‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 146 sur 394 · FER · texte numérisé non relu

FER

Soient cinq chaudières renfermant toutes 1,000 kil. «le chiiree, cl disposées do tcllo sorte que I» première soit chauffée par la vapeur sortant d’une chaudière a vapeur, recevant la cinquième partie de )n vapeur calculée dans l’exemple ci-dessus; que la vapeur produite par l’évaporation serv e à échauffer In seconde chaudière et ii y produire l'évaporation, et ainsi de suite jusqu’à la dernière, dont la vapeur se rend dans un condenseur. 11 e»t clair que si In cuite s’opérait comine nous le supposons ici, elle serait obtenue par un pou plus du cinquième de la vapeur qui serait nécessaire avec des appareils à feu nu, puisque toute le chaleur employée à évaporer aura successivement servi à cuire les quatre antres cinquièmes de la liqueur sucrée. 11 importe de remarquer qu’une quantité de chaleur supplémentaire |>oar chaque chaudière, ou, ce qui est la meme chose, une quantité de travail employé à mouvoir les pompes à air, est nécessaire pour que, dans la pratique, les choses se passent ainsi que nous l-'nvous supposé. Autrement l'opération ne |*eut s'effectuer qu'avec une extrême lenteur, car la seule cause du passage de In chaleur par condensation de la vapeur de la chaudière qui précède celle que l'on considère, n'a lieu qu’à cause du degré moins élevé qu’exige l’évaporation do chacune d'elles à mesure qu’on se rapproche do la dernière, qui cuit dans lo vido, ce qui ne correspond qu'à une faible différence de température, par suite à uuo condensation très-lente.

M. Cnil, l’habile constructeur, n’admet guère qn’un nombre de chaudières supérieur à trois soit avantageux, bien que l'inventeur en ait souvent employé cinq en Amérique; et encore en augmentant considérablement les surface# «le chauffe, et surtout celle «le la dernière chaud 'ère, pour compenser la différence du «legré d'évaporation de chaque chaudière, en O nul) partant

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