais aussitôt que les conduites ont un diamètre un peu considérable, ce modo de fermeture ne serait plus admisoiblu. L'ouverture évasée de chaque tuyau est alors
par un mouvement de rotation convenable.
Tracé et diamètre* det conduite t. — I.’eau amenée aux réservoirs, il ne reste plus qu’il la distribuer dans la ville, h l'aide des moyens et appareils que l’on va fuira connaître.
La première question à ré* oudre e«t de déterminer la direction des tuyaux h poser dans lu villo et le vulumo d’eau que doit porter chacun d'eux.
La direction des tuyaux est couminndéc par les circonstances locales. On s’arrange seulement autant quo possible de manière h faire passer les conduito* maîtresses près des points culminants et près des bornes-fontaines. On doit d’ailleurs faire communiquer entre elles les conduites les plus importantes par des conduites secondaires, afin qu'un accident survenu h une do ccs artères principales «c compromette pas la service »ur toute sa longueur.
En se reportant à ce qui a éfé dit paragraphe 2, on déterminera facilement le volume d'eau que doit porter dans ses différents points la conduite (pie l'on considère. On commit d’ailleurs le nivellement complet do la conduite et la hauteur du réservoir on du bassin de distribution qui l'alimente. On a donc tous les éléments nécessaires pour déterminer le diamètre à donner aux différentes parties de cette conduite.
On sait en effet qu'en désignant pnr I la pente par mètre d'une conduite, par D son diamètre intérieur, par r la vitesse de l'enn qni la traverse, on a, d'après M. do Prolog» entre cos diverses quantités, la relation :